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Citations de Blaise Pascal

MathématicienPhilosopheÉcrivain 1623–1662française PhilosophieMathématiquesSciences

Des citations autour de action, ambition, avec leur sens et les preuves de leur attribution.

34 citations57 thèmesDécouvrir l’auteur ↓
Représentation historique de Blaise Pascal
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File:Blaise Pascal Versailles.JPG

Créateur : unknown; a copy of the painting of François II Quesnel, which was made for Gérard Edelinck en 1691[réf. nécessaire].

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Les citations

34 citations

Blaise Pascal Attribution confirmée Variante attestée
En clair

La phrase affirme que l’Écriture centrée sur Jésus Christ est nécessaire pour comprendre Dieu et la nature humaine.

Sources et niveau de preuve · 100/100

Niveau de Preuve 100/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Blaise Pascal est bien l’auteur de cette citation, issue des Pensées, dans le « Dossier de travail », fragment Lafuma 417 / Sellier 36, rédigé avant 1662. La version courante modernise légèrement la formulation du XVIIe siècle.

La transcription savante du fragment donne un texte très proche : « sans l’escriture qui n’a que J. C. pour object nous ne cognoissons rien » et ne voyons qu’« obscurité & confusion » dans la nature de Dieu et « la propre nature ». Les copies anciennes recensées sur cette page confirment la stabilité du passage.

L’édition Brunschvicg transmet presque la même phrase avec « Jésus-Christ pour objet ». L’édition de 1670 conserve le même développement sous une forme éditorialement remaniée.

Conclusion : l’attribution à Pascal est vérifiée ; seule la formulation moderne présente de légères adaptations du texte ancien.

La phrase exprime une position théologique chrétienne, non une démonstration neutre accessible à tous.

Elle ne permet pas de conclure que les savoirs non religieux seraient sans valeur dans leurs domaines propres.

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Blaise Pascal Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

Les sentiments suivent une logique propre que l’intelligence rationnelle ne peut pas toujours expliquer ni maîtriser.

Sources et niveau de preuve · 100/100

Niveau de Preuve 100/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Blaise Pascal est l’auteur de cette formule, attestée dans les Pensées, publiées à titre posthume en 1670. Le fac-similé numérisé de l’édition Port-Royal de 1670 reproduit la phrase au chapitre XXVIII, ce qui fournit une attestation imprimée ancienne et directe, malgré les remaniements éditoriaux propres à cette édition.

Le site Pensées de Pascal confronte cette édition à la transcription du manuscrit et confirme la formule ainsi que sa suite, « on le sait en mille choses ». Il la situe dans « Preuves par discours I », fragment Lafuma 423 / Sellier 680. L’édition Brunschvicg numérisée la répertorie également au fragment 277.

Conclusion : l’attribution à Pascal et aux Pensées est solidement établie par une attestation imprimée de 1670 et plusieurs références textuelles concordantes.

Blaise Pascal, Pensées, fragment « Preuves par discours I » ; formule attestée dans l’édition de Port-Royal de 1670.

Formulation originale documentée

Le cœur a ses raisons, que la raison ne connaît point.
Preuve principale

Pensées de M. Pascal sur la religion et sur quelques autres sujets, 2e édition Guillaume Desprez · Blaise Pascal · 1670 · chap. XXVIII, page Wikisource 343, ligne 104

Reproduit la phrase exacte dans l'édition de Port-Royal de 1670 : « Le cœur a ses raisons, que la raison ne connaît point. » Source imprimée ancienne posthume, validée sur Wikisource, mais édition éditorialement remaniée.

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Source complémentaire

Pensées de Pascal – Édition de Port-Royal et transcription du manuscrit · penseesdepascal.fr · date de page non indiquée · comparaison édition janvier 1670 / transcription du manuscrit, lignes 245-255

Compare l'édition Port-Royal de janvier 1670 et la transcription du manuscrit original, confirmant la formule avec le contexte « on le sait en mille choses » et signalant les modifications éditoriales.

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Source complémentaire

Pensées de Pascal – Fragment Preuves par discours I (Laf. 423, Sel. 680) · penseesdepascal.fr · date de page non indiquée · fragments connexes, ligne 188

Situe la formule dans le fragment « Preuves par discours I », numérotation Lafuma 423 / Sellier 680, avec la suite « on le sait en mille choses ». Source de référence critique en ligne.

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Source complémentaire

Pensées, édition Brunschvicg, Section IV · Blaise Pascal / Wikisource · édition Brunschvicg numérisée, date de page non indiquée · fragment 277, lignes 311-315 ; notes 143-145, lignes 547-550

Donne le fragment Brunschvicg 277, avec la citation et les notes d'apparat renvoyant notamment à Port-Royal et aux variantes manuscrites. Source de référence textuelle.

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Recherche de la formulation exacte, de variantes courantes (« ne connaît pas », « ignore », « l'amour a ses raisons ») et d'attributions alternatives : aucune attribution concurrente significative trouvée ; les variantes apparaissent comme des déformations ou paraphrases de la formule pascalienne.

La phrase ne dit pas que le cœur a toujours raison.

Le contresens serait d’en faire une excuse pour suivre n’importe quelle impulsion.

Elle affirme plutôt que les sentiments obéissent à une logique différente de la démonstration rationnelle.

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Blaise Pascal Attribution confirmée Variante attestée
En clair

Pour inspirer une bonne opinion de soi, il vaut mieux laisser parler ses actes que se vanter.

Sources et niveau de preuve · 100/100

Niveau de Preuve 100/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation est bien attribuée à Blaise Pascal, mais la formulation publiée est une variante éditoriale. Dans les Pensées diverses III, fragment 24, le papier original porte : « Voulez vous qu’on croye du bien de vous, n’en dittes pas. »

La transcription savante du fragment reproduit directement cette leçon et rattache sans ambiguïté le passage à Pascal. Elle montre aussi que des variantes ont circulé dans la tradition éditoriale, notamment le remplacement de « pas » par « point ».

Le fac-similé de l’édition Havet donne précisément la forme « n’en dites point ». Cette édition atteste donc anciennement la formulation aujourd’hui diffusée, tout en la distinguant du texte du papier original.

