Citation +Mieux comprendre la citation
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Origine et source de la citation

Attribution probable · Formulation non retrouvée · 70/100

Cette citation est probablement attribuable à Alice Ferney. La formule « Je fais la guerre pour ne plus jamais la faire » est rattachée à son roman Dans la guerre, publié chez Actes Sud en 2003, mais le passage n’a pas été directement vérifié dans le livre.

Dico-citations reproduit exactement la phrase et l’associe à Dans la guerre, éditions Actes Sud, p. 148. Ce repère précis soutient l’attribution, tout en restant indirect puisque la page du roman n’est pas visible dans cette source.

La notice Google Books confirme Alice Ferney comme autrice de l’ouvrage, publié chez Actes Sud en 2003, mais n’atteste pas elle-même la présence de la citation.

Conclusion : l’attribution à Alice Ferney reste probable ; la formulation exacte n’a pas été retrouvée dans une source permettant une vérification directe.

Sources documentaires 2

Références utilisées pour établir l'origine et l'attribution de cette citation.

  1. Preuve principale Source indirecte
    Citations courtes sur guerre
    Dico-citations
    Localisation : « Dans la Guerre - éditions Actes Sud p. 148 »
    Ce que cette source établit

    Reproduit exactement la formulation et la rattache à Dans la guerre d’Alice Ferney, éditions Actes Sud, p. 148. Le passage du livre n’est pas directement visible dans cette source.

  2. Source complémentaire Source de référence
    Dans la guerre: roman
    Google Books 2003
    Localisation : Notice bibliographique
    Ce que cette source établit

    Confirme qu’Alice Ferney est l’autrice de Dans la guerre, publié chez Actes Sud en 2003. La notice ne permet pas de vérifier directement la présence de la citation à la page 148.

Signification & explications

De la surface au sens profond

Signification en une phrase

La phrase exprime le paradoxe d’une guerre menée pour la paix, où l’on accepte de combattre aujourd’hui afin d’empêcher que la guerre ne se reproduise demain.

Contresens à éviter

Il ne faut pas comprendre cette phrase comme une apologie de la guerre ou un désir de combattre. Elle n’exprime pas le goût du conflit, mais l’idée paradoxale de mener un combat pour atteindre une paix durable. La citation souligne donc une guerre menée précisément pour qu’elle cesse définitivement.

Sens littéral de la citation

Signification directe Un sujet à la première personne affirme mener une guerre dans le but déclaré de ne plus jamais avoir à en mener une. L'action présente — combattre — est justifiée par sa propre abolition future.

Explication des mots/expressions clés

▸ « Je fais la guerre » : formulation au présent de l'indicatif, qui ancre l'action dans le moment immédiat et en fait une réalité concrète, assumée par le locuteur lui-même.

▸ « pour » : conjonction de but ; elle introduit la finalité de l'action et établit un lien de causalité intentionnelle entre le combat présent et son résultat attendu.

▸ « ne plus jamais » : double négation renforcée par l'adverbe « jamais », qui exprime une cessation totale et définitive, sans exception ni retour possible.

▸ « la faire » : le pronom « la » reprend « la guerre » ; la répétition évitée par l'anaphore souligne que c'est bien le même acte qui est visé — la guerre est à la fois le moyen et ce que l'on cherche à supprimer.

Reformulation simple Le locuteur dit qu'il combat aujourd'hui dans le seul but de rendre tout combat futur inutile : il mène une guerre pour que la guerre disparaisse définitivement.

Sens profond de la citation

La citation repose sur une contradiction assumée : l'acte de guerre porte en lui-même sa propre négation. Ce paradoxe n'est pas un simple oxymore rhétorique — il figure la logique du sacrifice fondateur, celle qui légitime la violence au nom d'un monde débarrassé d'elle. Le sujet ne dit pas je combats pour la paix, mais je fais la guerre, assumant pleinement la brutalité du geste sans l'euphémiser. Il y a dans ce choix lexical une honnêteté presque douloureuse, qui refuse le voile des grands idéaux.

Lectures possibles

Lecture 1 : Constat

▸ Le sujet énonce une contradiction apparente : l'acte de guerre est présenté comme le moyen d'atteindre la paix. ▸ Cette lecture reflète une logique militaire classique, selon laquelle on combat aujourd'hui pour épargner les générations futures. ▸ La phrase décrit une intention sincère, celle du soldat ou du combattant qui justifie sa violence par un horizon de non-violence.

Lecture 2 : Orientation

▸ La citation formule un impératif moral : la guerre n'est acceptable que si elle poursuit une fin qui la dépasse et l'abolit. ▸ Elle pose une condition éthique à l'engagement armé — agir sans cette visée ferait basculer le combat dans la pure destruction. ▸ Ce n'est pas un éloge de la guerre, mais une exigence de sens imposée à ceux qui la font.

