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Attribution réfutée · Variante attestée
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Bien sûr, j'ai pensé parfois mettre fin à mes jours, mais je n'ai pas su par lequel commencer.

Statut attribution : Attribution incorrecte
Attribution finalement identifiée : Jacques Prévert
Mise en ligne : 25 Septembre 2026 · Mise à jour : 25 Septembre 2026
Publié : 25/09/2026 · Mis à jour : 25/09/2026

Ne pas attribuer cette phrase à cet auteur. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Origine et source de la citation

Attribution réfutée · Variante attestée · 10/100

Cette citation ne doit pas être attribuée à Ernest Renan. Les sources conservées la rattachent à Jacques Prévert et à Fatras (1966), sous une formulation légèrement différente de celle publiée.

Un article universitaire de 2024 reproduit : « Bien sûr, des fois, j’ai pensé mettre fin à mes jours, mais je ne savais jamais par lequel commencer », en référant explicitement ce passage à Prévert, Fatras, 1966. Il s’agit d’une source secondaire, non du texte primaire de l’ouvrage.

Dico-Citations reprend la même version sous le nom de Prévert. La citation publiée remplace notamment « des fois » par « parfois » et « je ne savais jamais » par « je n’ai pas su ».

Conclusion : l’attribution à Ernest Renan est incorrecte ; la formule est rattachée à Jacques Prévert, dans Fatras, et la version diffusée en constitue une variante.

Sources documentaires 2

Références utilisées pour établir l'origine et l'attribution de cette citation.

  1. Preuve principale Source secondaire
    La part de la modalisation dans le défigement
    Thouraya Ben Amor 2024
    Localisation : exemple 16, p. 12/14
    Ce que cette source établit

    Article universitaire reproduisant le passage « Bien sûr, des fois... » et le référant explicitement à Prévert, Fatras, 1966. La formulation enregistrée en est une variante proche.

  2. Source complémentaire Source indirecte
    Bien sûr, des fois, j'ai pensé mettre fin à mes jours...
    Dico-Citations
    Localisation : référence Fatras (1966)
    Ce que cette source établit

    Reproduit la formulation de Fatras et l’attribue à Jacques Prévert; source indirecte concordante.

Signification & explications

De la surface au sens profond

Signification en une phrase

Cette formule d’humour noir désamorce l’idée de « mettre fin à ses jours » en prenant le pluriel de l’expression au pied de la lettre.

Contresens à éviter

L’humour de la formule ne doit pas banaliser une pensée suicidaire réelle. Lorsqu’une personne évoque concrètement l’idée de mourir, ses paroles méritent une écoute sérieuse et une aide adaptée, même si elles sont formulées sur le ton de la plaisanterie.

Sens littéral de la citation

Signification directe : Le locuteur dit avoir parfois pensé à mettre fin à sa vie, puis prétend ne pas savoir par quel « jour » commencer.

Mots et expressions clés : « mettre fin à ses jours » signifie mourir volontairement ; la chute détache le mot « jours » de cette expression figée et le traite comme une série de journées parmi lesquelles il faudrait choisir.

Sens profond de la citation

L’hésitation sur le premier jour devient l’image d’un esprit suspendu entre l’idée de disparaître et l’attachement persistant au temps vécu. L’humour agit comme une fissure par laquelle la vie reprend momentanément place dans une pensée sombre.

Lectures possibles

  1. Lecture descriptive : La phrase produit un humour noir en transformant une expression grave en problème absurde de calendrier.
  2. Lecture prescriptive : Elle peut inviter à prendre une distance verbale face aux pensées sombres, sans nier leur gravité.
  3. Lecture réflexive : Le jeu de mots montre comment le langage peut contenir simultanément le désespoir et une impulsion de survie.

Quand et comment l'utiliser ?

Contextes, effet produit et précautions

Contextes d’utilisation

On peut employer cette formule dans une analyse de l’humour noir, du double sens ou des expressions idiomatiques. Elle convient à un commentaire littéraire sur la manière dont une chute comique déplace un sujet grave. Son usage public exige du discernement, car le suicide peut toucher directement certaines personnes. Elle n’est pas appropriée pour minimiser un appel à l’aide ou tourner une souffrance précise en dérision.

Effet produit

Cette citation appartient plutôt à l’humour noir littéraire qu’à la conversation ordinaire. Elle peut illustrer un jeu sur une expression figée, mais elle doit être évitée lorsque la souffrance d’une personne est en jeu. Dans ce cas, mieux vaut répondre avec présence, respect et attention plutôt qu’avec un trait d’esprit.

Pourquoi cette citation sur l’humour touche ?

Thèmes, morale et impact émotionnel

Le rire peut offrir une distance face à une idée sombre, mais il ne remplace jamais l’attention portée à une détresse réelle.

Thèmes de la citation

Cette citation se rattache au thème de l’humour noir. Elle repose sur le double sens de l’expression « mettre fin à ses jours » et confronte le lecteur à une réalité grave par une logique absurde. Elle touche aussi aux thèmes du désespoir, du langage et de la survie. Son intérêt tient à la tension entre la légèreté de la forme et la lourdeur du sujet.

Impact émotionnel et culturel

La citation crée un mélange brusque de malaise et de rire, caractéristique de l’humour noir. La gravité du début rend la pirouette finale plus surprenante, mais aussi plus délicate. Culturellement, elle illustre la capacité du mot d’esprit à approcher un tabou tout en révélant les limites éthiques de la plaisanterie.

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Mise en ligne

25 Septembre 2026

Dernière modification

25 Septembre 2026