Pour néant recule qui malheur attend.
Une origine collective ne confirme pas le rattachement à cette tradition.
Une origine collective ne confirme pas le rattachement à cette tradition.
Origine collective — rattachement à préciser · Formulation exacte · 100/100
Cette formule relève d’une origine proverbiale collective française, sous l’étiquette Proverbe français. La première attestation renseignée date de 1611, dans A Dictionarie of the French and English Tongues de Randle Cotgrave, à l’entrée « Neant ».
La page numérisée du dictionnaire de Cotgrave donne « Pour neant recule qui malheur attend » et la marque « Prov. ». Elle atteste ainsi directement la formulation et son statut proverbial au début du XVIIe siècle.
Le Littré, au XIXe siècle, reprend la formule dans son historique et la rattache explicitement à Cotgrave. Cette source lexicographique ultérieure confirme sa transmission comme proverbe français ancien.
Conclusion : l’origine collective française est documentée, et la formulation publiée correspond exactement à celle attestée chez Cotgrave en 1611.
Références utilisées pour établir l'origine et l'attribution de cette citation.
Le proverbe apparaît directement dans le dictionnaire de Cotgrave sous la forme « Pour neant recule qui malheur attend », marqué « Prov. ».
Le Littré reprend la formule et la rattache explicitement à Cotgrave, confirmant sa transmission comme proverbe français ancien.
De la surface au sens profond
Celui qui recule uniquement parce qu’il craint le malheur abandonne sans raison certaine.
La phrase ne condamne pas la prudence face à un danger établi.
Elle critique l’abandon dicté par une peur sans élément concret.
Le proverbe dit qu’il recule « pour néant » celui qui se retire seulement parce qu’il attend un malheur.
Le recul figure le geste par lequel la crainte ferme une possibilité avant même que l’épreuve ne se présente.
Le malheur attendu représente toutes les catastrophes que l’esprit imagine et auxquelles il donne déjà la force du réel.
▸ Lecture 1: comprendre : la peur d’un danger imaginaire peut faire abandonner trop tôt.
▸ Lecture 2: analyser : le texte distingue le risque réel de l’anticipation anxieuse.
▸ Lecture 3: réfléchir : il invite à ne pas laisser un avenir supposé gouverner entièrement le présent.
Contextes, effet produit et précautions
Cette formule convient aux conversations sur le courage, l’incertitude et la prise de décision.
Elle est utile dans un cadre d’apprentissage ou de changement professionnel.
Formulez-la avec tact auprès d’une personne anxieuse : elle n’efface pas les raisons concrètes de sa peur.
Son style ancien lui donne une gravité particulière.
Citez-la quand quelqu’un hésite à commencer un projet par crainte d’un échec hypothétique.
Elle peut servir à distinguer une précaution utile d’un renoncement prématuré.
Évitez-la lorsqu’une personne fait face à un risque sérieux et documenté.
Thèmes, morale et impact émotionnel
Ne renoncez pas au présent pour un malheur qui n’existe encore que dans la crainte.
Le rythme bref de la phrase donne à l’avertissement une fermeté presque martiale.
Elle transforme une inquiétude diffuse en un mouvement visible : reculer.
Cette image rend le proverbe facile à retenir pour ceux qui cherchent à dépasser une hésitation.
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