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Niveau de preuve
Attribution réfutée · Variante attestée
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A vouloir toujours se tirer d'affaire en attribuant au prophète des propos qu'il n'a pas tenus ou que Dieu ne lui pas dictés, on risque de se faire foudroyer en pleine sécheresse.

Statut attribution : Attribution incorrecte
Attribution finalement identifiée : Massa Makan Diabaté
Mise en ligne : 26 Septembre 2026 · Mise à jour : 26 Septembre 2026
Publié : 26/09/2026 · Mis à jour : 26/09/2026

Ne pas attribuer cette phrase à cet auteur. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Origine et source de la citation

Attribution réfutée · Variante attestée · 0/100

Cette citation ne doit pas être attribuée à Pierre Perret : le passage est attesté chez Massa Makan Diabaté dans Le Boucher de Kouta, publié chez Hatier en 1982. Il apparaît au chapitre 1, dans un dialogue entre Namori et le Vieux Soriba.

Le texte intégral du roman reproduit directement la formule : « À vouloir toujours te tirer d’affaire… tu risques fort de te faire foudroyer en pleine sécheresse. » La citation diffusée en est une variante : elle remplace notamment « te/tu » par « se/on », omet « fort » et altère légèrement « Dieu ne lui a pas dictés ».

La notice de la Bibliothèque de l’Union africaine confirme l’auteur, le titre, l’éditeur et la date de 1982, sans reproduire elle-même le passage. Elle corrobore donc les métadonnées de l’ouvrage, tandis que le texte intégral fournit la preuve du passage.

Conclusion : l’attribution à Pierre Perret est incorrecte ; l’origine est rétablie chez Massa Makan Diabaté, sous la forme d’une variante directement attestée dans Le Boucher de Kouta.

Sources documentaires 2

Références utilisées pour établir l'origine et l'attribution de cette citation.

  1. Preuve principale Source primaire
    Le Boucher de Kouta
    Massa Makan Diabaté édition 2002, première édition © Hatier 1982
    Localisation : Chapitre 1, p. 14 du PDF ; lignes 231-235 de la transcription
    Ce que cette source établit

    Le texte intégral consulté reproduit directement le dialogue et la phrase complète. Les pages liminaires indiquent Massa Makan Diabaté, © Hatier 1982 et la réédition Hatier International de 2002 ; la formulation enregistrée en est une généralisation.

  2. Source complémentaire Source de référence
    Le boucher de Kouta
    Bibliothèque de l’Union africaine 1982
    Localisation : Notice bibliographique : Paris, Hatier, 160 p., ISBN 2218061910
    Ce que cette source établit

    Confirme l’auteur, le titre, l’éditeur, la date de 1982, la pagination, la langue française et l’ISBN de l’ouvrage. La notice ne reproduit pas elle-même le passage.

Signification & explications

De la surface au sens profond

Signification en une phrase

La citation avertit avec humour que prêter mensongèrement ses propres paroles au prophète ou à Dieu peut finir par attirer une sanction aussi éclatante qu’improbable.

Contresens à éviter

La foudre est ici une image humoristique de la sanction et non l’annonce vérifiable d’un châtiment divin. La citation critique la fabrication de paroles sacrées ; elle ne permet pas d’accuser sans preuve une personne ou une tradition de falsification.

Sens littéral de la citation

Signification directe. Une personne qui cherche à se sortir d’une difficulté en attribuant au prophète des paroles qu’il n’a pas dites, ou à Dieu des paroles qu’il n’a pas transmises, risque d’être punie par la foudre, même en période de sécheresse.

Expressions clés. « Se tirer d’affaire » signifie échapper à un problème. « Se faire foudroyer en pleine sécheresse » décrit une punition inattendue malgré des conditions où l’orage paraît peu probable.

Sens profond de la citation

Le prophète et Dieu représentent une parole placée au-dessus de la contestation, tandis que la foudre symbolise le retour brutal de la vérité contre l’imposture. La sécheresse renforce l’ironie : même le contexte le plus favorable au mensonge ne garantit pas l’impunité. La phrase transforme ainsi l’abus d’autorité en pari dangereux contre ce qu’il prétend invoquer.

Lectures possibles

  1. Lecture descriptive : l’autorité religieuse peut être détournée par ceux qui inventent des paroles pour justifier leurs intérêts.
  2. Lecture prescriptive : il faut vérifier les citations et ne pas faire parler une autorité sacrée à sa convenance.
  3. Lecture réflexive : la formule interroge notre tendance à chercher une caution supérieure lorsque nos propres arguments ne suffisent pas.

Quand et comment l'utiliser ?

Contextes, effet produit et précautions

Contextes d’utilisation

La citation trouve sa place dans un débat sur l’intégrité des sources, l’interprétation religieuse ou l’argument d’autorité. Elle peut illustrer les risques de faire dire à un texte ce qui arrange momentanément. Dans un cadre pédagogique, elle invite à distinguer citation exacte, interprétation et invention. Elle demande toutefois un usage respectueux, car son trait d’humour touche à des figures sacrées pour de nombreuses personnes.

Effet produit

Cette formule peut servir à rappeler qu’il ne faut jamais inventer une citation pour donner plus de poids à son opinion. Elle convient à une discussion sur les fausses attributions, les arguments d’autorité ou la manipulation religieuse. Son humour permet de corriger une source douteuse sans perdre de vue la gravité du procédé.

Pourquoi cette citation sur le religion touche ?

Thèmes, morale et impact émotionnel

Une autorité empruntée ne transforme pas un mensonge en vérité. Respecter une parole exige de la transmettre honnêtement et de reconnaître ce que l’on ne sait pas.

Thèmes de la citation

La citation se rattache au thème de l’intégrité face à l’autorité sacrée. Elle dénonce le fait de fabriquer une parole supérieure pour sauver sa position personnelle. La foudre représente le risque moral et symbolique de cette usurpation. Le thème relie ainsi vérité des sources, responsabilité de l’interprète et refus de la manipulation.

Impact émotionnel et culturel

L’image d’une foudre surgissant en pleine sécheresse provoque un rire vif par son impossibilité apparente. Ce comique rend la mise en garde mémorable et donne au mensonge une fin spectaculaire. La formule peut aussi susciter un malaise salutaire devant l’usage intéressé du sacré. Elle résonne avec la méfiance culturelle envers ceux qui s’abritent derrière une autorité incontestable.

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Mise en ligne

26 Septembre 2026

Dernière modification

26 Septembre 2026