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Citations de Jean de La Fontaine

FabulistePoèteMoraliste 1621–1695française LittératurePoésie

Des citations autour de action, ambition, avec leur sens et les preuves de leur attribution.

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Portrait de Jean de La Fontaine
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File:Henri Millot - Jean de La Fontaine - A II 792 - Finnish National Gallery.jpg

Créateur : Henri Millot

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Les citations

18 citations

Jean de La Fontaine Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

Quand l’amour s’empare de nous, la prudence recule devant l’élan du désir et du sentiment.

Sources et niveau de preuve · 100/100

Niveau de Preuve 100/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Jean de La Fontaine est bien l’auteur de ces vers, placés à la fin du « Lion amoureux », livre IV, fable 1 des Fables ; l’attribution est vérifiée. Le texte est : « Amour, amour, quand tu nous tiens, / On peut bien dire, Adieu prudence. »

Une transcription de l’édition Barbin du « Lion amoureux » reproduit exactement ces deux derniers vers. La citation publiée conserve les mêmes mots, réunis sur une seule ligne avec une ponctuation légèrement modernisée.

Le Larousse, à l’entrée « prudence », cite également ces vers et les attribue à La Fontaine. La notice du Petit Palais les reproduit à son tour et précise la référence au livre IV, fable 1.

Conclusion : l’attribution à Jean de La Fontaine et au « Lion amoureux » est solidement établie, avec une correspondance textuelle exacte.

La phrase ne recommande pas de perdre toute lucidité par amour.

Le contresens serait d’en faire une justification de l’irresponsabilité.

Elle observe plutôt la puissance de l’élan amoureux sur la prudence.

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Jean de La Fontaine Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

La vieillesse est dite impitoyable parce qu’elle impose ses effets sans se laisser attendrir par nos désirs.

Sources et niveau de preuve · 100/100

Niveau de Preuve 100/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Jean de La Fontaine est très solidement attesté comme auteur de « La vieillesse est impitoyable », formule tirée de « Le vieux Chat et la jeune Souris », aujourd’hui classée au livre XII des Fables.

La reproduction de la fable sur Wikisource donne exactement cette phrase dans la morale finale. Elle confirme le texte et son emplacement, mais il s’agit ici d’une reproduction éditoriale plutôt que de l’exemplaire original directement consulté.

Une étude bibliographique sur les éditions originales indique que le futur livre XII fut publié en 1693 dans une édition datée 1694. Le Larousse cite également la formule et l’attribue à cette fable de La Fontaine.

Conclusion : l’attribution et la localisation sont fortement étayées ; la chronologie de publication 1693-1694 repose ici sur une étude bibliographique secondaire.

La phrase ne dit pas que les personnes âgées sont sans valeur.

Elle parle de la dureté du vieillissement, non d’un mépris de l’âge.

Le contresens serait de confondre constat sur la vieillesse et jugement sur les vieillards.

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Jean de La Fontaine Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

La formule dénonce un monde où le plus fort impose sa version des faits comme si elle était la meilleure.

Sources et niveau de preuve · 100/100

Niveau de Preuve 100/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Jean de La Fontaine a bien écrit « La raison du plus fort est toujours la meilleure », premier vers du « Loup et l’Agneau », livre I, fable X des Fables choisies mises en vers publiées en 1668 ; l’attribution est vérifiée.

Une notice universitaire liée à l’exemplaire de 1668 reproduit le texte complet de la fable et son premier vers exact, en relation avec l’exemplaire conservé à la Bibliothèque nationale de France.

L’Institut de France reproduit également la fable et situe sa publication en 1668. La notice de la BnF confirme les métadonnées bibliographiques de cette édition parisienne et La Fontaine comme auteur.

Conclusion : l’attribution à La Fontaine, la formulation exacte et son origine dans « Le Loup et l’Agneau » de 1668 sont directement et solidement établies.

La citation n’approuve pas la loi du plus fort.

Elle la dénonce par une ironie sèche.

Le contresens serait d’y voir une justification morale de la domination.

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Jean de La Fontaine Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

La réussite ne dépend pas de la vitesse, mais du bon moment pour commencer et d’un effort régulier plutôt que d’une course précipitée.

Sources et niveau de preuve · 100/100

Niveau de Preuve 100/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette formule apparaît dans la fable « Le Lièvre et la Tortue » de Jean de La Fontaine, publiée dans le Livre VI des Fables choisies mises en vers en 1668.

