Cette citation ne doit pas être attribuée au Proverbe espagnol. Le passage documenté se trouve chez Amadou Hampâté Bâ, dans Aspects de la civilisation africaine (1972), dans la section « Présence du Sacré en toutes choses. Animisme. »
La reproduction du chapitre donne directement une formulation plus longue, où figurent « l’homme, les animaux, les végétaux, les astres » et l’idée d’une puissance invisible qui les anime. La citation diffusée en reprend le sens en supprimant notamment la mention de « l’homme noir » et en réordonnant légèrement l’énumération.
Une thèse universitaire reproduit le même passage et le renvoie à « Bâ 1972 : 119 », ce qui corrobore l’auteur et sa localisation bibliographique.
Conclusion : l’attribution à un proverbe espagnol est incorrecte ; l’origine est rétablie à Amadou Hampâté Bâ, tandis que la formulation diffusée constitue une variante du passage attesté.