Conclusion : l’attribution à Pascal est confirmée ; la citation publiée est une variante attestée du fragment original, principalement par la substitution de « point » à « pas ».

La citation ne demande pas de cacher ses compétences en toute circonstance.

Le contresens serait d’interdire toute présentation de soi.

Elle vise surtout la vanité qui cherche à fabriquer l’estime par la parole.

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Blaise Pascal Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

Pascal affirme que Dieu se reçoit par le cœur plus que par le raisonnement, car la foi relève d’une intuition intérieure.

Sources et niveau de preuve · 100/100

Niveau de Preuve 100/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Blaise Pascal est bien l’auteur de « C’est le cœur qui sent Dieu, et non la raison », formule des Pensées publiée dans la tradition posthume de l’œuvre. Elle apparaît notamment au fragment Brunschvicg 278.

Le texte des Pensées donne exactement : « C’est le coeur qui sent Dieu et non la raison. Voilà ce que c’est que la foi. Dieu sensible au coeur, non à la raison. » La citation actuelle reprend donc fidèlement la première phrase du passage.

Une édition numérique de l’Université de Fribourg reproduit ce fragment et sa numérotation. Une source lexicographique cite également la même formule sous le nom de Pascal.

Conclusion : l’attribution à Blaise Pascal et la formulation de la citation sont vérifiées dans les Pensées.

La citation ne méprise pas la raison.

Elle ne dit pas que croire consiste à renoncer à penser.

Elle affirme seulement que l’accès à Dieu ne dépend pas uniquement du raisonnement démonstratif.

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Blaise Pascal Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

La nature révèle quelque chose du divin par sa beauté, mais ses défauts rappellent qu’elle n’est pas Dieu lui-même.

Sources et niveau de preuve · 100/100

Niveau de Preuve 100/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

La citation est bien de Blaise Pascal et appartient aux Pensées ; son texte est vérifié dans plusieurs éditions, notamment au fragment Brunschvicg 580.

L’édition Brunschvicg sur Wikisource reproduit exactement : « La nature a des perfections pour montrer qu’elle est l’image de Dieu, et des défauts, pour montrer qu’elle n’en est que l’image. » Une édition Hachette de 1871 donne la même phrase sous une autre numérotation.

Une référence savante fournit les correspondances entre les systèmes critiques : Sellier 762, Lafuma 934 et Brunschvicg 580. Ces numéros dépendent de l’édition, mais renvoient au même fragment.

Conclusion : l’attribution à Pascal et aux Pensées est vérifiée ; la formulation est stable dans les éditions consultées, seules les numérotations du fragment varient.

La citation ne dit pas que la nature est mauvaise.

Le contresens serait de croire que ses défauts annulent sa beauté.

Elle affirme plutôt que la nature renvoie au divin sans l’égaler.

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Blaise Pascal Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

Savoir rire de la philosophie peut être une manière exigeante de la pratiquer en refusant ses prétentions.

Sources et niveau de preuve · 100/100

Niveau de Preuve 100/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Blaise Pascal est bien l’auteur de « Se moquer de la philosophie, c’est vraiment philosopher », formule des Pensées transmise telle quelle dans les éditions de référence.

L’édition Brunschvicg contient exactement cette phrase dans la première section des Pensées. Elle fournit un témoignage éditorial direct de la formulation sous le nom de Pascal.

Le Projet Pensées de Pascal reproduit et commente le même fragment. Le Dictionnaire de l’Académie française, à l’entrée « philosopher », cite également Pascal avec cette formulation exacte.

Conclusion : l’attribution à Blaise Pascal et la formulation de la citation sont vérifiées.

La citation ne conseille pas de mépriser toute réflexion.

Elle vise la prétention philosophique, non le désir de comprendre.

La moquerie devient féconde lorsqu’elle conserve l’exigence de penser.

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Blaise Pascal Attribution confirmée Variante attestée
En clair

La vie présente ne trouve son vrai bien que dans l’espérance d’une existence au-delà d’elle.

Sources et niveau de preuve · 100/100

Niveau de Preuve 100/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Blaise Pascal est bien l’auteur de cette pensée des Pensées, fragment « Preuves par discours II » ; l’attribution est solidement établie, avec une très légère variante dans la formulation courante.

Les copies manuscrites C1/C2 donnent : « il n’y a de bien en cette vie qu’en l’espérance d’une autre vie ». Elles attestent directement la provenance pascalienne et montrent que la citation transmise omet seulement la préposition « en » après « que ».

L’édition savante du fragment identifie le passage comme Lafuma 427 / Sellier 681 et en restitue le contexte. L’édition Brunschvicg conserve également la leçon « qu’en l’espérance ».

Conclusion : l’attribution à Pascal est vérifiée ; la citation actuelle n’est qu’une variante minime du texte manuscrit documenté.

La citation ne dit pas que toute vie présente est sans valeur concrète.

Elle affirme que son bien ultime dépend d’une espérance supérieure.

Le contresens serait d’y lire un simple mépris du monde plutôt qu’une orientation spirituelle.

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Blaise Pascal Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

Mieux vaut posséder une culture ouverte, capable d’embrasser plusieurs domaines, que s’enfermer dans une connaissance totale mais étroite.

Sources et niveau de preuve · 100/100

Niveau de Preuve 100/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

La citation est solidement attribuée à Blaise Pascal, dans les Pensées, au fragment « Peu de tout » : la formulation est directement attestée dans une édition numérique du manuscrit pascalien.

L’édition du manuscrit Transition n° 2 verso, repérée RO 49-3 v°, reproduit le passage où figure exactement : « il est bien plus beau de savoir quelque chose de tout que de savoir tout d’une chose ». Elle donne aussi les correspondances Brunschvicg 37, Lafuma 195 et Sellier 228.

L’édition Brunschvicg sur Wikisource reprend la même phrase au fragment 37. Larousse la cite également sous le nom de Pascal avec ce classement.

Conclusion : l’attribution à Pascal et aux Pensées est vérifiée de manière solide par une reproduction directe du manuscrit et des éditions concordantes.

La citation ne méprise pas la spécialisation.

Elle ne recommande pas non plus un savoir superficiel ou dispersé.

