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Citations de Voltaire

ÉcrivainPhilosopheSatiriste 1694–1778française LittératurePhilosophieHumour & satire

Des citations autour de argent, changement, avec leur sens et les preuves de leur attribution.

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Portrait de Voltaire
Crédits

File:Nicolas de Largillière - Portrait de Voltaire (1694-1778) en 1718 - P208 - Musée Carnavalet - 2.jpg

Créateur : Nicolas de Largillière

CC0

Creative Commons Zero, Public Domain Dedication

Modifications : recadrage carré, redimensionnement et conversion WebP par Citations+.

Source et conditions sur Wikimedia Commons ↗

Les citations

6 citations

Voltaire Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

Ne pas adopter l’esprit de son époque ou de son âge expose à en subir les peines sans en recevoir l’élan ni la justesse.

Sources et niveau de preuve · 100/100

Niveau de Preuve 100/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

La citation est solidement attribuée à Voltaire, dans les stances « À Mme du Châtelet », poème commençant par « Si vous voulez que j’aime encore ». Les deux vers sont attestés dans les œuvres de Voltaire et étaient déjà imprimés en 1746.

Une édition savante numérisée des œuvres de Voltaire reproduit directement : « Qui n'a pas l'esprit de son âge, / De son âge a tout le malheur ». Elle établit le texte et son attribution.

La notice bibliographique de la BnF indique que ces stances ont été imprimées dès 1746 dans les Œuvres diverses, sans fixer pour autant leur date exacte de composition. Larousse reproduit également les deux vers et les rattache aux stances à la marquise du Châtelet.

Conclusion : le texte et son attribution à Voltaire sont vérifiés ; une impression des stances est documentée dès 1746.

La citation ne demande pas de se conformer servilement à son âge.

Elle ne condamne pas la jeunesse d’esprit ni la liberté de caractère.

Le contresens serait d’y lire une injonction rigide, alors qu’elle vise surtout le décalage qui rend malheureux.

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Voltaire Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

L’argent peut réunir des intérêts opposés en devenant une valeur commune plus forte que les croyances affichées.

Sources et niveau de preuve · 100/100

Niveau de Preuve 100/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Voltaire est bien l’auteur de « Quand il s’agit d’argent, tout le monde est de la même religion », écrite dans une lettre à Mme d’Épinay le 26 décembre 1760 ; l’attribution et la date sont directement documentées.

La lettre 4390 de la Correspondance de Voltaire contient exactement la phrase dans son contexte épistolaire. Cette reproduction établit le texte, l’auteur, le destinataire et la date indiquée.

La page Wikiquote consacrée à Voltaire renvoie à la même lettre et au 26 décembre 1760, mais constitue une source secondaire. Une notice de DicoCitations reprend également la formule, avec une valeur documentaire moindre.

Conclusion : l’attribution à Voltaire et la localisation dans sa lettre à Mme d’Épinay du 26 décembre 1760 sont solidement établies par une reproduction directe de la correspondance.

La citation ne dit pas que toutes les personnes ou toutes les religions se valent devant l’argent.

Elle ne critique pas la foi en elle-même.

Elle attaque l’uniformité des comportements guidés par l’intérêt.

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Voltaire Attribution confirmée Variante attestée
En clair

Devant l’ordre de l’univers, Voltaire exprime l’idée qu’une telle horloge suppose une intelligence qui l’a réglée.

Sources et niveau de preuve · 100/100

Niveau de Preuve 100/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

La formule est bien attribuée à Voltaire et provient de Les Cabales, Œuvre pacifique, publié en 1772 ; l’origine est fortement étayée, avec une légère différence de formulation par rapport au texte ancien.

Une transcription de l’édition de 1772 sur Wikisource, reliée à un fac-similé Gallica, donne : « L’univers m’embarrasse, et je ne puis songer / Que cette horloge existe, et n’ait point d’horloger. » La version publiée ici remplace donc « cette » par « telle » et « point » par « pas ». Le corpus universitaire Satires 18 confirme l’attribution à Voltaire et la date de 1772, tandis que la notice BnF confirme l’édition.

