Cette citation est issue de l'œuvre politique et oratoire de Victor Hugo, et son origine textuelle est attestée avec certitude.
Elle figure dans «Actes et paroles», recueil rassemblant les discours, lettres et prises de position publiques de Hugo sur une période de trente-cinq ans.
Plus précisément, elle appartient au tome III, intitulé «Depuis l'exil, 1870–1876», dans la section connue sous le titre «Paris et Rome», rédigée et publiée en juillet 1876 à Paris.
«Actes et paroles» est une œuvre en trois volumes que Hugo lui-même conçoit comme le témoignage complet de son engagement civique : il y rassemble ses interventions depuis 1841, des premières prises de parole à l'Institut jusqu'à ses discours au Sénat sous la Troisième République.
La section «Paris et Rome» constitue la préface générale du tome III et développe une opposition philosophique et politique entre deux principes : Paris, incarnation de la raison et du progrès, et Rome, symbole de l'autorité cléricale et du passé.
C'est dans ce cadre de réflexion sur la liberté républicaine et ses exigences morales que la citation prend place, immédiatement suivie dans le texte original de ces lignes : «Être libre, rien n'est plus grave ; la liberté est pesante, et toutes les chaînes qu'elle ôte au corps, elle les ajoute à la conscience ; dans la conscience, le droit se retourne et devient devoir.»
Le passage illustre l'une des convictions centrales de Hugo en cette période : la liberté conquise par la République n'est pas une absence de contrainte, mais une charge éthique accrue pour l'individu comme pour la collectivité.
La source est vérifiable sur Wikisource et sur Gallica (Bibliothèque nationale de France), qui conserve l'édition originale de 1876 publiée à Paris par Michel Lévy Frères.
Le niveau de certitude de cette attribution est élevé : texte signé, daté, publié du vivant de l'auteur, et archivé dans les collections nationales françaises.