Elle rappelle surtout qu’un esprit cultivé gagne à ne pas réduire le monde à un seul objet d’étude.

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Blaise Pascal Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

La vertu se reconnaît moins dans les efforts exceptionnels que dans la tenue régulière de la vie quotidienne.

Sources et niveau de preuve · 100/100

Niveau de Preuve 100/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Blaise Pascal est bien l’auteur de cette phrase des Pensées, attestée avant 1662 dans un manuscrit autographe ; l’attribution et la formulation sont directement vérifiées.

L’édition savante du fragment identifie le papier original RO 439-8 et reproduit exactement : « Ce que peut la vertu d’un homme ne se doit pas mesurer par ses efforts, mais par son ordinaire. » Elle documente aussi les copies anciennes et les variantes éditoriales.

Le Larousse donne la même phrase et la rattache aux Pensées, Brunschvicg 352. Le fac-similé de l’édition de 1670 montre une variante de Port-Royal, ce qui permet de distinguer le texte publié de l’autographe exact.

Conclusion : l’attribution à Pascal et la formulation citée sont établies directement par son manuscrit autographe.

La citation ne méprise pas l’effort.

Elle refuse seulement d’en faire la mesure principale de la vertu.

Le contresens serait de croire qu’un moment admirable efface une conduite habituelle contraire.

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Blaise Pascal Attribution confirmée Variante attestée
En clair

Peu de personnes parlent réellement du doute depuis une position où elles doutent elles-mêmes.

Sources et niveau de preuve · 100/100

Niveau de Preuve 100/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Blaise Pascal est bien à l’origine du passage dont dérive « Peu de gens parlent du doute en doutant », dans les Pensées publiées en 1670 ; la citation courante est toutefois une adaptation éditoriale.

La deuxième édition Desprez des Pensées donne : « Peu de gens parlent de l’humilité humblement ; peu de la chasteté chastement ; peu du doute en doutant. » La forme actuelle ajoute donc « de gens » au dernier segment en l’isolant.

Le Projet Pensées de Pascal signale en outre que le manuscrit porte « peu du pyrrhonisme en doutant », tandis que l’édition de Port-Royal a « peu du doute en doutant ». Le fac-similé de l’édition de 1670 confirme cette dernière leçon imprimée.

Conclusion : l’origine pascalienne est établie, mais la formulation exacte proposée est une reconstruction à partir d’un passage dont le manuscrit présente une variante notable.

La formule ne condamne pas ceux qui réfléchissent au doute.

Elle distingue le discours sur l’incertitude de l’expérience effective de l’incertitude.

Douter ne signifie pas renoncer à chercher une réponse.

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Blaise Pascal Attribution confirmée Variante attestée
En clair

Nous prenons souvent plus de plaisir à poursuivre un bien qu’à le posséder une fois obtenu.

Sources et niveau de preuve · 100/100

Niveau de Preuve 100/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Blaise Pascal est bien à l’origine de « On aime mieux la chasse que la prise », formule issue des Pensées dans le fragment sur le divertissement. La citation courante abrège légèrement le texte original.

La BnF présente le manuscrit autographe et transcrit : « Raison pourquoi on aime mieux la chasse que la prise ». Cette pièce fournit une preuve primaire directe de la formulation et de son auteur.

L’édition Brunschvicg donne « Raisons pourquoi on aime mieux la chasse que la prise ». Le Projet Pensées de Pascal confirme également cette lecture dans le fragment consacré au divertissement.

Conclusion : l’attribution à Pascal est vérifiée par le manuscrit autographe ; la version courante retranche seulement l’amorce « Raison(s) pourquoi ».

La citation ne condamne pas le fait d’atteindre un but.

Elle ne célèbre pas non plus la frustration pour elle-même.

Elle observe que le désir peut s’attacher davantage au chemin qu’à son terme.

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Blaise Pascal Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

Accablé de besoins, l’être humain tend à aimer ceux dont il attend qu’ils les comblent tous.

Sources et niveau de preuve · 100/100

Niveau de Preuve 100/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

La citation est solidement attribuée à Blaise Pascal, dans les Pensées, au fragment consacré à l’« honnête homme », repéré notamment Lafuma 605 / Sellier 502. La formulation transmise correspond exactement au texte édité.

Une édition savante des Œuvres de Blaise Pascal reproduit : « L’homme est plein de besoins : il n’aime que ceux qui peuvent les remplir tous », puis le développement sur le mathématicien, le guerrier et l’honnête homme. Elle établit directement le texte dans la tradition éditoriale pascalienne.

L’édition Havet donne la même phrase dans son contexte. Le Centre international Blaise Pascal identifie le fragment comme Lafuma 605 / Sellier 502 et en confirme la formulation.

Conclusion : l’attribution à Pascal et le texte de ce fragment des Pensées sont vérifiés par plusieurs éditions concordantes et de référence.

La phrase ne dit pas qu’aucun amour n’est désintéressé.

Elle ne demande pas non plus de nier ses besoins.

Elle critique l’attente irréaliste de voir une seule personne les combler tous.

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Blaise Pascal Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

Même élevés par le rang ou l’admiration, les autres ont les pieds sur la même terre que nous.

Sources et niveau de preuve · 100/100

Niveau de Preuve 100/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

La citation est solidement attribuée à Blaise Pascal, dans les Pensées, dans un fragment consacré aux « grands ». Une édition de 1670 donne la formulation complète : « S’ils sont plus grands que nous, c’est qu’ils ont la tête plus élevée ; mais ils ont les pieds aussi bas que les nôtres ».

Le fac-similé de l’édition Desprez de 1670 contient directement ce passage et constitue l’attestation ancienne la plus précise documentée ici.

L’édition du Centre international Blaise Pascal donne le texte moderne et le repère Lafuma 770 / Sellier 635. L’édition Brunschvicg reproduit le même passage sous une autre numérotation.

Conclusion : l’attribution à Pascal et la formulation sont vérifiées directement par l’édition de 1670 et confirmées par plusieurs éditions de référence.

La phrase ne nie pas les différences de talent, d’expérience ou de responsabilité.

Elle refuse seulement de faire de ces différences une supériorité d’essence.