La phrase constitue la morale du récit : un lièvre, sûr de sa vitesse, accepte une course contre une tortue qu’il juge incapable de rivaliser.

Le lièvre s’élance avec arrogance, s’arrête en chemin et perd du temps, persuadé de sa supériorité ; la tortue avance lentement mais sans s’interrompre et franchit la ligne d’arrivée la première.

La morale « Rien ne sert de courir ; il faut partir à point » résume cette scène : la vitesse sans constance se révèle moins efficace que la régularité patiente.

La Fontaine reprend ici un récit bien plus ancien attribué à Ésope, fabuliste grec de l’Antiquité, dont la fable « La Tortue et le Lièvre » circulait déjà dans les traditions morales antiques ; l’auteur français en propose une adaptation en vers et en langue classique, devenue la version la plus célèbre dans la littérature française.

Cette maxime de Jean de La Fontaine ne valorise pas la vitesse pure ni l’effort tardif. Elle oppose course précipitée et départ au bon moment.

Partir trop tard puis tenter de rattraper le retard par une course rapide ne garantit aucun résultat. Le vers rappelle que l’efficacité repose d’abord sur le bon moment de départ, non sur la vitesse déployée ensuite.

Il ne s’agit donc pas d’encourager la lenteur ou l’inaction.

La formule n’interdit pas la vitesse : elle critique seulement la course engagée trop tard.

Le propos ne concerne pas uniquement la course physique ; l’image vise surtout le moment opportun du départ.

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Jean de La Fontaine Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

Vouloir trop gagner peut conduire à prendre un risque qui fait perdre ce que l’on possédait déjà.

Sources et niveau de preuve · 100/100

Niveau de Preuve 100/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Jean de La Fontaine est bien l’auteur de « On hasarde de perdre en voulant trop gagner », vers du « Héron », livre VII, fable IV des Fables, publié dans le second recueil de 1678. La formulation est attestée telle quelle.

Le texte publié par l’Institut de France reproduit intégralement la fable et donne exactement cette phrase dans sa morale. Il établit directement le texte, l’auteur et sa localisation.

Une édition de 1874 reproduit la même formule dans « Le Héron ». Une page de citations la rattache à tort au « Chat, la Belette et le Petit Lapin » ; cette erreur de localisation est contredite par les éditions du texte.

Conclusion : l’attribution à La Fontaine et la localisation dans « Le Héron » sont vérifiées.

La citation ne condamne pas toute ambition ni toute prise de risque.

Elle vise l’excès qui transforme une chance raisonnable en mise dangereuse.

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Jean de La Fontaine Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

Ce qui paraît petit aujourd’hui peut grandir avec le temps, l’expérience et les circonstances.

Sources et niveau de preuve · 100/100

Niveau de Preuve 100/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Jean de La Fontaine est bien l’auteur de « Petit poisson deviendra grand », premier vers du « Petit Poisson et le Pêcheur », livre V, fable III des Fables. La fable appartient au premier recueil publié en 1668.

Une édition ancienne de la fable, publiée en 1678, reproduit exactement ce vers dès l’ouverture. Elle fournit un témoin éditorial ancien et direct du texte sous le nom de La Fontaine.

Le site de l’Institut de France donne également le texte complet avec la même formulation. Une notice bibliographique situe la fable dans le premier recueil de 1668, au livre V, fable III.

Conclusion : l’attribution à La Fontaine et la formulation exacte de ce premier vers sont vérifiées.

La citation ne garantit pas que toute petite chose deviendra grande par elle-même.

Elle évoque une possibilité de croissance, qui dépend aussi de conditions, de soins et de temps.

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Jean de La Fontaine Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

Celui qui cherche querelle finit souvent blessé, comme un chien hargneux revenu des combats avec l’oreille déchirée.

Sources et niveau de preuve · 100/100

Niveau de Preuve 100/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation est bien attribuée à Jean de La Fontaine. La première attestation identifiée est datée de 1679, dans Fables choisies, mises en vers, quatrième partie, Livre X, fable VIII, « Le Chien à qui on a coupé les oreilles ».

