En clair
La citation affirme qu’un défaut devient particulièrement nuisible lorsqu’on refuse de le voir, car on se prive alors de toute possibilité de le corriger.
Ne pas attribuer cette phrase à cet auteur. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.
Sources et niveau de preuve · 10/100
Niveau de Preuve 10/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.
Cette citation ne doit pas être attribuée à André Suarès. Les sources conservées rattachent la maxime à Publilius Syrus et à ses Sententiae, mais le texte latin correspondant n’a pas été identifié avec certitude.
Un Dictionnaire des proverbes, sentences et maximes de 1960 donne exactement la formule française et l’attribue à Publilius Syrus, Sentences. Une publication de la Société chimique de France reprend également cette maxime sous son nom.
Le corpus latin de Publilius Syrus confirme l’existence du corpus de référence des Sententiae, mais la recherche effectuée n’y a pas permis de localiser sûrement une formulation latine correspondant à la phrase française.
Conclusion : l’attribution à André Suarès est incorrecte ; l’origine est rétablie vers Publilius Syrus, tandis que la formulation originale latine reste non retrouvée.
La citation ne demande pas de se focaliser sans cesse sur ses imperfections ni de se dévaloriser. Reconnaître ses défauts signifie les regarder avec assez de lucidité pour pouvoir agir dessus.