L’humilité visée vaut autant pour ceux qui admirent que pour ceux qui sont admirés.

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Blaise Pascal Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

Une conclusion vraie peut parfois naître d’un point de départ faux, ce qui oblige à examiner le raisonnement, pas seulement le résultat.

Sources et niveau de preuve · 100/100

Niveau de Preuve 100/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Blaise Pascal est bien l’auteur de « Le vrai se conclut souvent du faux », formule présente dans l’Entretien avec M. de Sacy sur Épictète et Montaigne, daté de 1655 ; l’attribution est directement documentée par une reproduction du texte.

Une édition reproduite de l’Entretien avec M. de Sacy contient la phrase « chacun sachant que le vrai se conclut souvent du faux ». La citation courante en extrait donc fidèlement le noyau verbal, dans son contexte argumentatif.

Le projet universitaire Pensées de Pascal localise également la formule dans cet entretien et en commente le contexte logique. Le Dictionnaire de l’Académie française la reprend comme exemple lexical à l’entrée « conclure », sans constituer une preuve d’auteur indépendante.

Conclusion : l’attribution à Blaise Pascal et à l’Entretien avec M. de Sacy est solidement établie.

La citation ne dit pas que le faux vaut le vrai.

Elle signale qu’un résultat exact peut sortir d’un raisonnement douteux.

Le contresens serait d’utiliser cette phrase pour justifier l’erreur ou l’approximation.

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Blaise Pascal Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

La citation affirme que, dans une perspective chrétienne, l’ampleur du salut apporté par Jésus révèle en miroir la profondeur de la condition humaine à réparer.

Sources et niveau de preuve · 100/100

Niveau de Preuve 100/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation est bien attribuée à Blaise Pascal. Elle provient des Pensées, dans le fragment « Morale chrétienne », où le texte complet associe la misère humaine, l’orgueil et l’Incarnation.

L’édition critique numérique des Pensées reproduit exactement : « L’Incarnation montre à l’homme la grandeur de sa misère par la grandeur du remède qu’il a fallu. » Elle présente également le papier original et les concordances Lafuma 352, Sellier 384 et Brunschvicg 526, rattachant directement la formule au manuscrit pascalien.

L’édition Brunschvicg confirme la même formulation au fragment 526. L’édition Desprez de 1670, posthume mais ancienne, la reproduit également et atteste sa présence précoce dans la tradition éditoriale.

Conclusion : l’attribution à Blaise Pascal est confirmée et la formulation publiée est exactement attestée dans les Pensées.

La phrase s’inscrit dans un cadre théologique chrétien et ne doit pas être lue comme un diagnostic médical ou psychologique. La « misère » désigne ici une condition spirituelle ou existentielle.

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Blaise Pascal Attribution confirmée Variante attestée
En clair

La vraie justice commence par la conscience humble de ses propres fautes, tandis que l’orgueil se croit innocent.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Blaise Pascal est bien l’auteur de cette idée dans les Pensées ; l’attribution est solidement établie, mais la citation publiée est une variante modernisée du fragment pascalien.

L’édition électronique des Pensées donne : « Il n’y a que deux sortes d’hommes : les uns justes qui se croient pécheurs, les autres pécheurs qui se croient justes. » Elle référence le passage comme RO 142-7, Lafuma 562, Sellier 469 et Brunschvicg 534.

L’édition Brunschvicg reproduit le même fragment sous le numéro 534. La version enregistrée remplace notamment « sortes d’hommes » par « types de personnes » et « se croient pécheurs » par « savent qu’ils sont pécheurs ».

Conclusion : l’attribution à Pascal est vérifiée ; la formulation exacte citée est toutefois une reformulation moderne du fragment original.

La citation ne dit pas que toutes les fautes se valent.

Elle vise surtout l’illusion de se croire moralement irréprochable.

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Blaise Pascal Attribution confirmée Variante attestée
En clair

L’homme est fragile comme un roseau, mais sa pensée lui donne une dignité supérieure à sa faiblesse physique.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation est bien attribuée à Blaise Pascal. Elle provient des Pensées, où le passage est donné sous la forme : « L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature ; mais c’est un roseau pensant. »

Le texte de l’édition Brunschvicg reproduit directement cette formulation au fragment 347. La citation publiée en conserve le sens et la structure, mais supprime les mots « n’est qu’ » après « L’homme ».

Une édition Havet des Pensées donne le même passage, ce qui confirme la stabilité de la formulation textuelle. La différence observée relève donc d’une variante légère, et non d’une attribution incertaine.

Conclusion : l’attribution à Blaise Pascal est confirmée ; la citation diffusée est une variante attestée du passage des Pensées, avec omission de « n’est qu’ ».

La citation ne nie pas la faiblesse humaine.

Elle ne dit pas non plus que la pensée rend invincible.

Elle montre une grandeur fragile, inséparable de la conscience.

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Blaise Pascal Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

Beaucoup d’amitiés reposent sur une confiance fragile, qui souffrirait si les paroles tenues en l’absence de l’autre étaient connues.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Blaise Pascal est bien l’auteur de cette phrase des Pensées, fragment « Amour propre » ; l’attribution et la formulation sont très solidement documentées.

L’édition savante du fragment reproduit exactement : « peu d’amitiés subsisteraient, si chacun savait ce que son ami dit de lui lorsqu’il n’y est pas » et l’identifie comme Lafuma 978 / Sellier 743.

La Bibliothèque du Patrimoine de Clermont Auvergne Métropole donne le même passage sous le numéro Sellier 743. Un fac-similé de l’édition Didiot de 1896 confirme sa stabilité éditoriale.

Conclusion : l’attribution à Pascal et la formulation de ce fragment sont vérifiées de manière très solide.

La citation ne dit pas que toute confidence sur un ami est une trahison.

Elle vise surtout la médisance et le double langage.

Le contresens serait d’y lire une interdiction de toute parole critique plutôt qu’un appel à la loyauté.

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Blaise Pascal Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

La curiosité devient vanité quand le désir de savoir sert surtout à parler et à se faire valoir, plutôt qu’à chercher la vérité.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation est bien rattachée aux Pensées de Blaise Pascal.

