Gouverne ta bouche selon ta bourse.
Une origine collective ne confirme pas le rattachement à cette tradition.
Une origine collective ne confirme pas le rattachement à cette tradition.
Origine collective — rattachement à préciser · Variante attestée · 95/100
Cette formule relève bien d’une origine proverbiale française, donc collective. L’attribution au Proverbe français est documentée, tandis que la version publiée constitue une variante d’un proverbe attesté dès 1611.
Le dictionnaire de Randle Cotgrave donne à l’entrée « Bourse » : « Selon ta bourse gouverne ta bouche », avec la marque explicite « Prov. ». La citation publiée conserve les mêmes termes et le même sens, mais inverse l’ordre des deux segments.
La notice Bob consacrée à la formule date également cette expression de 1611 et renvoie à Cotgrave. Cette corroboration confirme la chronologie sans remplacer l’attestation directe du dictionnaire.
Conclusion : l’origine collective française est documentée ; « Gouverne ta bouche selon ta bourse » est une variante attestée du proverbe ancien « Selon ta bourse gouverne ta bouche ».
Références utilisées pour établir l'origine et l'attribution de cette citation.
Le fac-similé transcrit « Selon ta bourse gouverne ta bouche » et le marque explicitement « Prov. ». La citation enregistrée inverse l’ordre des deux segments.
Date la formule de 1611 et signale indépendamment Cotgrave et Gomes de Trier. Sert de contrôle chronologique, sans remplacer la lecture du passage de Cotgrave.
De la surface au sens profond
Il faut régler ses paroles et ses promesses selon ses moyens réels, sans parler plus grand que sa bourse.
Le proverbe ne dit pas qu’il faut se taire par pauvreté.
Le contresens serait d’en faire une interdiction d’ambition.
Il vise surtout les paroles qui dépassent les moyens disponibles.
Le proverbe conseille de maîtriser ce que l’on dit en fonction de ce que l’on possède ou peut payer.
Il associe la bouche, qui promet ou dépense en paroles, à la bourse, qui contient les moyens matériels.
La bouche représente l’élan des promesses, parfois plus rapide que la réalité.
La bourse symbolise la limite concrète que les mots devraient respecter.
Le proverbe place la prudence au croisement de la parole et de l’argent.
▸ Lecture 1: comprendre : ne promets pas plus que tu ne peux tenir.
▸ Lecture 2: analyser : la parole imprudente peut créer une dette morale ou financière.
▸ Lecture 3: réfléchir : la modestie dans le discours protège de l’embarras et du mensonge.
Contextes, effet produit et précautions
Elle s’adresse à un public confronté à des engagements, des achats, des promesses ou des projets.
Dans une conversation professionnelle, elle peut servir à défendre un budget réaliste.
Dans un cadre personnel, elle invite à ne pas promettre par orgueil.
Il faut l’éviter lorsqu’elle risque de rabaisser quelqu’un pour ses moyens limités.
Cette citation convient pour rappeler à quelqu’un de ne pas s’engager trop vite, surtout en matière d’argent ou de promesse.
Elle produit un effet de rappel pratique, presque comptable.
Elle doit rester un conseil de prudence, non une humiliation sociale.
Thèmes, morale et impact émotionnel
La parole juste connaît la taille de la bourse qui la soutient.
La formule frappe par son duo concret : bouche et bourse.
Elle fait sourire tout en rappelant une vérité parfois gênante.
Sa mémorisation tient à la sonorité et à l’image d’un discours attaché au porte-monnaie.
Culturellement, elle appartient aux proverbes de retenue et de bon sens financier.
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