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Citations sur le thème « Émotions »

États intérieurs, émotions et ressources psychiques.

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146 citations · Page 1 sur 4

Nous appellerons émotion une chute brusque de la conscience dans le magique.

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Attribution confirmée · Formulation exacte · Niveau de preuve 95/100

Dans quel sens utiliser cette citation ?
La citation se rattache au thème de l’émotion, comprise comme transformation du rapport au réel. Elle touche aussi à la …Lire la suiteRéduire

La citation se rattache au thème de l’émotion, comprise comme transformation du rapport au réel.

Elle touche aussi à la conscience, à l’imaginaire et à la manière dont l’affect modifie notre perception.

Le mot « magique » ouvre vers des questions proches : que devient le monde quand la peur, le désir ou la colère s’en emparent ?

Elle invite à penser l’émotion non comme un ajout décoratif à la pensée, mais comme une manière entière d’habiter une situation.

Sa force tient à cette définition abrupte : l’émotion est un basculement du monde vécu.

Source, contexte et précautions

Esquisse d'une théorie des émotions · p. 114 de la reproduction consultée

Cette citation est bien attribuée à Jean-Paul Sartre : la formulation exacte « Nous appellerons émotion une chute brusque de la conscience dans le magique » figure dans Esquisse d'une théorie des émotions. Une reproduction hébergée par l’Université de Fribourg montre directement la phrase, à la p. 114 de la reproduction consultée, sous le nom de Jean-Paul Sartre. Elle fournit ainsi une attestation textuelle directe de la formulation publiée. Un extrait consacré à « Emotion et magie » reproduit également le passage étendu et le rattache explicitement à Sartre et à Esquisse d'une théorie des émotions, chez Hermann. Il corrobore le contexte de la phrase sans remplacer la source de référence. Conclusion : l’attribution à Jean-Paul Sartre est confirmée et la formulation diffusée est exactement attestée dans Esquisse d'une théorie des émotions.

La citation ne dit pas que l’émotion est irrationnelle au sens vulgaire ou stupide. Elle ne parle pas de magie réelle, mais d’un mode de conscience qui transforme notre rapport au réel. Le mot « chute » marque un basculement, non une simple faiblesse morale.

Vérification et explication complètes →

Ah, la tendresse ! Cet état d'âme qui vous impose de reconnaître vos propres sentiments dans ceux des autres.

Comprendre

Attribution probable · Formulation non retrouvée · Niveau de preuve 70/100

Cette attribution reste probable.

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Cette citation se rattache principalement au thème de la tendresse et de l’empathie. Elle relie l’affection à la reconna…Lire la suiteRéduire

Cette citation se rattache principalement au thème de la tendresse et de l’empathie. Elle relie l’affection à la reconnaissance d’une résonance entre ses propres sentiments et ceux des autres. Elle touche aussi aux thèmes de la sensibilité, de la compréhension mutuelle et du lien émotionnel.

Source, contexte et précautions

60 citations sur l'Etat ame, proverbes, phrases et pensées · entrée Louis Caron / Le Canard de bois

Cette citation est probablement attribuable à Louis Caron et est associée au roman Le Canard de bois, publié en 1981. La formulation exacte n’a toutefois pas été retrouvée dans le texte de l’ouvrage à partir des sources conservées. Dicocitations reproduit la phrase sous le nom de Louis Caron et la rattache à Le Canard de bois (1981). Cette source appuie donc l’attribution, mais elle ne permet pas de vérifier directement le passage dans le roman. La fiche des Éditions du Boréal confirme que Le Canard de bois est bien un roman de Louis Caron paru en 1981. Elle ne reproduit pas la citation et sert uniquement à corroborer les informations bibliographiques sur l’œuvre. Conclusion : l’attribution à Louis Caron reste probable ; la formulation précise n’a pas été retrouvée dans une source probante permettant de la vérifier directement.

La citation ne signifie pas que les sentiments des autres sont identiques aux nôtres. Elle met plutôt l’accent sur la résonance affective, sans effacer la singularité de chacun.

Vérification et explication complètes →

L'on demande s'il faut aimer. Cela ne se doit pas demander, on le doit sentir. L'on ne délibère point là-dessus, l'on y est porté, et l'on a le plaisir de se tromper quand on consulte.

Comprendre

Attribution incertaine · Formulation retrouvée · Niveau de preuve 55/100

Cette attribution reste incertaine. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Dans quel sens utiliser cette citation ?
Le thème principal est l’amour, sa naissance et son rapport instable à la raison. La citation montre un amour moins choi…Lire la suiteRéduire

Le thème principal est l’amour, sa naissance et son rapport instable à la raison.

La citation montre un amour moins choisi qu’éprouvé, moins décidé que reconnu dans son propre élan.

Elle rejoint aussi les questions du désir, de l’illusion volontaire et de la part d’incontrôlable dans la vie affective.

À travers la délibération refusée, Pascal invite à penser ce que le cœur sait avant que l’esprit ne formule ses raisons.

Le lien avec la sincérité est également fort : aimer, ici, consiste d’abord à éprouver réellement, non à construire une justification parfaite.

Source, contexte et précautions

Œuvres de Blaise Pascal — Discours sur les passions de l’amour · 1923 · Auteur incertain ; éd. Léon Brunschvicg et Pierre Boutroux · tome III, p. 122 de l’édition numérisée

L’attribution de cette citation à Blaise Pascal reste incertaine, bien que la formulation soit retrouvée dans le Discours sur les passions de l’amour. Une édition des Œuvres de Pascal, publiée en 1923, reproduit ce passage au tome III, p. 122. La difficulté concerne l’auteur du Discours. L’introduction de Brunschvicg et Boutroux décrit deux copies : l’une porte seulement « On l’attribue à M. Pascal », tandis que l’autre ne nomme aucun auteur. Ces témoins ne permettent donc pas d’affirmer une paternité directe. Un article d’Émile Henriot rapporte aussi les objections formulées par la critique moderne : copie non autographe, extérieure aux papiers de Pascal et attribution ancienne déjà prudente. Aucun autre auteur n’est toutefois établi avec certitude. Conclusion : la formulation est attestée, mais son attribution à Pascal demeure incertaine.

La phrase ne dit pas que toute passion doit être suivie sans discernement. Le contresens serait d’y lire une apologie de l’aveuglement amoureux. Pascal souligne surtout que l’amour naît avant la délibération et que la raison vient souvent après coup.

Vérification et explication complètes →

Misérable est l'amour qui se laisserait mesurer.

Comprendre

Attribution confirmée · Traduction attestée · Niveau de preuve 100/100

Dans quel sens utiliser cette citation ?
Le thème principal est celui de l’amour. La citation explore la tension entre le sentiment vivant et la volonté de le qu…Lire la suiteRéduire

Le thème principal est celui de l’amour.

La citation explore la tension entre le sentiment vivant et la volonté de le quantifier.

Elle ouvre vers des questions proches : comment prouver l’amour sans le réduire à des comptes, et comment reconnaître son intensité sans l’enfermer ?

Elle rejoint aussi le thème de la grandeur intérieure, car certains élans perdent leur sens dès qu’on les traite comme des objets mesurables.

L’amour, ici, vaut par ce qu’il excède, non par ce qu’il affiche.

Source, contexte et précautions

Antony and Cleopatra — Act 1, scene 1 · William Shakespeare ; Folger Shakespeare Library · Acte I, scène 1, ligne 16

La citation est bien attribuée à William Shakespeare et provient d’Antony and Cleopatra, composé vers 1606-1607, acte I, scène 1 ; la phrase française est une traduction libre d’une réplique d’Antony. L’édition de la Folger Shakespeare Library donne : « There’s beggary in the love that can be reckoned. » La version « Misérable est l’amour qui se laisserait mesurer » conserve l’idée qu’un amour susceptible d’être compté ou évalué est pauvre ou mesquin. Le lexique Shakespeare’s Words localise la réplique à Antony and Cleopatra I.i et explique « beggary » au sens de pauvreté ou de mesquinerie. Une édition universitaire reproduit également le même texte anglais. Conclusion : attribution et provenance textuelle solidement établies ; la formulation française relève d’une traduction libre.

La phrase ne dit pas que l’amour doit être aveugle ou sans limites. Elle ne refuse pas les preuves concrètes d’attachement. Elle vise surtout l’amour réduit au calcul, au dosage ou à la comparaison.

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L'homme est souvent décevant, mais parfois époustouflant.

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Attribution probable · Formulation non retrouvée · Niveau de preuve 70/100

Cette attribution reste probable.

Dans quel sens utiliser cette citation ?
La citation s’inscrit dans le thème de la nature humaine et de ses contradictions. Elle interroge la manière de juger au…Lire la suiteRéduire

La citation s’inscrit dans le thème de la nature humaine et de ses contradictions.

Elle interroge la manière de juger autrui après une déception, sans fermer la porte à la reconnaissance.

Elle ouvre vers les questions de confiance, de pardon, d’admiration et de responsabilité.

Son équilibre rappelle que l’humain ne se laisse pas enfermer dans un verdict unique.