Elle apparaît dans la liasse consacrée à l’ennui et à la vanité humaine, sous le titre ou repère « Orgueil », selon les classements éditoriaux modernes.

Dans les éditions savantes, le fragment est notamment identifié comme Lafuma 77 et Sellier 112, ce qui permet de le situer précisément dans la tradition textuelle des Pensées.

La formulation complète est plus longue que la citation couramment reprise : Pascal ajoute que l’on ne voyagerait pas « sur la mer » pour le seul plaisir de voir, sans espoir d’en parler ensuite à quelqu’un.

Le texte vise donc moins la curiosité intellectuelle en général que la curiosité mêlée d’orgueil, celle qui cherche surtout à posséder un récit, une expérience ou une information pour pouvoir la communiquer et en tirer considération.

L’œuvre n’a pas été publiée par Pascal lui-même de son vivant ; les Pensées sont issues de fragments préparatoires, rassemblés et édités après sa mort.

Une première édition paraît en 1669-1670 dans le contexte de Port-Royal, puis le texte connaît plusieurs classements et éditions successives, ce qui explique les différences de ponctuation et de formulation selon les sources. (penseesdepascal.fr)

L’attribution à Pascal est donc solidement documentée, même si la citation isolée est souvent transmise sous une forme abrégée par rapport au fragment complet.

La citation ne condamne pas toute curiosité, mais vise celle qui cherche du savoir pour nourrir la parole et paraître.

Elle ne dit pas que vouloir apprendre est inutile, mais que le désir de savoir peut être détourné par la vanité.

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Blaise Pascal Attribution confirmée Variante attestée
En clair

La vie sociale repose souvent sur des paroles plus flatteuses en présence qu’en absence, donc sur une sincérité incomplète.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation est solidement rattachée à Blaise Pascal dans les Pensées, fragment 743 selon la numérotation Sellier ; la version enregistrée présente toutefois une légère omission.

Le site patrimonial des bibliothèques de Clermont Métropole reproduit le passage complet : « Personne ne parle de nous en notre présence comme il en parle en notre absence. L’union qui est entre les hommes n’est fondée que sur cette mutuelle tromperie. » La citation courante omet seulement « de nous ».

Une édition Havet numérisée et une édition Hachette de 1871 donnent la même formulation, ce qui confirme directement le texte et son attribution.

Conclusion : l’attribution à Pascal est solidement établie ; seule une omission mineure distingue la version enregistrée du passage documenté.

La formule ne prouve pas que toute relation est mensongère.

Elle force le trait pour dénoncer l’écart entre politesse sociale et parole véritable.

La franchise n’autorise pas pour autant la cruauté.

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Blaise Pascal Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

Une faiblesse déjà éprouvée empêche toute force d’être parfaite, car elle laisse une trace que la puissance ne peut effacer entièrement.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Blaise Pascal est bien l’auteur de « Tout ce qui a été faible ne peut jamais être absolument fort », conservé dans les Pensées, fragment Brunschvicg 88, correspondant à Lafuma 779 et Sellier 643 ; l’attribution est solidement établie.

Le fac-similé et la transcription de l’édition critique de 1914 donnent exactement cette phrase dans le fragment. Cette édition est posthume et ne constitue pas, dans les éléments fournis, un manuscrit autographe directement consulté.

L’édition savante du Centre international Blaise Pascal reproduit la même formulation et confirme les concordances Lafuma et Sellier. Son commentaire du fragment apporte un éclairage secondaire sans signaler d’attribution concurrente.

Conclusion : l’attribution à Pascal et l’origine dans les Pensées sont vérifiées par des éditions critiques concordantes, même si aucun autographe n’est directement documenté ici.

La phrase ne dit pas qu’un être faible ne peut jamais devenir plus fort.

Le contresens serait d’y lire une condamnation définitive de tout progrès.

Elle vise surtout l’impossibilité d’une force absolue, sans trace ni limite.

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Blaise Pascal Attribution probable Variante documentée
En clair

L’Écriture Sainte demande, selon cette phrase, une compréhension du cœur droit autant qu’une intelligence de l’esprit.

Cette attribution reste probable.

Sources et niveau de preuve · 85/100

Niveau de Preuve 85/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Blaise Pascal est bien à l’origine de cette pensée, rapportée par sa sœur Gilberte Périer dans Vie de Monsieur Pascal, rédigée dès 1662-1663 et publiée en 1684. La formulation conservée est très proche de la citation actuelle.

Dans la Vie de Monsieur Pascal, Gilberte Périer écrit explicitement qu’« il disait » que l’Écriture sainte n’était pas une science de l’esprit, mais une science du cœur, et qu’elle n’était intelligible qu’à ceux qui ont le cœur droit. Il s’agit donc d’un témoignage direct d’une proche, non d’un autographe de Pascal.

La notice de l’œuvre confirme sa chronologie, tandis qu’une étude de Philippe Sellier documente sa composition précoce et sa circulation avant 1684.

Conclusion : l’attribution à Pascal est bien documentée par un témoignage familial ancien et précis, bien qu’elle ne repose pas sur un texte autographe.

La formule ne rejette pas l’étude, la pensée ou l’intelligence.

Elle affirme que, pour ce type de lecture, l’analyse seule ne suffit pas sans une disposition intérieure jugée droite.

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Blaise Pascal Attribution incertaine Formulation retrouvée
En clair

L’amour reste vivant parce qu’il se renouvelle sans cesse, comme s’il commençait chaque jour.

Cette attribution reste incertaine. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Sources et niveau de preuve · 60/100

Niveau de Preuve 60/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

La phrase « L’amour n’a point d’âge ; il est toujours naissant » figure bien dans le Discours sur les passions de l’amour, traditionnellement attribué à Blaise Pascal, mais cette attribution demeure incertaine.

Une édition numérisée du Discours reproduit exactement la formule. Cette source établit donc la présence de la phrase dans le texte, sans pour autant prouver que Pascal en est l’auteur.

La Bibliothèque municipale de Grenoble présente elle-même l’ouvrage comme « attribué à Blaise Pascal » et souvent considéré comme apocryphe. Un compte rendu académique de Roland Mortier rappelle que le manuscrit ancien portait seulement la mention « On l’attribue à M. Pascal ».

