En clair
Ne pas adopter l’esprit de son époque ou de son âge expose à en subir les peines sans en recevoir l’élan ni la justesse.
Sources et niveau de preuve · 100/100
Niveau de Preuve 100/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.
La citation est solidement attribuée à Voltaire, dans les stances « À Mme du Châtelet », poème commençant par « Si vous voulez que j’aime encore ». Les deux vers sont attestés dans les œuvres de Voltaire et étaient déjà imprimés en 1746.
Une édition savante numérisée des œuvres de Voltaire reproduit directement : « Qui n'a pas l'esprit de son âge, / De son âge a tout le malheur ». Elle établit le texte et son attribution.
La notice bibliographique de la BnF indique que ces stances ont été imprimées dès 1746 dans les Œuvres diverses, sans fixer pour autant leur date exacte de composition. Larousse reproduit également les deux vers et les rattache aux stances à la marquise du Châtelet.
Conclusion : le texte et son attribution à Voltaire sont vérifiés ; une impression des stances est documentée dès 1746.
La citation ne demande pas de se conformer servilement à son âge.
Elle ne condamne pas la jeunesse d’esprit ni la liberté de caractère.
Le contresens serait d’y lire une injonction rigide, alors qu’elle vise surtout le décalage qui rend malheureux.