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Niveau de preuve
Rattachement réfuté · Formulation exacte
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Le diable prend ce qu'on ôte à Dieu.

Statut attribution : Attribution incorrecte
Attribution finalement identifiée : Proverbe français
Mise en ligne : 25 Février 2026 · Mise à jour : 11 Septembre 2026
Publié : 25/02/2026 · Mis à jour : 11/09/2026

Ne pas citer cette formule sous cette origine. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Origine et source de la citation

Rattachement réfuté · Formulation exacte · 5/100

Cette citation ne doit pas être attribuée à Proverbe Danois. La formule est documentée dans la tradition proverbiale française, sous une graphie ancienne très proche de la version publiée.

Dans Le livre des proverbes français, Le Roux de Lincy donne en 1842 « Le diable prend ce qu'on oste à Dieu » et la classe parmi des proverbes communs rattachés au XVe siècle. Cette occurrence constitue ici la première attestation directement localisée de la formule.

La notice d’Open Library confirme les métadonnées de l’édition de 1842, sans prouver elle-même le passage. languefrancaise.net signale par ailleurs une source lexicographique française de 1859 pour la même expression.

Conclusion : l’attribution au proverbe danois est incorrecte ; l’origine proverbiale française est rétablie par une attestation directe ancienne de la formule.

Sources documentaires 3

Références utilisées pour établir l'origine et l'attribution de cette citation.

  1. Preuve principale Source de référence
    Le livre des proverbes français
    Le Roux de Lincy 1842
    Localisation : tome I, série I, rubrique « Diable »
    Ce que cette source établit

    Le fac-similé/OCR montre directement « Le diable prend ce qu'on oste à Dieu » et le classe comme proverbe commun du XVe siècle dans un recueil de proverbes français. C’est une attestation documentaire directe de la formule, sous graphie ancienne.

  2. Source complémentaire Source de référence
    Le livre des proverbes français
    Le Roux de Lincy 1842
    Ce que cette source établit

    Confirme les métadonnées bibliographiques de l’édition de 1842 (Le Roux de Lincy, Paulin, français) et son classement thématique comme ouvrage de proverbes français ; cette notice seule ne prouve pas le passage.

  3. Source complémentaire Source secondaire
    le diable prend ce qu'on ôte à Dieu
    languefrancaise.net / Bob 2026
    Ce que cette source établit

    Enregistre la formule en français et renvoie à une source lexicographique de 1859 (supplément du dictionnaire de Mozin). Cette source corrobore une circulation française ancienne, sans établir à elle seule une origine nationale exclusive.

Signification & explications

De la surface au sens profond

Signification en une phrase

Ce que l’on retire au bien ou au sacré risque d’être repris par le mal ou le désordre.

Contresens à éviter

La citation ne doit pas être lue comme une doctrine théologique précise.

Elle parle surtout d’un déplacement moral : ce qu’on retire au bien nourrit autre chose.

Sens littéral de la citation

Signification directe

Le proverbe affirme que ce qui est ôté à Dieu tombe dans les mains du diable.

Il oppose deux destinataires symboliques : Dieu pour le bien, le sacré ou la droiture ; le diable pour la tentation ou le mal.

Explication des mots/expressions clés

  • ôter à Dieu : détourner une part due au bien, à la foi ou à la conscience.
  • le diable prend : image d’une force mauvaise qui profite du vide laissé.

Sens profond de la citation

Dieu et le diable figurent deux orientations opposées de la vie intérieure.

La citation suggère qu’un espace moral ne reste jamais neutre très longtemps.

Lectures possibles

▸ Lecture 1: comprendre : un abandon du bien laisse place à son contraire.

▸ Lecture 2: analyser : la phrase critique les compromis qui retirent de l’espace à la droiture.

▸ Lecture 3: réfléchir : ce qui n’est pas nourri par une exigence supérieure peut être récupéré par des forces moins nobles.

Quand et comment l'utiliser ?

Contextes, effet produit et précautions

Contextes d’utilisation

Cette citation convient à un public familier des images religieuses ou morales.

Elle peut servir dans un texte sur les priorités, la fidélité intérieure ou la vigilance.

Il faut éviter d’en faire une condamnation religieuse directe contre autrui.

Son efficacité repose sur la force symbolique de l’opposition Dieu/diable.

Effet produit

On peut l’utiliser pour évoquer une perte de principes, de temps ou d’attention accordée à ce qui élève.

Elle produit un effet d’avertissement moral.

Elle convient mieux à un contexte spirituel ou symbolique qu’à une discussion purement technique.

Pourquoi cette citation sur Dieu touche ?

Thèmes, morale et impact émotionnel

Ce qu’on enlève au bien ne disparaît pas toujours : autre chose l’occupe.

Le vide moral attire vite le désordre.

Thèmes de la citation

Le thème principal est la vigilance morale.

Le proverbe relie le sacré, le mal et les conséquences d’un abandon.

Il ouvre vers les questions de priorité intérieure : que nourrit-on, que néglige-t-on, que devient l’espace laissé vide ?

Il rappelle que la neutralité morale peut être fragile.

Impact émotionnel et culturel

La formule frappe par sa tension dramatique entre Dieu et le diable.

Elle crée un sentiment de danger moral immédiat.

Sa mémorisation vient de la simplicité du transfert : ce qui est ôté à l’un passe à l’autre.

Elle résonne dans une culture proverbiale nourrie d’images religieuses fortes.

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À propos

Langue

fr

Mise en ligne

25 Février 2026

Dernière modification

11 Septembre 2026