Conclusion : la citation est authentiquement présente dans le Discours sur les passions de l’amour, mais son attribution personnelle à Pascal reste incertaine en raison d’une controverse critique ancienne et documentée.

La citation ne veut pas dire que l’amour ignore toute épreuve du temps.

Elle ne nie pas l’usure possible des relations.

Elle insiste plutôt sur la capacité de l’amour à retrouver une fraîcheur intérieure.

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Blaise Pascal Attribution incertaine Variante attribuée
En clair

La beauté n’est pas seulement une qualité naturelle : elle dépend aussi des modes et des pays qui fixent ce qu’une époque trouve admirable.

Cette attribution reste incertaine. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Sources et niveau de preuve · 55/100

Niveau de Preuve 55/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette formule provient du Discours sur les passions de l’amour, où elle apparaît sous une forme légèrement plus développée : « La mode même et les pays règlent souvent ce qu’on appelle la beauté. » (Wikisource)

Dans ce passage, l’auteur explique que les critères de beauté varient selon les époques, les pays et les habitudes collectives, avant d’ajouter que la coutume intervient jusque dans les passions humaines. (Wikisource)

Le texte fut découvert à la Bibliothèque royale par le philosophe Victor Cousin et publié pour la première fois en 1843 dans la Revue des Deux Mondes, sous le titre Un fragment inédit de Pascal.

Le manuscrit ne présentait toutefois pas Blaise Pascal comme son auteur avec certitude : il portait seulement la mention « On l’attribue à M. Pascal ». ([Persée][3])

Cette attribution a suscité une longue controverse littéraire et n’a jamais été démontrée par un manuscrit autographe ou par une preuve historique décisive. ([Persée][3])

La majorité des spécialistes contemporains rejette désormais l’attribution du Discours sur les passions de l’amour à Pascal, même si certaines idées du texte présentent des ressemblances avec les Pensées, notamment avec ses réflexions sur la puissance de la mode, de l’opinion et de la coutume. (Wikisource)

La citation doit donc être présentée avec prudence comme une phrase tirée du Discours sur les passions de l’amour, texte anonyme ou d’auteur non identifié, longtemps attribué à Blaise Pascal et publié pour la première fois en 1843.

La citation ne dit pas que toute beauté est fausse ou sans valeur.

Le contresens serait d’y lire un rejet pur et simple du beau.

Pascal vise surtout la part de convention qui entre dans ce que les hommes nomment beauté.

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Blaise Pascal Attribution incertaine Formulation non retrouvée
En clair

Douter de Dieu suppose encore qu’on le prenne assez au sérieux pour le questionner.

Cette attribution reste incertaine.

Sources et niveau de preuve · 55/100

Niveau de Preuve 55/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

L’attribution de cette citation à Blaise Pascal reste incertaine. La formule « Douter de Dieu, c’est y croire » est ancienne sous son nom, mais aucun passage de Pascal lui-même n’a été localisé dans les éléments examinés.

La première attestation documentée ici remonte à 1842. Dans La Femme de trente ans, Honoré de Balzac écrit explicitement : « Pascal a dit : Douter de Dieu, c’est y croire. » Ce passage atteste donc qu’une attribution à Pascal circulait déjà au XIXe siècle, sans établir que la phrase figure dans une œuvre pascalienne.

Une notice de Dico-Citations renvoie également à cette piste bibliographique balzacienne de 1842. Aucun auteur concurrent sérieux n’est documenté, mais l’absence de source primaire chez Pascal empêche de confirmer l’attribution.

Conclusion : l’attribution à Pascal reste incertaine ; la formule est attestée sous son nom dès 1842, mais n’est pas retrouvée dans une source pascalienne probante.

La phrase ne dit pas que tout doute équivaut automatiquement à la foi.

Elle souligne plutôt la proximité possible entre une croyance interrogée et une croyance indifférente.

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Blaise Pascal Attribution incertaine Formulation retrouvée
En clair

L’amour, selon Pascal, ne relève pas d’un calcul : il se sent, nous entraîne, et rend même agréable l’illusion de choisir.

Cette attribution reste incertaine. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Sources et niveau de preuve · 55/100

Niveau de Preuve 55/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

L’attribution de cette citation à Blaise Pascal reste incertaine, bien que la formulation soit retrouvée dans le Discours sur les passions de l’amour. Une édition des Œuvres de Pascal, publiée en 1923, reproduit ce passage au tome III, p. 122.

La difficulté concerne l’auteur du Discours. L’introduction de Brunschvicg et Boutroux décrit deux copies : l’une porte seulement « On l’attribue à M. Pascal », tandis que l’autre ne nomme aucun auteur. Ces témoins ne permettent donc pas d’affirmer une paternité directe.

Un article d’Émile Henriot rapporte aussi les objections formulées par la critique moderne : copie non autographe, extérieure aux papiers de Pascal et attribution ancienne déjà prudente. Aucun autre auteur n’est toutefois établi avec certitude.

Conclusion : la formulation est attestée, mais son attribution à Pascal demeure incertaine.

La phrase ne dit pas que toute passion doit être suivie sans discernement.

Le contresens serait d’y lire une apologie de l’aveuglement amoureux.

Pascal souligne surtout que l’amour naît avant la délibération et que la raison vient souvent après coup.

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Blaise Pascal Attribution réfutée Formulation non retrouvée
En clair

Le plaisir imaginé et désiré peut sembler plus intense que celui qui s’éteint une fois satisfait.

Ne pas attribuer cette phrase à cet auteur. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Sources et niveau de preuve · 20/100

Niveau de Preuve 20/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation ne doit pas être attribuée à Blaise Pascal. Les sources conservées la rattachent à Ricardo León et à Silencio !, sans que le passage ait été retrouvé directement dans l’ouvrage.

Larousse donne la formule française sous le nom de Ricardo León, avec la mention Silencio !, et fournit l’équivalent espagnol « Más que el placer conseguido vale el placer no logrado ». La page ne montre toutefois pas le texte de l’œuvre elle-même.

