ComprendreL'esprit oublie toutes les souffrances quand le chagrin a des compagnons et que l'amitié le console.
En clair
Le chagrin partagé devient plus supportable quand l’amitié accompagne la souffrance et apporte une consolation réelle.
Sources et niveau de preuve · 100/100
Niveau de Preuve 100/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.
La citation est bien attribuée à William Shakespeare et provient de King Lear, composé vers 1605-1606, acte III, scène 6 ; la version française est une traduction libre de deux vers prononcés par Edgar.
L’édition de la Folger Shakespeare Library donne : « But then the mind much sufferance doth o’erskip / When grief hath mates and bearing fellowship. » La traduction publiée ici restitue l’idée d’une souffrance que l’esprit supporte mieux lorsqu’elle est partagée, tout en rendant librement « bearing fellowship » par la consolation de l’amitié. Le lexique Shakespeare’s Words localise le passage à King Lear III.vi, et LitCharts en confirme le contexte et le sens.
Conclusion : attribution et provenance textuelle solidement établies ; la formulation française relève d’une traduction libre.
La citation ne dit pas que l’amitié efface toute souffrance.
Elle parle d’un apaisement, pas d’une disparition magique de la peine.
Le contresens serait de demander à une personne triste d’oublier trop vite ce qu’elle traverse.