Conclusion : attribution fortement étayée à Voltaire, sous une forme légèrement modernisée.

Voltaire

Formulation originale documentée

L’univers m’embarrasse, et je ne puis songer / Que cette horloge existe, et n’ait point d’horloger.
Preuve principale

Les Cabales, Œuvre pacifique · Voltaire · 1772 · Passage « L’univers m’embarrasse… » dans l'édition de 1772

Transcription d'une édition de 1772, reliée à un fac-similé Gallica, contenant le texte de Voltaire : « L’univers m’embarrasse... Que cette horloge existe et n’ait point d’horloger. » Elle établit l'attribution et montre que la citation Citations+ est une variante légère.

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Source complémentaire

Les Cabales · Université Jean Monnet Saint-Étienne · 1772 · Notice du poème satirique

Corpus universitaire donnant l'auteur Voltaire, l'année 1772 et les références éditoriales de Les Cabales ; sert de contrôle bibliographique.

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Source complémentaire

Catalogue général BnF — Les Cabales, Œuvre Pacifique. Par Monsieur de Voltaire · Bibliothèque nationale de France · 1772 · Notice bibliographique, document consultable sur Gallica

La notice BnF confirme l'existence d'une édition de 1772 des Cabales par Voltaire et son accès sur Gallica ; elle confirme les métadonnées, pas à elle seule le passage.

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Recherche contradictoire effectuée sur la formulation et l'image de l'horloge : aucune attribution alternative documentaire significative n'a été trouvée. La version Citations+ modernise et modifie légèrement le texte (« telle » pour « cette », « pas » pour « point »).

La phrase ne doit pas être réduite à une démonstration scientifique.

Elle ne décrit pas un horloger réel caché dans le monde.

Le cœur de l’image est philosophique : l’ordre de l’univers suscite la question d’une intelligence créatrice.

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Voltaire Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

Un regard trop rapide peut confondre des abus ponctuels avec les règles réelles d’un pays ou d’un milieu.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Voltaire est bien l’auteur de cette phrase, publiée dans Le Sottisier en 1880, après sa mort ; l’attribution est solidement établie par une édition reliée au manuscrit autographe.

Le fac-similé de l’édition Garnier de 1880 montre directement la phrase exacte dans les Œuvres complètes, tome 32, Appendice, page 554.

La notice de la BnF attribue Le Sottisier à Voltaire et précise que sa première édition de 1880 a été établie d’après le manuscrit autographe conservé à l’Ermitage. WorldCat confirme cette publication et sa relation à une copie authentique du manuscrit.

Conclusion : l’attribution à Voltaire, la formulation exacte et la publication dans Le Sottisier sont vérifiées, avec une transmission éditoriale explicitement rattachée au manuscrit autographe.

La citation ne dit pas qu’un visiteur ne peut jamais percevoir une injustice réelle.

Elle demande de vérifier avant de transformer une expérience limitée en jugement sur tout un pays ou tout un peuple.

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Voltaire Attribution incertaine Formulation non retrouvée
En clair

Beaucoup croient se corriger alors qu’ils remplacent simplement un défaut par un autre.

Cette attribution reste incertaine. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Sources et niveau de preuve · 40/100

Niveau de Preuve 40/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

L’attribution de cette citation à Voltaire reste incertaine. La phrase circule sous son nom, et une provenance dans le Dictionnaire philosophique portatif de 1764 est parfois avancée, mais aucun passage, édition ou repère vérifiable ne permet d’établir cette origine.

Dico-citations attribue bien la formule à Voltaire tout en la signalant « Sans référence » : cette notice atteste donc sa circulation moderne, non sa présence dans une œuvre de l’auteur.

Une autre notice moderne propose précisément 1764 sans fournir le texte-source. Une édition des œuvres complètes contient par ailleurs un passage authentique sur le fait de se corriger et les défauts, mais pas cette formulation.