Le Musée Jean de La Fontaine reproduit la fable avec la phrase exacte : « Chien hargneux a toujours l’oreille déchirée. » Une transcription de l’édition de 1679, publiée chez Barbin et Thierry, situe également cette formule dans le Livre X, fable VIII.

Un recueil de proverbes du XIXe siècle relève un proverbe plus ancien de sens voisin, « Chien rioteur a volontiers les oreilles tirées », tout en distinguant cette tradition de la formulation employée par La Fontaine.

Conclusion : l’attribution à Jean de La Fontaine est confirmée, et la formulation publiée correspond exactement au texte attesté dans la fable de 1679.

La citation ne dit pas qu’une personne blessée est forcément responsable de ce qui lui arrive.

Elle vise l’agressivité répétée qui appelle les affrontements.

Le contresens serait d’accuser toute victime de ses blessures.

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Jean de La Fontaine Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

Avant d’agir ou de décider, il faut penser aux conséquences et au résultat recherché.

Sources et niveau de preuve · 100/100

Niveau de Preuve 100/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Jean de La Fontaine est bien l’auteur du vers « En toute chose il faut considérer la fin », qui clôt « Le Renard et le Bouc », livre III, fable 5 des Fables ; l’attribution est vérifiée.

Une édition des Fables choisies de 1692 reproduit directement ce vers à la fin de la fable. Elle fournit une attestation ancienne et précise, postérieure à la première publication de 1668 indiquée par les sources de référence.

Le Refranero Multilingüe du Centro Virtual Cervantes rattache la formule à Fables III, 5 et renvoie à une édition correspondant à 1668. Le Littré la classe ensuite parmi les proverbes tout en citant explicitement La Fontaine.

Conclusion : la présence de la formule chez La Fontaine est vérifiée ; son emploi proverbial ultérieur ne remet pas en cause cette attribution textuelle.

La citation ne conseille pas de vivre uniquement dans le futur.

Elle ne justifie pas non plus n’importe quel moyen au nom du résultat.

Son propos est d’intégrer les conséquences à la réflexion, non d’ignorer les principes.

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Jean de La Fontaine Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

En voulant fuir ce qui nous attend, nous empruntons parfois précisément le chemin qui nous y conduit.

Sources et niveau de preuve · 100/100

Niveau de Preuve 100/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Jean de La Fontaine est bien l’auteur de cette formule, qui ouvre la fable L’Horoscope, livre VIII, fable XVI des Fables ; l’attribution est directement vérifiée dans une édition du texte, tandis que la datation de 1678 est corroborée par une source universitaire.

L’édition de 1874 reproduite sur Wikisource donne dès les deux premiers vers : « On rencontre sa destinée / Souvent par des chemins qu’on prend pour l’éviter. » Le texte et sa localisation dans L’Horoscope y sont donc directement attestés.

L’édition universitaire du CRISCO reproduit les mêmes vers et renvoie aux éditions Thierry et Barbin de 1678-1679. Le Littré les localise également à « Fabl. VIII, 16 ».

Conclusion : l’attribution à La Fontaine et à L’Horoscope est solidement établie ; la publication en 1678 est fortement documentée, sans fac-similé de cette première édition consulté ici.

La phrase ne dit pas que tout est écrit d’avance et que l’action humaine ne sert à rien.

Le contresens serait d’y lire une résignation totale devant le destin.

Elle insiste plutôt sur l’ironie des détours et sur les limites de notre maîtrise.

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Jean de La Fontaine Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

Les personnes discrètes peuvent être les plus dangereuses, car leur silence masque mieux leurs intentions que le bruit des autres.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Jean de La Fontaine a écrit cette formule dans Le Torrent et la Rivière, livre VIII, fable XXIII des Fables, publié en 1678 ; l’attribution est solidement établie.

Le Musée Jean de La Fontaine reproduit la fable complète et donne exactement la moralité finale : « Les gens sans bruit sont dangereux ; Il n’en est pas ainsi des autres. » Cette source documentaire permet aussi de situer précisément le passage.

Le site lafontaine.net reproduit à son tour le texte intégral et les mêmes vers conclusifs, en signalant des variantes éditoriales. Les éléments réunis placent la première attestation documentée de cette formule dans l’édition de 1678.

Conclusion : l’attribution à La Fontaine, à Le Torrent et la Rivière et à l’année 1678 est vérifiée de manière solide.

La phrase ne dit pas que toute personne discrète est mauvaise.

