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Origine et source de la citation

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Cette phrase est de Charles de Gaulle et figure dans Mémoires de guerre, tome I : L’Appel (1940-1942), publié chez Plon en 1954, au chapitre « La France combattante ».

La numérisation de L’Appel sur Internet Archive permet de vérifier directement le passage. La phrase s’inscrit entre « Dans le mouvement incessant du monde » et « Le communisme passera. Mais la France ne passera pas. » Cette publication de 1954 constitue la première attestation documentée par les sources disponibles ici.

La notice de la BnF confirme l’auteur, le titre, l’éditeur Plon et l’année 1954. Wikiquote référence également le passage à l’édition Pocket de 2010, chapitre 8, p. 287.

Conclusion : l’attribution à Charles de Gaulle et aux Mémoires de guerre est solidement établie par une reproduction directe du texte.

Sources documentaires 3

Références utilisées pour établir l'origine et l'attribution de cette citation.

  1. Preuve principale Source primaire
    Mémoires de guerre, tome I : L’Appel (1940-1942)
    Charles de Gaulle 1954
    Localisation : Chapitre « La France combattante » ; passage numérisé sur Internet Archive, lignes OCR autour de 13275-13277.
    Ce que cette source établit

    Le passage apparaît directement dans la numérisation du texte de l’ouvrage : la formulation complète contient la phrase enregistrée et se poursuit par « Le communisme passera. Mais la France ne passera pas. »

  2. Source complémentaire Source de référence
    Catalogue général de la BnF — Mémoires de guerre. 1, L'appel, 1940-1942 / Charles de Gaulle
    Bibliothèque nationale de France 1954
    Localisation : Notice bibliographique BnF, résultat « Mémoires de guerre. 1, L'appel, 1940-1942 / Charles de Gaulle Plon », date 1954.
    Ce que cette source établit

    Confirme les métadonnées bibliographiques de l’ouvrage : auteur Charles de Gaulle, titre Mémoires de guerre. 1, L'appel, 1940-1942, éditeur Plon, date 1954 ; ne constitue pas à elle seule une preuve du passage.

  3. Source complémentaire Source indirecte
    Wikiquote — Charles de Gaulle
    Wikiquote
    Localisation : Référence indiquée : Mémoires de guerre : L'appel : 1940-1942, éd. Pocket, 2010, chap. 8 « La France combattante », p. 287.
    Ce que cette source établit

    Reproduit la formulation et fournit une localisation éditoriale secondaire dans l’édition Pocket 2010 ; utile comme repère de pagination moderne, sans remplacer la consultation du texte numérisé.

Signification & explications

De la surface au sens profond

Signification en une phrase

Aucune doctrine, aucune école ni aucune révolte ne dure indéfiniment : les mouvements d’idées finissent toujours par passer.

Contresens à éviter

La citation ne dit pas que toutes les idées se valent ni que toute révolte est inutile.

Le contresens serait d’y lire un mépris de la pensée ou de l’engagement.

Elle rappelle surtout que les mouvements humains restent datés, fragiles et révisables.

Sens littéral de la citation

Signification directe

La phrase affirme que les doctrines, les écoles de pensée et les révoltes ont toutes une durée limitée.

Même lorsqu’elles semblent puissantes ou dominantes, elles appartiennent à une époque et finissent par perdre leur force.

Explication des mots/expressions clés

  • doctrines : ensembles d’idées organisées, politiques, philosophiques ou idéologiques.
  • écoles : courants de pensée, groupes intellectuels ou tendances structurées autour d’une même vision.
  • révoltes : mouvements d’opposition, refus de l’ordre établi, soulèvements d’idées ou d’action.
  • n’ont qu’un temps : ne durent pas toujours, connaissent une fin, une usure ou un dépassement.

Sens profond de la citation

Les doctrines, écoles et révoltes forment ici une procession d’idées humaines emportées par le temps.

Elles peuvent dominer une époque, mobiliser des foules, structurer des combats ; aucune ne possède pourtant l’éternité.

La citation oppose la prétention des systèmes à la patience de l’histoire.

Ce qui paraît absolu aujourd’hui peut devenir demain une étape, une trace ou un souvenir.

Lectures possibles

▸ Lecture 1: comprendre : la citation rappelle que les systèmes d’idées et les mouvements contestataires sont soumis au passage du temps.

▸ Lecture 2: analyser : elle suggère que l’histoire use les certitudes collectives, même lorsqu’elles se présentent comme définitives.

▸ Lecture 3: réfléchir : elle invite à garder une distance face aux modes intellectuelles, aux dogmes et aux élans de rupture.

Quand et comment l'utiliser ?

Contextes, effet produit et précautions

Contextes d’utilisation

Cette citation s’adresse à un public intéressé par l’histoire, la politique, les idéologies ou les mouvements collectifs.

Elle peut être utilisée pour introduire une réflexion sur l’usure des dogmes et la succession des courants de pensée.

La prudence consiste à ne pas l’opposer brutalement à tout engagement : une cause peut être juste même si sa forme historique passe.

La répétition de « toutes » donne à la phrase une ampleur ferme, presque définitive.

Elle fonctionne bien lorsqu’elle invite à prendre du recul face aux certitudes du moment.

Effet produit

Cette citation peut servir à relativiser l’emprise d’une mode intellectuelle, d’un courant politique ou d’une agitation collective.

Elle convient dans une analyse historique, un commentaire politique ou une réflexion sur la durée des idées.

Son effet est lucide, parfois désabusé ; elle doit être employée sans cynisme excessif.

Pourquoi cette citation sur le temps touche ?

Thèmes, morale et impact émotionnel

Les idées qui dominent une époque ne doivent jamais se croire hors du temps.

Thèmes de la citation

Le thème principal est celui du temps appliqué aux idées humaines.

La citation relie les doctrines, les écoles et les révoltes à leur caractère provisoire, malgré leur ambition de durer.

Elle ouvre vers des questions proches : pourquoi les idéologies s’usent-elles, comment distinguer une vérité durable d’une mode, que reste-t-il des révoltes une fois leur temps passé.

Elle invite à mesurer les mouvements collectifs à l’échelle plus lente de l’histoire.

Impact émotionnel et culturel

La phrase produit un effet de recul froid, presque historique, devant l’agitation des idées.

Son rythme accumulatif — doctrines, écoles, révoltes — donne l’impression d’un vaste mouvement balayé par le temps.

Elle peut apaiser les emballements ou provoquer une légère mélancolie devant la fragilité des convictions collectives.

Culturellement, elle résonne avec une tradition politique française attentive à la durée, à l’État, aux cycles et aux illusions de l’instant.

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Langue

fr

Mise en ligne

25 Février 2026

Dernière modification

5 Septembre 2026