Conclusion : l’attribution à Voltaire reste incertaine et la formulation publiée n’a pas été retrouvée dans une source suffisamment probante.

La citation ne dit pas que toute correction est impossible.

Le contresens serait d’en faire une sentence désespérée sur la nature humaine.

Elle vise surtout les progrès de façade, ceux qui changent le travers sans changer le fond.

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Voltaire Attribution réfutée Formulation non retrouvée
En clair

La citation avertit qu’une injustice ou une violence non réparée tend à provoquer des réponses qui reproduisent le même mal.

Ne pas attribuer cette phrase à cet auteur. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Sources et niveau de preuve · 10/100

Niveau de Preuve 10/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation ne doit pas être attribuée à Voltaire. Les sources conservées la rattachent à Henri-Dominique Lacordaire, dans ses Œuvres ou ses Pensées, sans que le passage ait été directement vérifié dans une édition de référence.

ECRICOME reproduit exactement « L’injustice appelle l’injustice ; la violence engendre la violence » sous le nom d’Henri Lacordaire et l’associe aux Œuvres de 1872. Cette source reste secondaire et ne fournit ni tome, ni page, ni fac-similé.

Une note de Gilles G. Jobin rattache la formule à la conférence « Des lois fondamentales du gouvernement divin », tandis que DicoCitations la donne également à Lacordaire dans les Pensées. Aucune source conservée ne soutient Voltaire.

Conclusion : l’attribution à Voltaire est incorrecte ; l’origine est rétablie à Henri-Dominique Lacordaire, même si la formulation n’a pas été contrôlée directement dans l’œuvre.

La formule ne rend pas les victimes responsables de la violence qu’elles subissent et ne condamne pas toute protection ou résistance. Elle décrit un risque d’escalade, non une fatalité ni une équivalence automatique entre les actes.

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L’auteur derrière les mots

L’univers de Voltaire

Voltaire (1694-1778), de son vrai nom François-Marie Arouet, est un écrivain et philosophe majeur du XVIIIe siècle. Il est l’une des figures centrales du mouvement des Lumières en France.

Connu pour son esprit critique, il combat l’intolérance, le fanatisme religieux et l’injustice. Il est emprisonné à la Bastille puis contraint à l’exil en Angleterre, où il découvre une plus grande liberté de pensée. Ses œuvres célèbres incluent Candide, Lettres philosophiques et Dictionnaire philosophique.

Il utilise souvent l’ironie et la satire pour dénoncer les abus du pouvoir. Il défend la liberté d’expression et la tolérance religieuse. Voltaire entretient une correspondance abondante avec de nombreux intellectuels européens.

Il s’installe à Ferney, près de la frontière suisse, où il influence la vie intellectuelle. Il meurt en 1778 à Paris, laissant une empreinte durable sur la pensée moderne.

La biographie éclaire l’univers de l’auteur. Elle ne constitue pas, à elle seule, une preuve d’attribution d’une citation.

Prolonger la lecture

De la phrase à l’œuvre

Des œuvres de cet auteur identifiées comme sources principales dans les dossiers publiés.

Comment lire les statuts et le score ?

Le niveau de preuve mesure la force des éléments documentaires. Ce n’est pas une probabilité. Le score ne remplace jamais le verdict d’attribution.

Confirmée / probable
Les éléments soutiennent le rattachement, avec un degré de confirmation différent.
Incertaine / origine non établie
Les éléments ne permettent pas de confirmer l’attribution.
Réfutée
Le dossier écarte ce rattachement. Ne le reprenez pas comme une origine confirmée.
Collective
L’origine relève d’une transmission collective. Cela ne confirme pas une tradition ou un pays précis.
Vérification en cours
Le dossier d’attribution n’est pas finalisé. L’absence de score n’est pas un score nul.

Et la formulation ?

Une formulation exacte, une traduction, une variante et une paraphrase ne s’utilisent pas de la même manière. Une paraphrase est une reformulation documentée, pas un verbatim.

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