Elle avertit contre la confiance automatique accordée au silence.

Le contresens serait de suspecter la réserve comme une faute en soi.

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Jean de La Fontaine Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

Celui qui cherche à piéger autrui peut finir lui-même pris dans le piège qu’il avait préparé.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

L'origine de cette formule est bien documentée.

Elle provient de la fable Jean de La Fontaine intitulée Le Rat et l'Huître, publiée dans le Livre VIII des Fables en 1678.

La morale apparaît sous la forme : « Tel est pris qui croyait prendre ».

Dans cette fable, un rat, persuadé de pouvoir profiter facilement d'une huître ouverte sur le rivage, s'en approche avec confiance. L'huître se referme alors sur lui, inversant brutalement la situation.

La formule illustre l'idée qu'une personne cherchant à tromper, piéger ou exploiter autrui peut finalement devenir elle-même victime de son propre stratagème.

L'attribution à Jean de La Fontaine est certaine, la citation figurant explicitement dans le texte original de la fable publiée en 1678.

La phrase ne condamne pas toute stratégie ni toute prudence.

Le contresens serait d’y lire une simple moquerie contre l’échec.

Elle vise surtout le retournement d’une manœuvre destinée à prendre l’autre au piège.

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Jean de La Fontaine Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

Le flatteur obtient un avantage en profitant de la crédulité de celui qui se laisse séduire par ses compliments.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation est bien attribuée à Jean de La Fontaine. Elle figure dans Le Corbeau et le Renard, Livre I, fable II des Fables choisies mises en vers, parues en 1668, et la formulation publiée correspond exactement au vers attesté.

L’Institut de France reproduit directement la fable avec le passage « Apprenez que tout flatteur / Vit aux dépens de celui qui l’écoute ». Le site Molière 21 du CNRS précise que la fable parut le 31 mars 1668 et la localise au Livre I, p. 5-6.

Une édition de 1874 sur Wikisource reproduit elle aussi ces mêmes vers, ce qui confirme leur stabilité dans une édition ultérieure.

Conclusion : l’attribution à Jean de La Fontaine est confirmée et la formulation diffusée est exactement attestée dans le texte de la fable.

La phrase ne condamne pas toute parole aimable ni toute forme de compliment ; elle vise la flatterie intéressée, prononcée pour obtenir un avantage.

Elle ne décrit pas seulement un défaut du flatteur : l’avertissement porte aussi sur celui qui écoute avec complaisance, car l’éloge excessif ouvre la voie à la manipulation.

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Jean de La Fontaine Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

Le savoir accumulé aggrave la sottise lorsqu’il n’est pas accompagné de jugement, d’humilité et de bon sens.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Jean de La Fontaine est fortement attesté comme auteur de cette phrase dans une lettre à Jean Racine du 6 juin 1686. L’attribution est bien documentée, mais la lettre ou une édition primaire n’a pas été directement consultée ici.

Une étude de l’Académie des Sciences, Inscriptions et Belles-Lettres de Toulouse reproduit exactement « Un sot plein de savoir est plus sot qu’un autre homme » et la référence à la Lettre à M. Racine, 6 juin 1686, dans les Œuvres diverses, p. 657. Ce locator appartient à cette source savante.

Un rapport de l’Assemblée nationale attribue également la phrase à une lettre de La Fontaine à Racine. Une étude de 1927 en reproduit indépendamment le texte dans le même contexte épistolaire.

Conclusion : l’attribution à Jean de La Fontaine et à sa lettre à Racine du 6 juin 1686 est fortement étayée, mais reste indirectement vérifiée.

La phrase ne méprise pas l’étude ni la connaissance.

Le contresens serait d’y lire une défense de l’ignorance.

Elle vise seulement le savoir sans discernement, sans modestie et sans usage juste.

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Jean de La Fontaine Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

Même celui qui paraît faible ou inférieur peut devenir indispensable lorsque la situation exige une aide précise.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

La citation vient de la fable Le Lion et le Rat de Jean de La Fontaine, publiée en 1668 dans le premier recueil des Fables, au Livre II, fable 11.

Elle apparaît dès la morale initiale de la fable : « Il faut, autant qu’on peut, obliger tout le monde : On a souvent besoin d’un plus petit que soi. »

L’attribution à La Fontaine est donc sûre.