La Langue française reproduit exactement la formulation française et la rattache au même auteur et au même titre. Cette convergence soutient la réattribution, mais reste indirecte faute d’accès au passage primaire.

Conclusion : l’attribution à Blaise Pascal est incorrecte ; l’origine est rétablie vers Ricardo León, tandis que la formulation source n’a pas été directement retrouvée dans Silencio !.

La formule ne signifie pas que la frustration, le manque ou la privation sont toujours préférables. Elle souligne un paradoxe du désir sans nier la valeur des joies réellement vécues et partagées.

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Blaise Pascal Attribution réfutée Formulation non retrouvée
En clair

La formule détourne le proverbe sur l’habit pour rappeler qu’un signe religieux ou une lecture pieuse ne suffit pas à prouver une véritable conduite spirituelle.

Ne pas attribuer cette phrase à cet auteur. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Sources et niveau de preuve · 20/100

Niveau de Preuve 20/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation ne doit pas être attribuée à Blaise Pascal : plusieurs répertoires la rattachent à Alexandre Breffort. Aucun passage probant ne la relie ici à Pascal, mais le texte d’origine attribué à Breffort n’a pas non plus été localisé.

Citation Célèbre reproduit exactement « La Bible ne fait pas le moine » sous le nom d’Alexandre Breffort, sans fournir de référence primaire ni de localisation dans une œuvre.

Couac ! présente également la formule parmi les jeux de mots de Breffort, tandis que L’Internaute l’attribue lui aussi à cet auteur. Ces convergences soutiennent l’attribution alternative, tout en restant indirectes quant à son origine textuelle précise.

Conclusion : l’attribution à Blaise Pascal est incorrecte ; l’origine est rétablie vers Alexandre Breffort, mais la formulation n’a pas été retrouvée dans une source première suffisamment probante.

La phrase ne dévalorise pas la Bible ni la vie monastique. Elle critique surtout l’idée qu’un symbole extérieur suffirait à établir une identité ou une vertu.

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Blaise Pascal Attribution réfutée Formulation non retrouvée
En clair

La plaisanterie pousse la logique de la réciprocité jusqu’à l’absurde en reprochant à un mort de ne pouvoir rendre la présence qu’on lui accorderait à ses funérailles.

Ne pas attribuer cette phrase à cet auteur. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Sources et niveau de preuve · 20/100

Niveau de Preuve 20/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation ne doit pas être attribuée à Blaise Pascal. Les sources conservées la rattachent à Jacques Prévert, sans qu’un passage primaire précis ait été localisé dans une œuvre.

Une notice de Dico-citations donne sous le nom de Prévert une variante très proche : « Il est mort, alors pourquoi irais-je à son enterrement… ». La page indique cependant « sans référence » et ne permet donc pas de vérifier directement l’origine du propos.

Une liste de citations de Jacques Prévert reproduit exactement la formulation publiée et l’attribue également à Prévert. Cette seconde attestation reste elle aussi indirecte, car elle ne renvoie à aucun ouvrage ni passage précis.

Conclusion : l’attribution à Blaise Pascal est incorrecte ; l’origine rétablie est Jacques Prévert, mais la formulation source demeure non retrouvée dans une source primaire.

La phrase repose sur l’ironie et ne constitue pas nécessairement un conseil de conduite face au deuil. Prise au premier degré, elle manquerait l’absurdité volontaire qui fait tout son effet.

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Blaise Pascal Attribution réfutée Traduction attestée
En clair

La sagesse consiste à agir sans transformer l’action en rivalité.

Ne pas attribuer cette phrase à cet auteur. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Sources et niveau de preuve · 5/100

Niveau de Preuve 5/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation ne doit pas être attribuée à Blaise Pascal. Sa formulation correspond directement à un passage du chapitre 81 du Tao Te Ching, traditionnellement attribué à Laozi (Lao Tseu).

Le synopsis comparatif du chapitre 81 reproduit le texte chinois « 聖人之道,為而不爭。 » et plusieurs traductions concordantes exprimant la voie du sage qui agit sans rivaliser. La citation française relève donc d’une traduction de ce vers, et non d’un texte identifié de Pascal.

La page de L’Internaute consacrée à Pascal montre que la formule circule bien sous son nom, mais sans référence d’œuvre. Cette attribution secondaire est contredite par le parallèle textuel avec le Tao Te Ching.

Conclusion : l’attribution à Blaise Pascal est incorrecte ; l’origine de la formule est rétablie dans le chapitre 81 du Tao Te Ching, traditionnellement rattaché à Laozi.

La phrase ne condamne pas toute ambition.

Elle ne dit pas qu’il faut renoncer à agir fortement.

Elle met en garde contre l’action contaminée par le désir de dominer.

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Blaise Pascal Attribution réfutée Traduction attestée
En clair

La guerre apparaît ici comme une négation brutale de la raison et du bon sens.

Ne pas attribuer cette phrase à cet auteur. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Sources et niveau de preuve · 5/100

Niveau de Preuve 5/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation ne doit pas être attribuée à Blaise Pascal : elle provient de Herman Melville, dans White-Jacket; or, The World in a Man-of-War (La Vareuse blanche), publié en 1850. La formule française est une traduction condensée d’un passage du chapitre LXXIV.

Le texte numérisé de White-Jacket donne directement une phrase où Melville écrit que la guerre « smites common-sense and Christianity in the face ». La version française conserve l’image de la gifle au bon sens, mais omet la référence au christianisme et resserre le passage.

Un ouvrage pédagogique sur Cairn reproduit exactement la formulation française sous le nom de Herman Melville. Une compilation de La langue française la rattache également à La Vareuse blanche.

Conclusion : l’attribution à Blaise Pascal est incorrecte ; l’origine est rétablie vers Herman Melville, avec une traduction condensée du passage attesté en 1850.

La formule ne signifie pas que tous les aspects liés à la guerre sont identiques. Elle exprime surtout une condamnation globale de sa logique et de ses conséquences.

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Blaise Pascal Attribution réfutée Traduction attestée
En clair

Celui qui se croit presque sauvé reste en réalité perdu, car en matière de salut, l'illusion ou l'à-peu-près ne suffisent pas.