Source, contexte et précautions

Définition de époustouflant | Dictionnaire français · La Langue Française · Rubrique « Citations contenant le mot époustouflant »

Cette citation est probablement attribuable à Olivier de Kersauzon, mais sa formulation n’a pas été retrouvée dans une source primaire localisée. Elle est rattachée à Homme libre, toujours tu chériras la mer !, publié en 1994 avec Jean Noli. Le dictionnaire La Langue Française reproduit exactement « L'homme est souvent décevant, mais parfois époustouflant » et l’attribue à Kersauzon en la reliant à cet ouvrage. Il ne fournit toutefois ni page ni extrait permettant de vérifier directement le passage. La notice de la BnF confirme l’existence, les auteurs et la publication du livre en 1994, sans attester la citation. L’Internaute reprend également la formule sous son nom, sans référence primaire. Conclusion : l’attribution à Olivier de Kersauzon reste probable ; la formulation exacte n’a pas été retrouvée dans une source primaire suffisamment probante.

La phrase ne permet pas d’excuser une déception par quelques réussites exceptionnelles. Elle invite à un jugement nuancé, non à l’indulgence aveugle.

Vérification et explication complètes →

Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît point.

Comprendre

Attribution confirmée · Formulation exacte · Niveau de preuve 100/100

Dans quel sens utiliser cette citation ?
Le thème principal est l’amour, mais la citation touche aussi à l’intuition et aux limites de la raison. Elle ouvre vers…Lire la suiteRéduire

Le thème principal est l’amour, mais la citation touche aussi à l’intuition et aux limites de la raison.

Elle ouvre vers la question des choix affectifs, de la foi intérieure et des vérités qui ne se démontrent pas comme des calculs.

Le cœur y apparaît comme un lieu de connaissance autre, non comme une simple émotion désordonnée.

La force du thème vient de cette frontière : comprendre ne suffit pas toujours à aimer.

Source, contexte et précautions

Pensées de M. Pascal sur la religion et sur quelques autres sujets, 2e édition Guillaume Desprez · 1670 · chap. XXVIII, page Wikisource 343, ligne 104

Blaise Pascal est l’auteur de cette formule, attestée dans les Pensées, publiées à titre posthume en 1670. Le fac-similé numérisé de l’édition Port-Royal de 1670 reproduit la phrase au chapitre XXVIII, ce qui fournit une attestation imprimée ancienne et directe, malgré les remaniements éditoriaux propres à cette édition. Le site Pensées de Pascal confronte cette édition à la transcription du manuscrit et confirme la formule ainsi que sa suite, « on le sait en mille choses ». Il la situe dans « Preuves par discours I », fragment Lafuma 423 / Sellier 680. L’édition Brunschvicg numérisée la répertorie également au fragment 277. Conclusion : l’attribution à Pascal et aux Pensées est solidement établie par une attestation imprimée de 1670 et plusieurs références textuelles concordantes.

La phrase ne dit pas que le cœur a toujours raison. Le contresens serait d’en faire une excuse pour suivre n’importe quelle impulsion. Elle affirme plutôt que les sentiments obéissent à une logique différente de la démonstration rationnelle.

Vérification et explication complètes →

Une femme pardonne tout, excepté qu’on ne veuille pas d’elle.

Comprendre

Attribution confirmée · Formulation exacte · Niveau de preuve 95/100

Dans quel sens utiliser cette citation ?
Le thème principal est celui du rejet amoureux. La citation relie le pardon à une limite intime : ne pas être voulu. Ell…Lire la suiteRéduire

Le thème principal est celui du rejet amoureux.

La citation relie le pardon à une limite intime : ne pas être voulu.

Elle ouvre vers les thèmes de l’orgueil, du désir, de la blessure affective et de la reconnaissance amoureuse.

Elle invite aussi à distinguer l’amour blessé d’un simple caprice.

Son intérêt vient de cette frontière fragile entre pardon, désir et humiliation sentimentale.

Source, contexte et précautions

La Confession d’un enfant du siècle, vol. I · 1836 · Alfred de Musset · p. 78 du fac-similé

Alfred de Musset est bien l’auteur de cette citation, tirée de La Confession d’un enfant du siècle en 1836 ; le texte exact est directement attesté dans l’édition originale consultée. Le fac-similé du premier volume publié en 1836, page 78, donne mot pour mot : « Une femme pardonne tout, excepté qu’on ne veuille pas d’elle. » Il établit simultanément la formulation, l’œuvre, l’auteur et une attestation datée de 1836. Un article de Lex.dk, signé par l’universitaire Hans Peter Lund, confirme que la phrase apparaît dans La Confession d’un enfant du siècle. Une page moderne la localise dans On ne badine pas avec l’amour, mais cette indication est contredite par le fac-similé de 1836. Conclusion : l’attribution à Alfred de Musset et à La Confession d’un enfant du siècle est vérifiée par une attestation directe de 1836.

Cette formule ne signifie pas que toutes les femmes pardonnent réellement tout sans limite ni discernement. Elle ne présente pas non plus un principe universel sur la psychologie féminine, mais une observation littéraire sur la blessure du rejet amoureux. La phrase vise surtout l’atteinte portée à l’amour-propre lorsqu’une femme comprend qu’elle n’est plus désirée.

Vérification et explication complètes →

Les mots manquent aux émotions.

Comprendre

Attribution confirmée · Formulation exacte · Niveau de preuve 95/100

Dans quel sens utiliser cette citation ?
La citation se rattache au thème de l’émotion, du langage et de l’expression de soi. Elle souligne l’écart entre ce que …Lire la suiteRéduire

La citation se rattache au thème de l’émotion, du langage et de l’expression de soi.

Elle souligne l’écart entre ce que l’on ressent et ce que l’on parvient à dire.

Elle ouvre vers le silence, l’art, la communication et la qualité de l’écoute.

Son idée centrale est que l’absence de mots ne signifie pas l’absence de sens, mais la profondeur d’une expérience encore en quête de forme.

Source, contexte et précautions

Le Dernier Jour d'un Condamné · 1829 · chapitre XLVIII, passage du Pont-au-Change

Cette citation est bien attribuée à Victor Hugo. Elle figure dans Le Dernier Jour d’un condamné, publié en 1829, au chapitre XLVIII, pendant le trajet du condamné sur le Pont-au-Change. Le texte intégral chez Project Gutenberg reproduit directement la phrase « Les mots manquent aux émotions » dans ce passage. Cette attestation dans l’œuvre elle-même établit à la fois la formulation exacte et son attribution à Hugo. Une édition IntraText du même passage reproduit également la formule après le passage par Saint-Jacques-la-Boucherie, apportant une corroboration indépendante de sa localisation. Aucune attribution concurrente significative n’est signalée. Conclusion : l’attribution à Victor Hugo est confirmée, et la formulation diffusée correspond exactement à celle attestée dans Le Dernier Jour d’un condamné.

La citation ne dit pas qu’il est inutile de parler de ses émotions. Elle rappelle seulement que les mots peuvent être imparfaits, sans cesser d’être précieux pour se faire comprendre.

Vérification et explication complètes →

La jeunesse est une fraction de folie.

Comprendre

Vérification en cours

Cette origine reste à vérifier.

Dans quel sens utiliser cette citation ?
La citation relève du thème de la jeunesse. Elle met en relation l’élan, l’imprudence et l’apprentissage de la mesure. E…Lire la suiteRéduire

La citation relève du thème de la jeunesse.

Elle met en relation l’élan, l’imprudence et l’apprentissage de la mesure.

Elle ouvre vers des questions proches : comment accompagner l’audace, comment transmettre l’expérience, comment éviter que la vitalité devienne aveuglement ?

Son intérêt tient à la nuance du mot fraction, qui évite la condamnation totale.

Source, contexte et précautions

Arabian Wisdom: Selections and Translations from the Arabic · 1916 · John Wortabet · section « Youth and Old Age »

La citation ne méprise pas les jeunes. Elle ne réduit pas la jeunesse à l’irrationalité. Elle signale seulement la part d’excès qui accompagne souvent cet âge.

Vérification et explication complètes →

Il n'y a en amour que les honteux qui perdent.

Comprendre

Attribution confirmée · Formulation exacte · Niveau de preuve 95/100

Dans quel sens utiliser cette citation ?
Cette formule s’inscrit dans le thème de l’amour confronté à la retenue et à la pudeur excessive. Chez Molière, la relat…Lire la suiteRéduire

Cette formule s’inscrit dans le thème de l’amour confronté à la retenue et à la pudeur excessive. Chez Molière, la relation amoureuse n’avance qu’à condition de rompre le silence de la honte, car l’attente et la dissimulation laissent souvent passer l’occasion.

La phrase ouvre aussi une réflexion sur le courage d’avouer ses sentiments. Dans les intrigues théâtrales comme dans la vie sociale, l’aveu maladroit vaut mieux que la réserve prolongée qui fige les relations.

