Citation +Mieux comprendre la citation
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Attribution confirmée · Traduction attestée
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Dans le vrai rapport de la prière, ce n'est pas Dieu qui entend ce qu'on lui demande, mais celui qui prie, qui continue de prier jusqu'à être lui-même, celui qui entend ce que Dieu veut.

Mise en ligne : 25 Février 2026 · Mise à jour : 22 Septembre 2026
Publié : 25/02/2026 · Mis à jour : 22/09/2026

Origine et source de la citation

Attribution confirmée · Traduction attestée · 95/100

Cette citation est bien attribuée à Sören Kierkegaard : la formulation française traduit un passage de son journal JJ:464, daté de 1846 et édité dans Søren Kierkegaards Skrifter, volume 18, page 295.

Le passage danois reproduit par la Bibliothèque royale développe précisément cette idée : la vérité de la prière ne réside pas dans le fait que Dieu entende la demande, mais dans la persévérance de celui qui prie jusqu’à devenir lui-même celui qui entend ce que Dieu veut. Le sens de la version française correspond donc étroitement au texte attesté.

La concordance du Søren Kierkegaard Forskningscenteret relie par ailleurs l’ancienne référence Pap. VII 1 A 56 à l’entrée JJ:464. Elle consolide le repérage éditorial du passage, sans constituer à elle seule la preuve de son contenu.

Conclusion : l’attribution à Kierkegaard est confirmée, et la citation diffusée est une traduction attestée du passage danois de 1846.

Sources documentaires 2

Références utilisées pour établir l'origine et l'attribution de cette citation.

  1. Preuve principale Source de référence
    Søren Kierkegaards Skrifter / Journal JJ, entry 464
    Søren Kierkegaard 1846
    Localisation : JJ:464; SKS 18, p. 295
    Ce que cette source établit

    Le portail de la Bibliothèque royale danoise reproduit le passage danois correspondant, où l’orant devient celui qui entend ce que Dieu veut. Le passage confirme directement l’attribution et le sens de la traduction française.

  2. Source complémentaire Source de référence
    SKS · Konkordans Pap. > SKS
    Søren Kierkegaard Forskningscenteret 2018
    Localisation : VII 1 A 56 → JJ:464
    Ce que cette source établit

    La concordance officielle du Søren Kierkegaard Forskningscenteret relie l’ancienne référence Pap. VII 1 A 56 à l’entrée JJ:464. Elle confirme le locator, sans être à elle seule la preuve du texte.

Signification & explications

De la surface au sens profond

Signification en une phrase

La prière véritable ne consiste pas surtout à faire entendre une demande à Dieu, mais à devenir soi-même capable d’entendre ce que Dieu veut.

Contresens à éviter

La citation ne veut pas dire que Dieu serait sourd aux demandes humaines.

Le contresens serait de lire cette phrase comme un refus de la prière de demande.

Elle insiste plutôt sur la transformation du priant, appelé à passer de la requête à l’écoute.

Sens littéral de la citation

Signification directe

La phrase oppose deux manières de comprendre la prière.

Dans la première, la personne prie pour que Dieu entende ce qu’elle demande.

Dans la seconde, qui est présentée comme le « vrai rapport » de la prière, celui qui prie persévère jusqu’à changer de position intérieure : il n’est plus seulement celui qui parle, mais celui qui écoute.

La demande adressée à Dieu laisse place à une attention plus profonde à ce que Dieu veut.

Explication des mots/expressions clés

  • vrai rapport de la prière : la manière juste d’entrer dans la prière, au-delà d’une simple demande formulée.
  • ce qu’on lui demande : les souhaits, besoins ou requêtes que l’on adresse à Dieu.
  • celui qui prie : la personne engagée dans l’acte de prier, avec sa parole, son attente et son intériorité.
  • continue de prier : la persévérance qui transforme peu à peu l’attitude du priant.
  • entend ce que Dieu veut : le passage d’une parole tournée vers soi à une écoute orientée vers la volonté divine.

Sens profond de la citation

La prière devient ici le symbole d’une conversion du regard : l’être humain cesse d’occuper tout l’espace avec ses demandes.

Elle figure une écoute qui ne naît pas d’un silence vide, mais d’une parole longuement déposée jusqu’à ce que le priant se laisse déplacer.

Au-delà du cadre religieux, la citation évoque toute démarche intérieure où l’on commence par réclamer une réponse, puis où l’on découvre qu’il fallait d’abord apprendre à écouter.

Lectures possibles

▸ Lecture 1: comprendre : la prière est décrite comme un déplacement intérieur, depuis la demande formulée vers l’écoute patiente.

▸ Lecture 2: analyser : Kierkegaard inverse la relation ordinaire entre l’homme et Dieu ; le problème n’est pas que Dieu n’entende pas, mais que le priant doit apprendre à entendre autrement.

▸ Lecture 3: réfléchir : la citation invite à voir la prière non comme un moyen d’obtenir ce que l’on veut, mais comme une discipline qui rend disponible à une volonté plus haute que la sienne.

Quand et comment l'utiliser ?

Contextes, effet produit et précautions

Contextes d’utilisation

Cette citation s’adresse surtout à un public intéressé par la spiritualité, la théologie ou l’expérience intime de la foi.

Elle peut accompagner une réflexion sur la prière de demande, la patience, le discernement ou la volonté divine.

Dans un cadre non religieux, elle reste utilisable si l’on met l’accent sur l’écoute intérieure plutôt que sur une doctrine précise.

Mieux vaut éviter de l’employer comme une formule de consolation rapide, car elle suppose une relation exigeante au silence et à la persévérance.

Elle gagne en force lorsqu’elle est citée dans un contexte de recul, de méditation ou de recherche de sens.

Effet produit

On peut employer cette citation dans un échange sur la prière, la foi ou l’écoute intérieure.

Elle convient pour rappeler qu’une démarche spirituelle ne sert pas seulement à exprimer un besoin, mais aussi à recevoir une orientation.

Son usage demande de la sobriété : elle parle à des lecteurs sensibles au langage religieux ou à la dimension intérieure de l’existence.

Pourquoi cette citation sur Dieu touche ?

Thèmes, morale et impact émotionnel

Prier, ce n’est pas seulement parler à Dieu ; c’est apprendre à écouter ce que sa propre demande ne savait pas encore entendre.

Thèmes de la citation

Le thème principal est la prière, comprise comme relation vivante plutôt que simple parole adressée à Dieu.

La citation ouvre vers le discernement, l’humilité et l’écoute de la volonté divine.

Elle rejoint aussi la question de la transformation intérieure : que devient celui qui prie lorsqu’il ne cherche plus seulement une réponse favorable ?

Dans cette perspective, la foi n’apparaît pas comme une demande satisfaite, mais comme une manière d’apprendre à entendre autrement.

Impact émotionnel et culturel

La phrase produit un effet de renversement discret : celui qui croyait parler à Dieu découvre qu’il doit devenir celui qui écoute.

Sa force vient de cette inversion, facile à retenir parce qu’elle déplace le centre de la prière.

Elle peut toucher un lecteur croyant par sa profondeur spirituelle, mais aussi un lecteur plus large par son exigence d’attention.

Sa résonance s’inscrit dans une culture de l’intériorité, où la prière n’est pas réduite à une demande, mais devient un travail sur soi.

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Mise en ligne

25 Février 2026

Dernière modification

22 Septembre 2026