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Niveau de preuve
Attribution réfutée · Formulation non retrouvée
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La religion est la maladie honteuse de l'humanité. La politique en est le cancer.

Statut attribution : Attribution incorrecte
Attribution finalement identifiée : Henry de Montherlant
Mise en ligne : 27 Septembre 2026 · Mise à jour : 27 Septembre 2026
Publié : 27/09/2026 · Mis à jour : 27/09/2026

Ne pas attribuer cette phrase à cet auteur. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Origine et source de la citation

Attribution réfutée · Formulation non retrouvée · 20/100

Cette citation ne doit pas être attribuée à Hazrat Ali. Les sources conservées la rattachent à Henry de Montherlant et à ses Carnets, sans que le passage ait été directement retrouvé dans une édition de l’œuvre.

DicoCitations reproduit exactement la formule et l’attribue à Henry de Montherlant dans Carnets (1957). ABC-Citations donne la même attribution, mais la rattache aux Carnets 1934-1944 ; ces références restent indirectes et divergent sur le découpage éditorial.

La plus ancienne occurrence exacte relevée dans les éléments conservés est un message du forum Algi daté du 23 avril 1999, qui cite la phrase sous le nom d’Henry Millon de Montherlant sans référence bibliographique. Aucune des sources conservées ne soutient Hazrat Ali.

Conclusion : l’attribution à Hazrat Ali est incorrecte ; l’origine est rétablie à Henry de Montherlant, mais la formulation n’a pas été directement vérifiée dans ses Carnets.

Sources documentaires 3

Références utilisées pour établir l'origine et l'attribution de cette citation.

  1. Preuve principale Source indirecte
    La religion est la maladie honteuse de l’humanité
    DicoCitations
    Localisation : Attribution à Henry de Montherlant, Carnets (1957)
    Ce que cette source établit

    Reproduit exactement la formule et l'attribue à Henry de Montherlant dans Carnets (1957). Ne donne ni page ni accès à l'édition.

  2. Première attestation repérée Source indirecte
    Que tout ce silence m'attriste...
    Forum Algi, utilisateur Atropos 1999-04-23
    Localisation : Message daté du 23 avril 1999
    Ce que cette source établit

    Documente la plus ancienne occurrence exacte retrouvée sur le Web pendant cette recherche, attribuée à Henry Millon de Montherlant. Elle ne donne aucune référence bibliographique.

  3. Source complémentaire Source indirecte
    Citations de Henry de Montherlant, page 6
    ABC-Citations
    Localisation : Entrée « La religion est la maladie honteuse… »
    Ce que cette source établit

    Attribue la même formule à Henry de Montherlant et la rattache aux Carnets 1934-1944. Le découpage éditorial diffère de DicoCitations et le passage n'est pas montré dans le livre.

Signification & explications

De la surface au sens profond

Signification en une phrase

Par une double métaphore médicale volontairement violente, la citation présente la religion et surtout la politique comme des forces collectives qui atteindraient profondément l’humanité.

Contresens à éviter

Il s’agit d’une hyperbole polémique, non d’un constat médical ou d’une vérité démontrée sur toute religion et toute politique. Elle ne doit pas servir à mépriser les croyants, à déshumaniser des personnes engagées en politique ni à nier la diversité de ces réalités.

Sens littéral de la citation

Signification directe : La religion est comparée à une maladie dont l’humanité aurait honte, tandis que la politique est assimilée à un cancer, c’est-à-dire à une affection décrite comme plus envahissante et destructrice.

Mots et expressions clés : Une « maladie honteuse » associe souffrance et dissimulation ; le « cancer » évoque une prolifération qui endommage le corps ; « l’humanité » désigne ici l’ensemble des êtres humains, figuré comme un seul organisme.

Sens profond de la citation

L’humanité devient un corps vulnérable dont les institutions seraient les pathologies internes. La maladie « honteuse » symbolise ce qui se cache tout en continuant d’agir, alors que le cancer figure un pouvoir qui croît, infiltre et détourne les ressources du corps collectif. Cette image suggère que les dangers les plus graves peuvent naître de structures produites par la société elle-même.

Lectures possibles

  1. Lecture descriptive : La phrase exprime une défiance radicale envers deux institutions collectives, présentées comme des sources de trouble plutôt que comme des solutions.
  2. Lecture prescriptive : Son excès peut être compris comme un appel à surveiller les dérives du dogme, de l’autorité et de la conquête du pouvoir.
  3. Lecture réflexive : Elle conduit à se demander comment des systèmes destinés à donner du sens ou à organiser la vie commune peuvent se transformer en mécanismes d’emprise.

Quand et comment l'utiliser ?

Contextes, effet produit et précautions

Contextes d’utilisation

La formule convient à l’étude de la rhétorique polémique, de l’anticléricalisme ou du rejet de la vie politique. Elle peut être discutée dans un essai sur les institutions lorsqu’on veut montrer jusqu’où peut aller leur contestation. Elle sert également à examiner l’efficacité et les dangers des métaphores médicales appliquées au corps social. Elle est peu adaptée à un échange apaisé si elle est citée sans distance, car sa violence verbale ferme facilement le dialogue.

Effet produit

Cette citation peut être évoquée pour analyser un discours antireligieux ou une défiance extrême envers les institutions politiques. Elle peut aussi introduire une critique des abus de pouvoir, à condition de préciser que sa généralisation est volontairement outrancière. Dans une conversation avec des personnes directement concernées, son caractère insultant appelle un contexte explicatif et une grande prudence.

Pourquoi cette citation sur le religion touche ?

Thèmes, morale et impact émotionnel

Les institutions qui structurent une société doivent pouvoir être critiquées lorsqu’elles produisent de l’emprise ou de la souffrance. Cette critique reste plus juste lorsqu’elle vise des pratiques et des pouvoirs précis plutôt qu’elle ne condamne indistinctement des communautés entières.

Thèmes de la citation

La citation se rattache au thème de la défiance envers les institutions religieuses et politiques. Elle met au centre la question du pouvoir : pouvoir de définir les croyances, d’orienter les conduites et d’organiser la société. Sa métaphore du corps malade rejoint le thème de la corruption interne, lorsque ce qui appartient à une collectivité finit par la fragiliser. Elle ouvre enfin un débat sur les limites de la critique, partagée entre vigilance nécessaire et généralisation destructrice.

Impact émotionnel et culturel

L’image provoque immédiatement le choc en associant deux dimensions majeures de la vie collective à la honte, à la maladie et à la mort. Elle peut donner une voix saisissante à la colère contre les institutions, mais aussi blesser ou susciter un rejet défensif. La progression de la maladie vers le cancer accentue l’impression d’un mal croissant. Culturellement, elle s’inscrit dans une rhétorique de rupture qui préfère l’accusation totale à la critique nuancée.

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Langue

fr

Mise en ligne

27 Septembre 2026

Dernière modification

27 Septembre 2026