Derrière l’image des “honteux” qui perdent, se dessine une interrogation plus large : faut-il protéger sa dignité ou risquer l’exposition de soi pour aimer ? L’amour apparaît ici comme un terrain où l’audace affective l’emporte souvent sur la prudence.

Source, contexte et précautions

Les Amants magnifiques · 1670 · Acte II, scène 1, réplique de Clitidas

Cette citation est bien attribuée à Molière : elle figure exactement dans Les Amants magnifiques, créé en 1670, à l’acte II, scène 1, dans une réplique de Clitidas. Le texte des Amants magnifiques reproduit directement « Il n’y a en amour que les honteux qui perdent » dans le passage indiqué. Cette source atteste donc l’auteur, l’œuvre, le contexte théâtral et la formulation exacte. Le Dictionnaire de l’Académie française, dans sa deuxième édition de 1718 à l’article « honteux », enregistre aussi le proverbe général « Il n’y a que les honteux qui perdent ». Cette tradition proverbiale éclaire la tournure employée par Molière sans remettre en cause l’occurrence précise de la citation dans la comédie. Conclusion : l’attribution à Molière est confirmée, avec une formulation exacte attestée dans Les Amants magnifiques en 1670.

La phrase ne signifie pas que l’amour exige d’ignorer toute pudeur ou toute réserve personnelle. Elle ne dit pas non plus que l’on doit forcer l’amour ou se montrer impudique pour réussir. Elle souligne plutôt que, dans les relations amoureuses, une timidité excessive ou la peur de se déclarer peut empêcher l’amour de se réaliser.

Vérification et explication complètes →

La femme, la fleur. Quel mariage d'émotions qu'on arrose de la larme du bonheur pour que jamais elle ne perde les pétales de son coeur...

Comprendre

Attribution incertaine · Formulation non retrouvée · Niveau de preuve 40/100

Cette attribution reste incertaine.

Dans quel sens utiliser cette citation ?
Le thème principal est l’amour tendre, celui qui protège au lieu de posséder. La citation rejoint aussi les thèmes de la…Lire la suiteRéduire

Le thème principal est l’amour tendre, celui qui protège au lieu de posséder.

La citation rejoint aussi les thèmes de la féminité, de la fragilité émotionnelle et de la beauté intérieure.

Elle invite à penser le bonheur comme une attention répétée, non comme un état acquis une fois pour toutes.

À travers l’image de la fleur, elle ouvre vers une réflexion sur le soin, la délicatesse et la durée des sentiments.

Source, contexte et précautions

Citation Descrea - La femme, la fleur · 18 mai 2013 · UneCitation.com

L’attribution de cette citation à Descrea reste incertaine. La phrase circule sous ce nom, mais aucun texte original, recueil ni support d’auteur n’a été retrouvé pour en établir directement la provenance. UneCitation.com reproduit exactement la formulation le 18 mai 2013 et l’attribue à Descrea. Cette occurrence constitue l’attestation datée la plus ancienne enregistrée ici, mais elle ne fournit aucune référence permettant de remonter à une publication originale. Une page ArtMajeur reprend ensuite la même phrase dans la description d’une œuvre. Elle documente la circulation de la formule, sans apporter de preuve supplémentaire sur son auteur. Conclusion : l’attribution à Descrea reste incertaine ; la formulation exacte circule sous ce nom, mais son origine n’a pas été établie par une source probante.

La citation ne réduit pas la femme à un simple ornement floral. Le risque serait d’y lire une image décorative, alors que le texte insiste surtout sur le soin affectif et la sensibilité. La fragilité évoquée n’est pas une faiblesse, mais une délicatesse à respecter.

Vérification et explication complètes →

Le cœur n’a point de rides

Comprendre

Attribution réfutée · Variante attestée · Niveau de preuve 5/100

Ne pas attribuer cette phrase à cet auteur. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Dans quel sens utiliser cette citation ?
Cette citation appartient au thème de l’amour confronté au temps. Elle relie la vieillesse à la fidélité des sentiments …Lire la suiteRéduire

Cette citation appartient au thème de l’amour confronté au temps.

Elle relie la vieillesse à la fidélité des sentiments plutôt qu’à leur effacement.

Elle ouvre sur des questions proches : qu’est-ce qui demeure de nous lorsque le corps change, et comment continuer à reconnaître la vitalité d’une personne ?

L’image du cœur rappelle que l’existence ne se mesure pas seulement à ce qui devient visible.

Source, contexte et précautions

Hernani · 1830 · Victor Hugo · Acte III, scène I

Cette citation ne doit pas être attribuée à Madame de Sévigné. La formulation diffusée correspond à une variante très proche d’un passage de Hernani de Victor Hugo, publié en 1830, acte III, scène I. Une reproduction numérique de Hernani donne : « Au cœur on n'a jamais de rides », suivi de « Le cœur est toujours jeune et peut toujours saigner ». Cette attestation de 1830 établit l’origine documentée chez Victor Hugo, avec une formulation légèrement différente. L’attribution à Sévigné est en outre fragilisée par la lettre du 29 décembre 1688, qui ne contient ni « rides » ni la formule. Larousse la rattache pourtant à cette lettre, référence contredite par le texte consultable. Conclusion : l’attribution à Madame de Sévigné est incorrecte ; l’origine documentée est rétablie chez Victor Hugo, sous la forme d’une variante attestée dans Hernani.

La formule ne nie pas le vieillissement du corps ni les effets réels de l’âge. Elle ne prétend pas que les sentiments restent identiques toute la vie ni que l’expérience laisse le cœur intact. La phrase rappelle seulement que l’élan intérieur — affection, sensibilité, attachement — ne se marque pas sur le cœur comme les rides sur le visage.

Vérification et explication complètes →

L'amour est patient et plein de bonté.

Comprendre

Vérification en cours

L’attribution à cet auteur reste à vérifier.

Dans quel sens utiliser cette citation ?
Cette citation appartient au thème de l’amour compris comme pratique quotidienne. Elle ouvre sur la question de la bienv…Lire la suiteRéduire

Cette citation appartient au thème de l’amour compris comme pratique quotidienne.

Elle ouvre sur la question de la bienveillance : comment rester attentif lorsque la relation impose lenteur ou frustration ?

Elle rejoint aussi les thèmes du pardon, de l’écoute et de la confiance, sans les nommer directement.

Le texte place la qualité du lien dans les actes durables plutôt que dans l’intensité du moment.

Source, contexte et précautions

Bible Gateway — 1 Corinthiens 13:4-7, Segond 21 · 2007 · Société Biblique de Genève · 1 Corinthiens 13:4

L’énoncé ne suggère pas que l’amour accepte tout sans discernement ni qu’il renonce à toute exigence morale. Il ne décrit pas un sentiment passif ou naïf, mais une disposition active faite de patience et de bonté concrète envers autrui. La phrase ne réduit pas l’amour à une simple émotion : elle évoque plutôt une attitude durable qui se manifeste dans les actes et le caractère.

Vérification et explication complètes →

Réchauffe-toi, mais ne te brûle pas au feu des passions.

Comprendre

Rattachement réfuté · Formulation non retrouvée · Niveau de preuve 20/100

Ne pas citer cette formule sous cette origine. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Dans quel sens utiliser cette citation ?
Le thème principal est la maîtrise des passions. La citation éclaire la frontière entre vivre intensément et se laisser …Lire la suiteRéduire

Le thème principal est la maîtrise des passions.

La citation éclaire la frontière entre vivre intensément et se laisser consumer par ses propres élans.

Elle ouvre vers des questions proches : comment aimer sans dépendance, agir sans aveuglement, désirer sans se perdre.

Dans ce thème, la sagesse n’est pas froideur, mais art de rester vivant sans devenir prisonnier du feu intérieur.

Source, contexte et précautions

Réchauffe-toi, mais ne te brûle pas au feu des passions · 2011 · Cultivons-nous · page publiée le 23 février 2011

Cette citation ne doit pas être attribuée à Proverbe Vietnamien : les répertoires disponibles la présentent comme un proverbe anglais. Cette origine reste cependant documentée indirectement, sans formulation anglaise source retrouvée. Cultivons-nous reproduit exactement « Réchauffe-toi, mais ne te brûle pas au feu des passions » dans une page publiée en 2011 et l’attribue à un « proverbe anglais ». La page ne fournit ni recueil d’origine ni texte anglais correspondant. La langue française donne la même citation avec la même attribution proverbiale anglaise. Cette convergence contredit l’étiquette vietnamienne publiée, tout en restant fondée sur des sources modernes indirectes. Conclusion : l’attribution vietnamienne est incorrecte ; une origine anglaise est rétablie par plusieurs répertoires concordants, mais la formulation source et une attestation historique directe n’ont pas été retrouvées.

Le proverbe ne condamne pas les passions. Le contresens serait d’y lire une invitation à vivre sans désir ni enthousiasme. Il recommande surtout de ne pas confondre intensité et perte de maîtrise.

Vérification et explication complètes →

A raconter ses maux, souvent on les soulage.