Interprétation 3 (réflexive) ▸ La structure circulaire de la phrase — faire pour ne plus faire — trahit une tension intérieure que le langage peine à résoudre. ▸ Le sujet semble se justifier à lui-même un acte qu'il sait contradictoire, révélant le trouble de celui qui agit contre ses propres valeurs. ▸ Alice Ferney touche ici à une paradoxe humain profond : la violence assumée comme sacrifice ultime, et le doute qui subsiste malgré tout.

Quand et comment l'utiliser ?

Contextes, effet produit et précautions

Contextes d’utilisation

Cette formule peut être mobilisée dans une réflexion sur la guerre, la paix et les paradoxes de la violence, notamment dans un débat, un essai ou une analyse historique portant sur la logique de la guerre préventive ou défensive.

Elle parle surtout à un public sensible aux questions éthiques et politiques, car elle exprime la tension entre le désir de paix et l’usage de la force pour tenter de l’obtenir.

Dans un contexte culturel marqué par l’histoire des conflits, il est préférable de l’utiliser avec prudence, afin d’éviter qu’elle soit perçue comme une justification simpliste de la guerre.

Pour que l’emploi soit pertinent, il est utile d’accompagner la citation d’un éclairage sur son caractère paradoxal : elle ne célèbre pas la guerre, mais souligne la contradiction humaine consistant à combattre dans l’espoir d’en finir avec la violence.

Effet produit

À invoquer dans une prise de parole difficile — confrontation nécessaire, décision douloureuse, rupture assumée.

La citation justifie une action dure menée dans un but de paix, et produit un effet de gravité sobre, sans agressivité.

À manier avec soin : elle sonne juste dans un contexte sincère, mais peut paraître grandiloquente si le contexte est trop anodin.

Usages associés : Discours Méditation Introduction Conclusion Débat

Pourquoi cette citation sur la guerre touche ?

Thèmes, morale et impact émotionnel

Les plus graves violences se justifient souvent au nom d'une paix future. Il faut toujours interroger le prix moral des moyens employés pour atteindre une fin prétendument juste.

Thèmes de la citation

Cette formule s’inscrit dans le thème classique de la guerre pensée comme moyen d’obtenir la paix, paradoxe moral qui traverse l’histoire politique et philosophique.

Elle renvoie à la tension entre violence nécessaire et désir d’en finir avec la violence, question souvent posée dans les réflexions sur la guerre juste, la légitime défense ou la protection d’un peuple.

La citation invite ainsi à réfléchir aux dilemmes humains : peut-on utiliser la force pour empêcher d’autres conflits, ou la guerre nourrit-elle toujours un nouveau cycle de guerre ?

Elle ouvre enfin vers des interrogations plus larges sur la nature des conflits, la responsabilité des dirigeants et le rêve persistant d’une paix durable obtenue sans armes.

Impact émotionnel et culturel

La formule frappe par son paradoxe moral : mener la guerre pour empêcher qu’elle ne revienne, ce qui provoque à la fois malaise, gravité et réflexion chez le lecteur.

Elle résonne fortement dans une culture marquée par les guerres mondiales et par les débats permanents autour de la guerre juste, de la défense et de la légitimité de la violence.

Sa brièveté et son opposition interne lui donnent une force mémorielle particulière, proche de certaines maximes politiques ou tragiques sur le prix de la paix.

Ainsi, la phrase s’inscrit dans l’imaginaire collectif comme l’expression d’un dilemme humain universel : combattre aujourd’hui pour préserver la paix de demain.

Alice Ferney

Romancier · Écrivain

Pourquoi cette citation correspond à sa pensée ?

Alice Ferney est une romancière française dont l'œuvre explore avec constance la violence de l'Histoire et ses répercussions sur les existences ordinaires.

Son roman "Dans la guerre" plonge une famille dans les tranchées de la Première Guerre mondiale, portant précisément cette tension entre le sacrifice consenti et l'espoir d'un monde apaisé.

La citation résonne comme une formule paradoxale chère à Ferney : dire une chose et son contraire dans le même souffle, pour mieux saisir la complexité morale de ses personnages.

Chez elle, les hommes en guerre ne sont jamais des héros abstraits — ils sont des pères, des fils, des amants qui portent l'absurdité du combat tout en croyant le justifier.

▸ Ce "pour ne plus jamais" est au cœur de son projet littéraire : montrer que les grandes décisions humaines naissent d'une contradiction intime, pas d'une certitude.

Son style, fait de phrases courtes et denses, traduit lui-même cette économie de la pensée sous pression — là où chaque mot doit peser comme une nécessité.

Lire cette citation, c'est entrer dans la conscience d'un personnage de Ferney : un être qui agit contre ses valeurs pour tenter, désespérément, de les préserver.

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Langue

fr

Mise en ligne

25 Février 2026

Dernière modification

17 Septembre 2026