Ne pas attribuer cette phrase à cet auteur. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Sources et niveau de preuve · 0/100

Niveau de Preuve 0/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

La formule attribuée à Blaise Pascal est mal attribuée : elle est directement attestée chez Ellen G. White dans un manuscrit de 1898, et aucune source pascalienne probante n’est documentée ici.

Le manuscrit 154 de 1898 contient : « Almost but not wholly saved means to be not almost but wholly lost. » Cette formulation constitue la source directe identifiée pour la phrase française étudiée.

Une publication de l’Advent Review and Sabbath Herald du 8 août 1899 reproduit le même passage, confirmant sa circulation imprimée peu après le manuscrit. Aucun élément fourni ne rattache textuellement cette maxime à Pascal.

Conclusion : l’attribution à Blaise Pascal est incorrecte ; la source documentée est Ellen G. White, dans un manuscrit de 1898, avec une attestation imprimée en 1899.

La phrase ne dit pas qu’un effort incomplet vaut presque le salut.

Pascal vise l’illusion de se croire sauvé alors que l’on ne l’est pas réellement, non l’idée qu’un progrès spirituel serait inutile.

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Blaise Pascal Attribution réfutée Variante attestée
En clair

Punir un criminel hors de toute autorité légitime transforme la vengeance privée en crime.

Ne pas attribuer cette phrase à cet auteur. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Sources et niveau de preuve · 0/100

Niveau de Preuve 0/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

La formule figure bien chez Blaise Pascal, dans la quatorzième Provinciale de 1656, mais son attribution à Pascal comme auteur est incorrecte : il la présente explicitement comme une pensée de saint Augustin.

Le passage correspondant se rattache à La Cité de Dieu, livre I, chapitre 21, où Augustin expose que, hors autorité légitime ou commandement divin, celui qui tue se rend coupable d’homicide. Le texte de la quatorzième Provinciale montre donc Pascal comme transmetteur de cette doctrine, non comme son créateur.

Thomas d’Aquin cite déjà Augustin sur le même principe bien avant Pascal, ce qui renforce l’antériorité augustinienne de l’idée.

Conclusion : la formulation française est attestée chez Pascal, mais elle y est explicitement attribuée à saint Augustin ; l’attribution à Pascal seul est incorrecte.

La citation ne défend pas le criminel ni ne nie la gravité de son acte.

Elle refuse que la vengeance privée se déguise en justice.

Le point central est l’absence d’autorité légitime.

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Blaise Pascal Attribution réfutée Formulation exacte
En clair

Dieu est présenté comme une présence infinie : partout au centre de ce qui existe, mais impossible à enfermer dans une limite.

Ne pas attribuer cette phrase à cet auteur. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Sources et niveau de preuve · 0/100

Niveau de Preuve 0/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

La citation attribuée à Blaise Pascal n’est pas de lui : sa formulation latine exacte est attestée dès le XIIe siècle dans l’anonyme Liber XXIV philosophorum, proposition II.

Le texte primaire donne : « Deus est sphaera infinita, cuius centrum est ubique, circumferentia nusquam », soit la même définition de Dieu comme sphère infinie dont le centre est partout et la circonférence nulle part. La proposition II du Liber XXIV philosophorum constitue ici l’attestation décisive.

Une référence savante de la Sapienza rattache également cette formule à cette œuvre médiévale. Pascal emploie une image apparentée dans les Pensées, mais, selon Pensées de Pascal, il l’applique à la nature plutôt qu’à cette définition exacte de Dieu.

Conclusion : l’attribution de cette formule exacte à Pascal est incorrecte ; son origine documentée remonte au Liber XXIV philosophorum du XIIe siècle.

La citation ne décrit pas Dieu comme une sphère matérielle.

Elle ne propose pas une figure géométrique au sens strict, mais une image pour penser l’infini.

Le contresens serait de prendre la métaphore comme un schéma physique.

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L’auteur derrière les mots

L’univers de Blaise Pascal

Blaise Pascal (1623–1662) est un mathématicien, physicien, philosophe et écrivain français, figure majeure du XVIIe siècle.

Enfant prodige, il contribue très tôt aux sciences avec des travaux sur la pression atmosphérique et invente l’une des premières machines à calculer, la Pascaline.

Son œuvre philosophique s’exprime surtout dans les Pensées, texte posthume où il explore la condition humaine, la misère et la grandeur de l’homme, ainsi que la question de Dieu.

Marqué par une expérience spirituelle profonde en 1654, il s’engage dans le mouvement janséniste et rédige les Lettres provinciales, critiques de la morale religieuse de son temps.

Sa pensée est traversée par une tension entre raison et foi, illustrée notamment par le célèbre pari de Pascal, qui interroge le rapport entre croyance et incertitude.

Pascal demeure une figure centrale qui relie la rigueur scientifique à une réflexion spirituelle exigeante, marquant durablement la philosophie et la littérature françaises.

La biographie éclaire l’univers de l’auteur. Elle ne constitue pas, à elle seule, une preuve d’attribution d’une citation.

Prolonger la lecture

De la phrase à l’œuvre

Des œuvres de cet auteur identifiées comme sources principales dans les dossiers publiés.

Pensées de M. Pascal sur la religion et sur quelques autres sujets, 2e édition Guillaume Desprez

1670

Consulter →

Comment lire les statuts et le score ?

Le niveau de preuve mesure la force des éléments documentaires. Ce n’est pas une probabilité. Le score ne remplace jamais le verdict d’attribution.

Confirmée / probable
Les éléments soutiennent le rattachement, avec un degré de confirmation différent.
Incertaine / origine non établie
Les éléments ne permettent pas de confirmer l’attribution.
Réfutée
Le dossier écarte ce rattachement. Ne le reprenez pas comme une origine confirmée.
Collective
L’origine relève d’une transmission collective. Cela ne confirme pas une tradition ou un pays précis.
Vérification en cours
Le dossier d’attribution n’est pas finalisé. L’absence de score n’est pas un score nul.

Et la formulation ?

Une formulation exacte, une traduction, une variante et une paraphrase ne s’utilisent pas de la même manière. Une paraphrase est une reformulation documentée, pas un verbatim.

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