Comprendre

Attribution confirmée · Formulation exacte · Niveau de preuve 95/100

Dans quel sens utiliser cette citation ?
Cette citation relève du thème de la souffrance, de la parole et de l’entraide. Elle relie le soulagement à la possibili…Lire la suiteRéduire

Cette citation relève du thème de la souffrance, de la parole et de l’entraide.

Elle relie le soulagement à la possibilité de dire ce qui pèse.

Elle ouvre sur l’écoute, la confiance et la différence entre être consolé et être guéri.

Son idée centrale est que la relation humaine peut modifier le poids subjectif d’une peine.

Source, contexte et précautions

Polyeucte · 1642 · acte I, scène III, vers 161

Cette citation est bien attribuée à Pierre Corneille : elle figure dans Polyeucte, publié en 1642, à l’acte I, scène III, vers 161. La version diffusée reprend le vers à de légères différences de ponctuation et d’accentuation près. Une édition numérisée de Polyeucte donne directement, dans une réplique de Stratonice : « À raconter ses maux souvent on les soulage ». Cette occurrence de 1642 constitue ici la première attestation documentée. Le Dictionnaire françois de Richelet, publié en 1694, cite déjà le vers et le référence à « Corneille Polieucte, a 1 s 3 ». Cette attestation ancienne indépendante corrobore l’auteur et la localisation. Conclusion : l’attribution à Pierre Corneille est confirmée et la formulation publiée correspond au vers attesté, à de minimes différences typographiques près.

Parler peut aider, mais ne guérit pas à lui seul une maladie ou une souffrance grave. La formule ne remplace ni un soin médical ni un accompagnement professionnel lorsque ceux-ci sont nécessaires.

Vérification et explication complètes →

Dans le coeur humain, il y a des cordes qu'il est préférable de ne pas faire vibrer.

Comprendre

Attribution incertaine · Paraphrase attribuée · Niveau de preuve 55/100

Cette attribution reste incertaine. Il s’agit d’une reformulation, pas d’une citation mot pour mot. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Dans quel sens utiliser cette citation ?
La citation relève du thème de la sensibilité et du respect d’autrui. Elle relie l’émotion à la mémoire et à la parole. …Lire la suiteRéduire

La citation relève du thème de la sensibilité et du respect d’autrui.

Elle relie l’émotion à la mémoire et à la parole.

Elle ouvre sur le tact, la vulnérabilité et la responsabilité relationnelle.

Les cordes du cœur figurent ce qui, en chacun, demande une approche délicate.

Source, contexte et précautions

The Old Curiosity Shop · Chapter 55

L’attribution de cette citation à Charles Dickens reste incertaine. La phrase publiée reprend une image bien présente dans The Old Curiosity Shop, mais sous la forme d’une paraphrase plutôt que d’une citation littérale retrouvée chez Dickens. Dans le chapitre 55 du roman, Dickens écrit : « There are chords in the human heart—strange, varying strings—which are only struck by accident… ». Le passage atteste clairement l’image des cordes du cœur humain, sans dire qu’il serait préférable de ne pas les faire vibrer. Un commentaire publié en 2021 présente explicitement la formule anglaise « there are chords in the human heart that had better not be vibrated » comme une paraphrase de Dickens, et non comme ses mots exacts. Conclusion : l’attribution à Charles Dickens reste incertaine ; l’idée est bien reliée à son texte, mais la formulation diffusée est une paraphrase attribuée.

La citation ne demande pas de fuir toute conversation difficile. Elle recommande surtout de ne pas manipuler une blessure intime par curiosité, jeu ou cruauté.

Vérification et explication complètes →

J’ai toujours préféré la folie des passions à la sagesse de l’indifférence.

Comprendre

Attribution confirmée · Formulation exacte · Niveau de preuve 95/100

Dans quel sens utiliser cette citation ?
Cette citation relève du thème de la passion et de l’engagement existentiel. Elle met en tension le désir de se protéger…Lire la suiteRéduire

Cette citation relève du thème de la passion et de l’engagement existentiel.

Elle met en tension le désir de se protéger et le besoin de vivre pleinement.

Elle ouvre vers des questions proches : faut-il préférer la sérénité ou l’intensité, la prudence ou l’élan ?

Le texte prend clairement parti pour une vie qui reste affectée par ce qui lui arrive.

Source, contexte et précautions

Le Crime de Sylvestre Bonnard · 1896 · p. 194

Cette réflexion appartient au Crime de Sylvestre Bonnard d’Anatole France. Elle oppose la force des passions à une sagesse qui se confondrait avec l’indifférence. L’attestation précisément localisée se trouve à la page 194 de l’édition de 1896 ; cette date désigne l’édition documentée, et non nécessairement la première apparition de la phrase. Le fac-similé disponible sur Wikisource donne le texte exact : « J’ai toujours préféré la folie des passions à la sagesse de l’indifférence. » Le projet VariAnatole de l’Université de Lausanne reproduit également ce passage dans sa comparaison des états du roman, ce qui corrobore son rattachement à l’œuvre. Conclusion : L’attribution à Anatole France et la formulation sont confirmées. La référence vérifiable est Le Crime de Sylvestre Bonnard, édition de 1896, page 194.

La citation ne fait pas de toute passion un modèle à suivre. Elle critique l’extinction du désir, non la prudence ni la maîtrise des élans destructeurs.

Vérification et explication complètes →

Les grands abattements suivent les grands enthousiasmes.

Comprendre

Attribution probable · Formulation non retrouvée · Niveau de preuve 70/100

Cette attribution reste probable.

Dans quel sens utiliser cette citation ?
La citation relève des émotions, de l’enthousiasme et du découragement. Elle interroge les rythmes intérieurs qui accomp…Lire la suiteRéduire

La citation relève des émotions, de l’enthousiasme et du découragement.

Elle interroge les rythmes intérieurs qui accompagnent les grands espoirs et les efforts soutenus.

Elle ouvre vers la mesure, le repos et la manière de préserver une énergie durable.

Le thème central est le contrecoup émotionnel des élans trop intenses.

Source, contexte et précautions

Citation enthousiasme — Joseph Roux · DicoCitations · Référence indiquée : Pensées, édition 1885

Cette citation est probablement attribuable à Joseph Roux, mais sa formulation n’a pas été localisée directement dans son œuvre. Elle est rattachée aux Pensées, publiées chez A. Lemerre en 1885, sans passage primaire vérifié. DicoCitations reproduit exactement « Les grands abattements suivent les grands enthousiasmes » et indique comme référence Pensées, édition de 1885. Cette source soutient nettement l’attribution, mais ne permet pas de contrôler le passage dans le volume lui-même. La notice Google Books confirme Joseph Roux comme auteur, A. Lemerre comme éditeur et 1885 comme année de publication. Le catalogue de la BnF corrobore cette édition, sans attester la présence de la phrase. Conclusion : l’attribution à Joseph Roux reste probable ; la formulation exacte est reprise par une source secondaire, mais n’a pas été retrouvée dans une source primaire probante.

La formule ne prétend pas que tout enthousiasme mène nécessairement au découragement. Elle décrit une possibilité de contrecoup, non une fatalité psychologique.

Vérification et explication complètes →

Ce qui ne peut venir danser au bord des lèvres s'en vient hurler au fond de l'âme.

Comprendre

Attribution probable · Formulation non retrouvée · Niveau de preuve 70/100

Cette attribution reste probable.

Dans quel sens utiliser cette citation ?
Cette citation appartient aux thèmes de la parole, des émotions et de la vie intérieure. Elle relie le silence imposé à …Lire la suiteRéduire

Cette citation appartient aux thèmes de la parole, des émotions et de la vie intérieure.

Elle relie le silence imposé à l’intensification possible d’une souffrance intime.

Elle ouvre sur l’écoute, la création, la confidence et la nécessité d’un espace d’expression.

Son thème principal est le besoin de donner une forme partageable à ce qui brûle en soi.

Source, contexte et précautions

L'autre visage — archive de citations Christian Bobin · Christianbobin.fr

Cette citation est probablement attribuable à Christian Bobin, mais la formulation publiée n’a pas été retrouvée directement dans une édition de son œuvre. Une variante très proche est rattachée à L’autre visage, paru chez Lettres vives en 1991. Le site Christianbobin.fr associe à L’autre visage la formule « Ce qui ne peut danser au bord des lèvres - s'en va hurler au fond de l'âme. » Cette proximité soutient fortement l’attribution, sans constituer une vérification directe du passage imprimé. La notice Google Livres confirme que L’autre visage est bien un ouvrage de Christian Bobin publié en 1991 chez Lettres vives. Elle confirme les données bibliographiques, mais pas la présence de la citation. Conclusion : l’attribution à Christian Bobin reste probable ; la formulation exacte publiée n’a pas été retrouvée dans une source probante.

La citation ne demande pas de tout dire à tout le monde ni de se confier sans prudence. Elle souligne l’importance de trouver un espace sûr où ce qui pèse peut être accueilli.

Vérification et explication complètes →

Amour, amour, quand tu nous tiens, on peut bien dire : Adieu prudence.

Comprendre

Attribution confirmée · Formulation exacte · Niveau de preuve 100/100

Dans quel sens utiliser cette citation ?
Le thème principal est l’amour, pris dans sa tension avec la prudence. La citation ouvre vers la passion, le désir, la v…Lire la suiteRéduire

Le thème principal est l’amour, pris dans sa tension avec la prudence.

La citation ouvre vers la passion, le désir, la vulnérabilité et les décisions que l’on ne prendrait pas à froid.

Elle rappelle que l’amour agit moins comme une idée que comme une force qui tient.

Son intérêt vient de cette frontière instable entre élan heureux et risque d’égarement.

Source, contexte et précautions

Fables de La Fontaine (éd. Barbin) — Le Lion amoureux · Livre IV, fable 1, derniers vers

Jean de La Fontaine est bien l’auteur de ces vers, placés à la fin du « Lion amoureux », livre IV, fable 1 des Fables ; l’attribution est vérifiée. Le texte est : « Amour, amour, quand tu nous tiens, / On peut bien dire, Adieu prudence. » Une transcription de l’édition Barbin du « Lion amoureux » reproduit exactement ces deux derniers vers. La citation publiée conserve les mêmes mots, réunis sur une seule ligne avec une ponctuation légèrement modernisée. Le Larousse, à l’entrée « prudence », cite également ces vers et les attribue à La Fontaine. La notice du Petit Palais les reproduit à son tour et précise la référence au livre IV, fable 1. Conclusion : l’attribution à Jean de La Fontaine et au « Lion amoureux » est solidement établie, avec une correspondance textuelle exacte.

La phrase ne recommande pas de perdre toute lucidité par amour. Le contresens serait d’en faire une justification de l’irresponsabilité. Elle observe plutôt la puissance de l’élan amoureux sur la prudence.

Vérification et explication complètes →

Le coeur a ses prisons que l'intelligence n'ouvre pas.

Comprendre

Vérification en cours

L’attribution à cet auteur reste à vérifier.

Dans quel sens utiliser cette citation ?
La citation relève du thème du cœur et de la liberté intérieure. Elle met en tension l’émotion et la raison. Elle ouvre …Lire la suiteRéduire

La citation relève du thème du cœur et de la liberté intérieure. Elle met en tension l’émotion et la raison. Elle ouvre vers l’attachement, le deuil et la guérison. Elle rappelle que la connaissance de soi ne suffit pas toujours à se libérer.

Source, contexte et précautions

Dictionnaire de français Larousse — « prison » · Larousse · citation Marcel Jouhandeau ; « De la grandeur », Grasset

La citation ne condamne pas la raison comme inutile. Elle dit seulement que certaines libérations demandent plus qu’une explication logique.

Vérification et explication complètes →

Le fond du coeur est plus loin que le bout du monde.

Comprendre

Rattachement incertain · Formulation non retrouvée · Niveau de preuve 40/100

Le classement dans ce corpus ne prouve pas cette origine.

Dans quel sens utiliser cette citation ?
La citation se rattache au thème de l’intériorité. Elle met en relation le cœur, le secret et la difficulté de comprendr…Lire la suiteRéduire

La citation se rattache au thème de l’intériorité.

Elle met en relation le cœur, le secret et la difficulté de comprendre autrui.

Elle ouvre vers des questions proches : que peut-on connaître d’un être, que cache-t-on, comment naît la confiance ?

Son centre est l’écart entre la proximité visible et la profondeur invisible.

Source, contexte et précautions

Le fond du coeur est plus loin que le bout du monde : origine et signification du proverbe · L'Internaute

Proverbe généralement rattaché à la tradition chinoise.

La citation ne dit pas qu’il est impossible de connaître quelqu’un. Elle rappelle seulement que l’intimité demande plus qu’une proximité physique. Le fond du cœur ne se livre ni vite ni entièrement.

Vérification et explication complètes →

Chaque passion parle un différent langage.

Comprendre

Attribution confirmée · Formulation exacte · Niveau de preuve 95/100

Dans quel sens utiliser cette citation ?
Cette citation relève du thème des passions et de l’expression des émotions. Elle relie la vie intérieure aux mots, aux …Lire la suiteRéduire

Cette citation relève du thème des passions et de l’expression des émotions. Elle relie la vie intérieure aux mots, aux gestes et aux façons d’agir. Elle ouvre sur la question de l’interprétation : comment reconnaître un sentiment sans projeter sur lui son propre langage ?

Source, contexte et précautions

Œuvres poétiques — L’Art poétique, chant III · édition 1872 · Nicolas Boileau · Chant III

Cette citation est bien attribuée à Nicolas Boileau-Despréaux. Le vers « Chaque passion parle un différent langage » figure dans L’Art poétique, chant III, sous la même formulation que celle publiée. Le chant III dans une édition reproduite des Œuvres poétiques donne directement ce vers dans le texte d’une édition de 1872. Cette reproduction établit la présence de la formule dans l’œuvre de Boileau. Le Littré, à l’entrée « chaque », cite lui aussi exactement le vers et le référence à Boileau, Art poétique, chant III. Cette source de référence du XIXe siècle corrobore séparément l’auteur, l’œuvre et la localisation. Conclusion : l’attribution à Boileau est confirmée et la formulation diffusée est exacte.

La phrase ne réduit pas une personne à sa passion du moment. Elle indique seulement que chaque passion possède des signes et une tonalité propres.

Vérification et explication complètes →

Le silence a le poids des larmes.

Comprendre

Attribution confirmée · Formulation exacte · Niveau de preuve 90/100

Dans quel sens utiliser cette citation ?
Cette citation relève des thèmes du silence, de la tristesse et de l’expression émotionnelle. Elle relie l’absence de mo…Lire la suiteRéduire

Cette citation relève des thèmes du silence, de la tristesse et de l’expression émotionnelle.

Elle relie l’absence de mots à la présence d’une douleur possible.

Elle ouvre sur l’écoute, la retenue et la difficulté de faire place à ce qui ne peut pas encore être formulé.

Son idée centrale est que l’émotion ne se mesure pas seulement à ce qui se montre.

Source, contexte et précautions

Désir noir · 2023-03-15 · Anne-Sophie Jahn · Chapitre 9, « Omerta », épigraphe

Cette citation est bien attribuée à Louis Aragon : « Le silence a le poids des larmes » est rattaché au poème « Le Mot », dans Le Domaine privé. Dans Désir noir d’Anne-Sophie Jahn, publié en 2023, la phrase apparaît mot pour mot en épigraphe avec attribution à Aragon et à Le Domaine privé. Cette source secondaire documente clairement la formulation publiée. L’édition critique des Œuvres poétiques complètes recense Le Domaine privé et le poème « Le Mot » à la page 893, tandis qu’une reproduction du poème complet montre exactement le vers dans la quatrième strophe. Cette dernière indique aussi une première publication dans Poésie 43, mais cette information reste rapportée par le site. Conclusion : l’attribution à Louis Aragon est confirmée et la formulation publiée correspond exactement au vers attesté.

Tout silence ne cache pas une peine. La formule invite à l’attention et à l’écoute, non à interpréter automatiquement ce que ressent une personne.

Vérification et explication complètes →

L'amour, c'est l'espace et le temps rendus sensibles au coeur.

Comprendre

Attribution confirmée · Formulation exacte · Niveau de preuve 100/100

Dans quel sens utiliser cette citation ?
La citation s'inscrit d'abord dans le thème de l'amour, mais elle déborde immédiatement vers celui de l'existence. Elle …Lire la suiteRéduire

La citation s'inscrit d'abord dans le thème de l'amour, mais elle déborde immédiatement vers celui de l'existence.

Elle invite en effet à penser comment une relation affective transforme la manière dont nous vivons la durée, l'absence, la proximité et la mémoire. En prenant de la hauteur, elle montre que l'amour n'est pas seulement un objet de sentiment, mais une forme de perception.

Elle ouvre ainsi sur des questions de temps vécu et de présence intérieure.

Source, contexte et précautions

La Prisonnière (Sodome et Gomorrhe III), À la recherche du temps perdu, tome VI, 3e édition · 1923 · Chapitre premier

Cette citation est bien attribuée à Marcel Proust et provient de La Prisonnière (Sodome et Gomorrhe III), dans À la recherche du temps perdu, publiée en 1923 ; la phrase se trouve au chapitre premier. La reproduction Project Gutenberg de l’édition NRF de 1923 donne directement la formule : « L'amour c'est l'espace et le temps rendus sensibles au cœur. » Cette édition constitue la première attestation datée enregistrée ici. La seule différence avec la citation publiée est l’ajout d’une virgule après « amour ». Le Dictionnaire Larousse à l’entrée amour reproduit précisément la version avec cette virgule et l’attribue à Proust, La Prisonnière. Une anthologie consacrée à Marcel Proust replace en outre la phrase dans son contexte narratif autour d’Albertine. L'attribution à Marcel Proust et à La Prisonnière est solidement établie.

Cette citation ne dit pas que l'amour dure longtemps ou qu'il abolit la distance — elle ne parle ni de fidélité ni de séparation surmontée. Le mot sensible est ici décisif : Proust dit que l'amour rend le cœur capable de percevoir l'espace et le temps, non qu'il les efface. Il ne s'agit donc pas d'un éloge de la constance amoureuse, mais d'une définition de l'amour comme expérience intérieure de la durée et de l'étendue.

Vérification et explication complètes →

Un homme qui prive un autre homme de sa liberté est prisonnier de la haine, des préjugés et de l'étroitesse d'esprit.

Comprendre

Vérification en cours

L’attribution à cet auteur reste à vérifier.

Dans quel sens utiliser cette citation ?
Cette citation relève des thèmes de la liberté, de la dignité et de la lutte contre l’oppression. Elle relie le droit de…Lire la suiteRéduire

Cette citation relève des thèmes de la liberté, de la dignité et de la lutte contre l’oppression.

Elle relie le droit de chacun à une critique des préjugés qui rendent la domination possible.

Elle ouvre vers la justice, la responsabilité et les conditions d’une coexistence réellement humaine.

Le cœur du texte est relationnel : la liberté ne se possède pas contre les autres.

Source, contexte et précautions

Nelson Mandela, a giant of our time · 2019-05-03 · Tahar Ben Jelloun / UNESCO · conclusion de l’autobiographie

La citation ne met pas sur le même plan la victime et celui qui la prive de liberté. Elle montre que l’oppresseur se déforme moralement, sans diminuer la gravité subie par la personne opprimée.

Vérification et explication complètes →

Les larmes sont des mots... qu'on osera jamais dire.

Comprendre

Attribution non établie · Formulation non retrouvée · Niveau de preuve 20/100

L’attribution à cet auteur reste à vérifier.

Dans quel sens utiliser cette citation ?
La citation relève du thème des émotions et du non-dit. Elle ouvre sur la pudeur, l’écoute et les limites du langage fac…Lire la suiteRéduire

La citation relève du thème des émotions et du non-dit.

Elle ouvre sur la pudeur, l’écoute et les limites du langage face à certaines expériences.

Elle invite à reconnaître que toute parole humaine ne passe pas uniquement par les mots.

Source, contexte et précautions

Tears are words the heart can't express. - Gerard Way · 11 October 2012 · PensieriParole

Aucune origine personnelle suffisamment établie ne peut être donnée à Anonyme pour cette formule. La version française publiée n’a pas été retrouvée dans une source probante et aucun auteur documenté ne peut lui être rattaché avec certitude. Une page PensieriParole, datée du 11 octobre 2012, atteste la circulation de « Tears are words the heart can't express », attribuée à Gerard Way, mais sans source primaire. Cette formulation anglaise est proche par le sens sans correspondre exactement au texte français. A-Z Quotes reprend la même attribution à Gerard Way, là encore sans documentation supplémentaire. Ces reprises ne suffisent ni à identifier l’auteur de la phrase publiée ni à démontrer qu’elle dérive directement de cette version anglaise. Conclusion : l’origine de la formulation française reste non établie ; elle n’a pas été retrouvée dans une source suffisamment probante.

La citation ne permet pas de deviner avec certitude ce que ressent une personne qui pleure. Elle rappelle que l’émotion peut parler sans dispenser d’écoute ni de dialogue.

Vérification et explication complètes →

L'art était une émotion supplémentaire qui venait s'ajouter à une technique habile.

Comprendre

Attribution confirmée · Traduction attestée · Niveau de preuve 100/100

Dans quel sens utiliser cette citation ?
La citation se rattache au thème de l’art comme alliance entre savoir-faire et expression. Elle ouvre sur le rapport ent…Lire la suiteRéduire

La citation se rattache au thème de l’art comme alliance entre savoir-faire et expression.

Elle ouvre sur le rapport entre l’apprentissage, le style et la réception d’une œuvre.

Elle interroge aussi ce qui distingue une réalisation compétente d’une création qui laisse une trace chez celui qui la regarde ou l’écoute.

Dans cette perspective, la technique devient non une fin, mais le langage disponible pour transmettre une sensibilité.

Source, contexte et précautions

Charlie Chaplin : Quotes · Charlie Chaplin Office · Citation « Art was an additional emotion applied to skillful technique » et extrait de My Autobiography

Cette citation est bien attribuée à Charlie Chaplin. Elle provient de My Autobiography (1964), au chapitre 25, dans le récit d’une conversation avec Sergueï Rachmaninov : « Art was an additional emotion applied to skillful technique. » Le site officiel de Charlie Chaplin reproduit directement la phrase et son contexte autobiographique. La version française « L’art était une émotion supplémentaire qui venait s’ajouter à une technique habile » en restitue fidèlement le sens, avec une syntaxe légèrement développée. Une référence secondaire au passage reproduit la même formulation anglaise et la localise au chapitre 25, autour de la page 390 selon l’édition utilisée. Elle corrobore ainsi l’œuvre et l’emplacement. Conclusion : l’attribution à Charlie Chaplin est confirmée, et la formulation française est une traduction attestée d’un passage de My Autobiography.

La phrase ne rabaisse pas la technique. Elle ne soutient pas non plus qu’une émotion brute suffit à faire œuvre. Elle souligne que l’art exige la rencontre d’un savoir-faire et d’une sensibilité.

Vérification et explication complètes →

L'art est une émotion supplémentaire qui vient s'ajouter à une technique habile.

Comprendre

Attribution confirmée · Traduction attestée · Niveau de preuve 95/100

Dans quel sens utiliser cette citation ?
Cette citation s’inscrit dans le thème de la création artistique et de la relation entre forme et sensibilité. Elle inte…Lire la suiteRéduire

Cette citation s’inscrit dans le thème de la création artistique et de la relation entre forme et sensibilité.

Elle interroge ce qui rend une œuvre vivante, au-delà de la précision de son exécution.

Elle ouvre aussi sur les notions de style, d’interprétation et de réception : ce qui touche ne réside pas seulement dans le geste, mais dans ce qu’il parvient à transmettre.

L’art apparaît ici comme une compétence devenue expressive.

Source, contexte et précautions

Charlie Chaplin : Quotes · Charlie Chaplin official website · Excerpt from “My Autobiography”

Cette citation est bien attribuée à Charlie Chaplin. Elle provient de My Autobiography (1964), où le texte anglais donne : « Art was an additional emotion applied to skillful technique. » Le site officiel de Charlie Chaplin reproduit directement cet extrait de l’autobiographie et établit l’attribution ainsi que la formulation anglaise. La phrase française publiée en est une traduction fidèle, avec un passage au présent et une légère reformulation syntaxique. Une entrée Dico-Citations donne une version française presque identique, « L'art était une émotion supplémentaire… », et la rattache à Histoire de ma Vie (1964). Cette reprise corrobore la traduction sans remplacer la source de référence. Conclusion : l’attribution à Charlie Chaplin est confirmée, et la formulation française est une traduction attestée du passage original.

La phrase ne transforme pas l’art en simple débordement sentimental. Elle ne prétend pas non plus qu’une technique parfaite serait froide par nature. Elle décrit une alliance, non une opposition, entre maîtrise et émotion.

Vérification et explication complètes →

L’art n'exige pas seulement la passion, il veut avant tout la vérité, et d'abord, la vérité de la passion.

Comprendre

Attribution probable · Formulation non retrouvée · Niveau de preuve 70/100

Cette attribution reste probable.

Dans quel sens utiliser cette citation ?
La citation relève de l’art, de la passion et de la vérité. Elle interroge ce qui rend une œuvre profondément convaincan…Lire la suiteRéduire

La citation relève de l’art, de la passion et de la vérité.

Elle interroge ce qui rend une œuvre profondément convaincante.

Elle ouvre vers l’authenticité, le style et le rapport entre émotion et forme.

Source, contexte et précautions

Citation Alain Veinstein art : L'art n'exige pas seulement la passion...

Cette citation est probablement attribuable à Alain Veinstein, mais la formulation publiée n’a pas été retrouvée directement dans une œuvre. Elle est notamment rattachée à La Partition, ouvrage paru en 2004. Une notice de citation consacrée à Veinstein reproduit exactement la phrase sous son nom, sans fournir de page ni de référence primaire. Une reprise artistique de 2016 l’attribue également à Veinstein et la rattache à La Partition, sans montrer le passage du livre. La notice Hachette de La Partition confirme l’existence de l’ouvrage, son auteur et sa parution le 1er septembre 2004. Elle établit ce cadre bibliographique, mais pas la présence de la citation. Conclusion : l’attribution à Alain Veinstein reste probable ; la formulation exacte n’a pas été retrouvée dans une source probante.

La citation ne condamne pas le travail technique. Elle refuse que la technique serve à maquiller une émotion absente.

Vérification et explication complètes →

L’ambition, l’avarice, l’amour, la haine tiennent comme un forçat son esprit à la chaîne.

Comprendre

Attribution confirmée · Variante attestée · Niveau de preuve 95/100

Dans quel sens utiliser cette citation ?
Le thème principal est celui des passions enchaînantes. La citation rejoint les questions de liberté intérieure, d’excès…Lire la suiteRéduire

Le thème principal est celui des passions enchaînantes.

La citation rejoint les questions de liberté intérieure, d’excès, de maîtrise de soi et de dépendance affective ou morale.

Elle rappelle que les passions ne sont pas mauvaises par leur seule présence, mais par leur empire.

Dans ce thème, la chaîne symbolise le moment où l’élan devient servitude.

Source, contexte et précautions

Boileau - Œuvres poétiques/Satires/Satire VIII · Satire VIII, vers 67-68

Cette citation est bien attribuée à Nicolas Boileau-Despréaux, mais la formulation diffusée est une variante du passage de la Satire VIII, attestée dès 1666. Le texte de la Satire VIII donne aux vers 67-68 : « L’ambition, l’amour, l’avarice, la haine, / Tiennent comme un forçat son esprit à la chaîne. » La version publiée inverse seulement l’ordre de « amour » et « avarice ». Le fac-similé de l’édition de 1872, p. 133, reproduit le même ordre que le texte de la satire et confirme cette lecture. Le reste de la formulation demeure identique. Conclusion : l’attribution à Nicolas Boileau-Despréaux est confirmée, mais la formulation diffusée est une variante attestée du texte de la Satire VIII.

La citation ne condamne pas tout amour ni toute ambition. Elle vise les passions lorsqu’elles deviennent des maîtres et retirent à l’esprit sa liberté.

Vérification et explication complètes →

L'esprit n'est point ému de ce qu'il ne croit pas.

Comprendre

Attribution confirmée · Formulation exacte · Niveau de preuve 95/100

Dans quel sens utiliser cette citation ?
La citation relève des thèmes de la croyance, de l'émotion et de la vérité ressentie. Elle met en relation la force d'un…Lire la suiteRéduire

La citation relève des thèmes de la croyance, de l'émotion et de la vérité ressentie.

Elle met en relation la force d'un récit avec la confiance qu'il inspire.

Elle ouvre vers les questions de vraisemblance, de persuasion et de réception des œuvres.

Son idée centrale est que l'émotion a besoin d'un monde auquel l'esprit accepte, au moins un instant, de prendre part.

Source, contexte et précautions

Œuvres poétiques de Boileau — L’Art poétique, chant III · 1872 · Vers 47-50; p. 222 du texte / vue 232

Cette citation est bien attribuée à Nicolas Boileau-Despréaux : elle figure dans L’Art poétique, chant III, publié en 1674. Le vers « L’esprit n’est point ému de ce qu’il ne croit pas » apparaît dans le développement consacré à la vraisemblance théâtrale. Le fac-similé des Œuvres poétiques, dans l’édition de 1872, reproduit directement le passage aux vers 47 à 50. Le corpus de l’Université de Lausanne reproduit le même texte et le rattache à l’édition de 1674. Les Remarques de Voltaire citent également les quatre vers et les attribuent explicitement à Boileau, Art poétique, chant III. Cette réception ancienne corrobore l’attribution. Conclusion : l’attribution à Nicolas Boileau-Despréaux est confirmée et la formulation publiée est attestée exactement.

La citation ne dit pas que seule une information strictement vraie peut émouvoir. Une œuvre imaginaire peut toucher profondément dès lors qu'elle paraît juste ou crédible dans son univers.

Vérification et explication complètes →

L’admiration est un abandon heureux de soi-même, l’envie une revendication malheureuse du moi.

Comprendre

Attribution confirmée · Traduction attestée · Niveau de preuve 95/100

Dans quel sens utiliser cette citation ?
La citation se rattache au thème de l’admiration. Elle relie regard sur autrui, envie, moi et joie intérieure. Elle ouvr…Lire la suiteRéduire

La citation se rattache au thème de l’admiration.

Elle relie regard sur autrui, envie, moi et joie intérieure.

Elle ouvre vers les thèmes de la jalousie, de l’humilité, de l’inspiration et de la comparaison sociale.

Son centre est l’opposition entre une ouverture qui élève et une revendication de soi qui rend malheureux.

Source, contexte et précautions

Sygdommen til Døden · 1849 · Søren Kierkegaard · p. 86

Cette citation est bien attribuée à Sören Kierkegaard. La formulation française est une traduction d’un passage de Sygdommen til Døden (La Maladie à la mort), publié en 1849. Le fac-similé danois de 1849, à la page 86, donne : « Beundring er lykkelig Selvfortabelse, Misundelse ulykkelig Selvhævdelse. » Ce passage fournit directement le texte danois auquel correspond la citation française. Une étude philosophique de Sara Protasi reproduit aussi la traduction anglaise standard et rattache explicitement la formule à Kierkegaard et à The Sickness Unto Death. Elle apporte une corroboration secondaire de l’auteur et de l’œuvre. Conclusion : l’attribution à Sören Kierkegaard est confirmée, et la formulation française est une traduction attestée du passage danois publié en 1849.

La citation ne demande pas de se mépriser devant ce que l’on admire. Elle distingue l’ouverture heureuse de l’effacement humilié. Il ne faut pas confondre admiration et soumission, ni envie et simple désir de progresser.

Vérification et explication complètes →

Lorsqu'un sentiment est naturel chez moi, j'en conclus qu'il est naturel chez beaucoup d'autres hommes.

Comprendre

Attribution confirmée · Traduction attestée · Niveau de preuve 95/100

Dans quel sens utiliser cette citation ?
Le thème principal est l’universalité relative des sentiments. La citation relie l’expérience intime à la connaissance d…Lire la suiteRéduire

Le thème principal est l’universalité relative des sentiments.

La citation relie l’expérience intime à la connaissance des autres.

Elle ouvre vers l’empathie, la psychologie, la littérature et la condition humaine.

Son apport tient à sa prudence : le sentiment personnel n’est pas une preuve totale, mais un indice possible du commun.

Source, contexte et précautions

David Copperfield — Chapter 32: The Beginning of a Long Journey · 1849-1850 · Chapter XXXII, opening sentence

Cette citation est bien attribuée à Charles Dickens. Elle correspond à une traduction française d’une phrase de David Copperfield, localisée au chapitre XXXII, « The Beginning of a Long Journey », dans l’œuvre publiée en 1849-1850. La transcription du chapitre XXXII reproduit directement : « What is natural in me, is natural in many other men, I infer. » Le sens et la structure de cette phrase correspondent étroitement à la formulation française, qui doit donc être présentée comme une traduction du texte anglais. Le chapitre universitaire de Tyson Stolte, publié en 2022 et consacré à cette formule dans David Copperfield, apporte une corroboration secondaire de l’attribution à Dickens. Conclusion : l’attribution à Dickens est confirmée, et la formulation diffusée est une traduction attestée du passage anglais.

La citation ne dit pas que tout le monde ressent exactement la même chose. Elle ne transforme pas l’expérience personnelle en vérité absolue. Elle propose une hypothèse de proximité humaine, fondée sur la simplicité d’un sentiment naturel.

Vérification et explication complètes →

Les baisers drus sont les messagers du coeur.

Comprendre

Rattachement incertain · Formulation non retrouvée · Niveau de preuve 40/100

Le classement dans ce corpus ne prouve pas cette origine. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Dans quel sens utiliser cette citation ?
La citation relève du thème de l’amour exprimé. Elle met en avant le passage du sentiment intérieur vers le geste visibl…Lire la suiteRéduire

La citation relève du thème de l’amour exprimé.

Elle met en avant le passage du sentiment intérieur vers le geste visible.

Elle ouvre vers les questions du langage amoureux, de la pudeur, du corps et de la sincérité.

Son intérêt tient à la fusion entre tendresse physique et parole du cœur.

Source, contexte et précautions

Les plus beaux proverbes espagnols

L’attribution de cette citation à Proverbe français reste incertaine. La formule circule dans plusieurs recueils français qui la présentent comme espagnole, mais aucun original espagnol ni occurrence ancienne suffisamment probante n’a été retrouvé. La page Les plus beaux proverbes espagnols reproduit exactement « Les baisers drus sont les messagers du coeur » et la classe parmi les proverbes espagnols. Elle ne fournit toutefois ni texte source ni référence historique permettant d’établir cette origine. Le répertoire Dico-citations reprend la même attribution espagnole, également sans source ancienne précise. Le Centro Virtual Cervantes atteste l’existence du recueil bilingue de César Oudin de 1659, mais sa notice ne montre pas que cette formule y figure. Conclusion : l’attribution française reste incertaine ; la formulation n’a pas été retrouvée dans une source d’origine suffisamment probante, et l’attribution espagnole concurrente n’est pas établie.

La citation ne réduit pas l’amour à un geste physique. Elle parle d’un signe d’affection, non d’une preuve obligatoire. Le contresens serait d’oublier que le cœur peut aussi se dire par la retenue.

Vérification et explication complètes →

Qui obéit à ses passions n'est capable de rien et c'est aussi pour cela qu'il n'est pas propre à commander.

Comprendre

Rattachement réfuté · Formulation non retrouvée · Niveau de preuve 20/100

Ne pas citer cette formule sous cette origine. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Dans quel sens utiliser cette citation ?
La citation se rattache à la maîtrise de soi et au pouvoir. Elle ouvre vers le leadership, la responsabilité et la diffé…Lire la suiteRéduire

La citation se rattache à la maîtrise de soi et au pouvoir.

Elle ouvre vers le leadership, la responsabilité et la différence entre autorité et domination.

Elle pose une question centrale : quelle part de soi faut-il savoir réguler pour ne pas faire peser ses impulsions sur les autres ?

Source, contexte et précautions

Citations Proverbes orientaux · Citations.education

Cette citation ne doit pas être attribuée au Proverbe irlandais. Les sources retrouvées la rattachent plutôt à un « proverbe oriental », mais sans document ancien, langue d’origine ni tradition précise permettant d’en établir davantage l’histoire. La page Citations Proverbes orientaux reproduit exactement la formule sous cette attribution. Il s’agit toutefois d’une source indirecte, qui ne fournit ni texte original ni référence historique vérifiable. Une page consacrée au monde des passions, publiée en 2015, classe elle aussi cette phrase comme « proverbe oriental ». Cette convergence contredit l’étiquette irlandaise, sans suffire à préciser l’origine orientale elle-même. Conclusion : l’attribution au Proverbe irlandais est incorrecte ; l’origine orientale est la seule attribution alternative documentée ici, mais elle reste étayée de manière indirecte.

La phrase ne condamne pas toute émotion ni tout désir. Elle vise l’emprise des impulsions lorsqu’elles remplacent le jugement et la responsabilité.

Vérification et explication complètes →

Nous ne devrions jamais avoir honte de nos larmes, car c'est une pluie qui disperse la poussière recouvrant nos coeurs endurcis.

Comprendre

Attribution confirmée · Traduction attestée · Niveau de preuve 100/100

Dans quel sens utiliser cette citation ?
La citation se rattache aux thèmes des émotions, de la vulnérabilité et de la consolation. Elle questionne les normes qu…Lire la suiteRéduire

La citation se rattache aux thèmes des émotions, de la vulnérabilité et de la consolation.

Elle questionne les normes qui opposent trop vite la force à l’expression de la peine.

Elle ouvre sur la compassion envers soi-même, le deuil et la capacité à rester sensible malgré les épreuves.

Son idée centrale est que l’émotion peut assouplir ce que la douleur a rigidifié.

Source, contexte et précautions

Great Expectations · 1861 · Chapter XIX

Cette citation est bien attribuée à Charles Dickens : la formulation française est une traduction attestée d’un passage de Great Expectations, publié en 1861, au chapitre XIX. Le texte intégral de Great Expectations donne directement la phrase anglaise : « Heaven knows we need never be ashamed of our tears, for they are rain upon the blinding dust of earth, overlying our hard hearts. » Cette occurrence dans l’œuvre constitue la première attestation indiquée ici. Un fac-similé ancien sur Wikisource montre le même passage à la fin du chapitre XIX, page 167. Une sélection Goodreads recoupe encore cette formulation, mais comme source secondaire. Conclusion : l’attribution à Charles Dickens est confirmée ; la citation française correspond à une traduction attestée du passage original anglais.

La citation ne dit pas que pleurer résout toutes les souffrances. Elle rappelle seulement que les larmes ne méritent pas d’être méprisées ni cachées par principe.

Vérification et explication complètes →

Le public aime souffrir par procuration.

Comprendre

Attribution incertaine · Formulation non retrouvée · Niveau de preuve 40/100

Cette attribution reste incertaine.

Dans quel sens utiliser cette citation ?
Cette citation s’inscrit dans le thème des émotions artistiques et du rapport du public au drame. Elle éclaire la place …Lire la suiteRéduire

Cette citation s’inscrit dans le thème des émotions artistiques et du rapport du public au drame.

Elle éclaire la place de l’empathie, de la distance et du récit dans l’expérience culturelle.

Elle ouvre une question plus large : pourquoi cherchons-nous, dans les œuvres, des sentiments que nous évitons parfois dans la vie quotidienne ?

La réponse tient en partie à la forme donnée à la douleur, qui la rend pensable et partageable.

Source, contexte et précautions

Le public aime souffrir · 2007-04-11 · Cultivonsnous.fr · Mention « Extrait de Ma vie »

L’attribution de cette citation à Charlie Chaplin reste incertaine. La formule « Le public aime souffrir par procuration » circule sous son nom, parfois comme un extrait de Ma vie, mais aucun passage de Chaplin n’a été directement localisé pour l’établir. Un article de Cultivonsnous.fr publié en 2007 reproduit exactement la phrase et la présente comme un extrait de Ma vie. Cette mention constitue la première attestation documentée ici, mais elle ne fournit ni page ni formulation anglaise permettant de remonter au texte original. Une entrée Dico-Citations donne la même formule sous le nom de Chaplin tout en indiquant « Sans référence ». Une page de La langue française la rattache également à Ma vie, sans localisation primaire supplémentaire. Conclusion : l’attribution à Charlie Chaplin demeure incertaine, et la formulation exacte n’a pas été retrouvée dans un document probant de l’auteur.

La phrase ne prétend pas que le public aime la souffrance réelle des autres. Elle ne confond pas l’émotion d’une œuvre avec le goût de la cruauté. Elle vise l’expérience contrôlée et médiatisée du drame.

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La peine et le plaisir se suivent.

Comprendre

Origine collective — rattachement à préciser · Formulation exacte · Niveau de preuve 95/100

Une origine collective ne confirme pas le rattachement à cette tradition.

Dans quel sens utiliser cette citation ?
Le thème principal est l’alternance de la vie. La citation ouvre vers la patience, la résilience, le changement et la me…Lire la suiteRéduire

Le thème principal est l’alternance de la vie.

La citation ouvre vers la patience, la résilience, le changement et la mesure des émotions.

Elle rappelle que les moments humains ne se comprennent pas isolément.

Elle invite à penser la joie et la peine comme deux passages d’un même chemin.

Source, contexte et précautions

Dictionnaire étymologique, historique et anecdotique des proverbes et des locutions proverbiales de la langue française · 1842 · Pierre-Marie Quitard · p. 589, entrée « peine »

Cette formule relève bien d’une origine proverbiale française, donc collective. L’attribution au Proverbe français est documentée, et « La peine et le plaisir se suivent » est attesté exactement au XIXe siècle. Le Dictionnaire des proverbes de Pierre-Marie Quitard, publié en 1842, reproduit directement la formule à l’entrée « peine » et l’explique dans le cadre du thème de l’alternance entre peine et plaisir. Cette source de référence établit le texte et son statut proverbial. La Langue Française reproduit également la même phrase sous l’attribution aux proverbes français. Cette source moderne confirme sa circulation, sans apporter de datation historique supplémentaire. Conclusion : l’origine collective française est documentée et la formulation exacte « La peine et le plaisir se suivent » est attestée.

Le proverbe ne dit pas que toute souffrance est automatiquement récompensée. Le contresens serait d’en faire une consolation facile. Il parle d’alternance, non de justice garantie.

Vérification et explication complètes →

Quand intelligence et sensibilité sont en parfait équilibre, on a le merveilleux acteur.

Comprendre

Attribution probable · Formulation non retrouvée · Niveau de preuve 70/100

Cette attribution reste probable.

Dans quel sens utiliser cette citation ?
Le thème principal est l’art de l’interprétation. La citation rejoint le talent, la sensibilité, la technique et la prés…Lire la suiteRéduire

Le thème principal est l’art de l’interprétation.

La citation rejoint le talent, la sensibilité, la technique et la présence scénique.

Elle ouvre vers une réflexion plus large sur l’équilibre nécessaire à toute création.

Elle rappelle que l’émotion devient plus forte lorsqu’elle est éclairée par l’intelligence.

Source, contexte et précautions

Dico-Citations — Quand intelligence et sensibilité sont en parfait équilibre… · Entrée rattachée à Histoire de ma vie (1964)

Cette citation est probablement attribuable à Charlie Chaplin, mais sa formulation exacte n’a pas été retrouvée dans une source permettant de contrôler directement le passage. Elle est rattachée à son autobiographie Histoire de ma vie, publiée en 1964. Dico-Citations reproduit exactement la phrase française et l’attribue à Chaplin en la reliant à Histoire de ma vie (1964). Le passage correspondant n’est toutefois pas directement documenté dans l’autobiographie. Le Cours Acquaviva reprend la même formule dans un témoignage de Françoise Menidrey et la présente également comme des mots de Charlie Chaplin. Cette convergence atteste la circulation de l’attribution, sans apporter de preuve primaire supplémentaire. Conclusion : l’attribution à Charlie Chaplin reste probable ; la formulation exacte n’a pas été retrouvée dans une source suffisamment probante.

La citation ne réduit pas le jeu d’acteur à une recette mécanique. Elle indique une tension à tenir, plus qu’une méthode facile à appliquer.

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Changer de thème, garder le fil