Le contexte est celui d’un lion qui épargne un rat, puis se trouve plus tard délivré par ce même rat, capable de ronger les mailles du filet où le lion est pris.

La Fontaine reprend ici un motif hérité de la tradition fabuliste ancienne, notamment ésopique, mais la formulation française célèbre appartient bien au texte des Fables de 1668.

La citation ne dit pas que les faibles sont toujours supérieurs aux forts.

Elle ne glorifie pas la petitesse pour elle-même.

Elle rappelle surtout qu’une utilité réelle peut se cacher derrière une apparence modeste.

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Jean de La Fontaine Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

La patience et la persévérance dans la durée permettent souvent d’obtenir davantage de résultats que la force ou la colère utilisées dans la précipitation.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

La formule « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage » apparaît dans la fable Le Lion et le Rat de Jean de La Fontaine, publiée dans le Livre II des Fables en 1668.

Dans cette fable, La Fontaine raconte comment un lion puissant épargne un petit rat, puis se retrouve plus tard pris dans un filet de chasseurs. Le rat, pourtant faible, parvient à ronger les mailles du filet et libérer le lion, montrant que la persévérance et le temps peuvent triompher de la force brute.

La phrase est placée à la morale finale de la fable, moment traditionnel où La Fontaine explicite la leçon tirée du récit.

Elle résume l’idée centrale de l’histoire : la patience et la durée permettent d’obtenir des résultats que la violence ou la précipitation ne peuvent atteindre.

Cette formulation est donc solidement attestée dans l’édition originale des Fables de 1668, ce qui en fait une citation littéraire clairement identifiable et non un simple proverbe populaire.

Jean de La Fontaine

Formulation originale documentée

Patience & longueur de temps Font plus que force ny que rage.
Preuve principale

Le Lion et le Rat - La Fontaine. Fables et images - Institut de France · Institut de France · 1668 · Livre II, fable XI, vers finaux

Source institutionnelle : identifie « Le Lion et le Rat » comme la fable XI du livre II des Fables choisies publiées en 1668 et reproduit exactement la formulation modernisée « Patience et longueur de temps / Font plus que force ni que rage ». Elle établit directement le rattachement du passage à La Fontaine et à cette fable.

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Source complémentaire

Fables de La Fontaine (éd. Barbin)/1/Le Lion et le Rat · Jean de La Fontaine · 1678 · Tome premier, Livre II, fable XI, p. 109-110

Transcription validée d’une édition ancienne Barbin/Thierry issue d’un fac-similé BnF/Gallica : le passage apparaît sous l’orthographe « Patience & longueur de temps / Font plus que force ny que rage ». Confirme directement le texte ancien et son attribution à Jean de La Fontaine.

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Source complémentaire

Le Lion et le Rat (Fables de La Fontaine, Barbin, 1668) - Chauveau · Utpictura18, Aix-Marseille Université · 1668 · Notice 004750 ; Livre II, fable 11 ; source textuelle signalée : Pléiade p. 85

Base universitaire : rattache la fable et son texte aux Fables de La Fontaine, édition Barbin/Thierry de 1668, et reproduit les deux vers. Elle fournit une confirmation documentaire indépendante de la datation et du locator.

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Le contresens serait de croire que cette phrase valorise la passivité ou l’inaction face aux difficultés.

Elle ne dit pas qu’il faut attendre sans agir, ni que la force ou l’énergie sont inutiles.

Elle rappelle plutôt que la persévérance dans le temps peut produire des résultats que la précipitation ou la colère ne permettent pas d’obtenir.

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Jean de La Fontaine Vérification en cours
En clair

C’est par la qualité de son œuvre que l’on reconnaît le savoir-faire d’un artisan.

L’attribution à cet auteur reste à vérifier.

Sources et niveau de preuve

La citation ne dit pas qu’une personne se résume entièrement à ses productions.

Elle concerne l’évaluation d’un savoir-faire, non la dignité ou la valeur totale d’un individu.

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Jean de La Fontaine Attribution réfutée Formulation exacte
En clair

Chaque personne porte son propre avis, façonné par son regard et son expérience.

Ne pas attribuer cette phrase à cet auteur. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Sources et niveau de preuve · 5/100

Niveau de Preuve 5/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation ne doit pas être attribuée à Jean de La Fontaine. Les sources la rattachent à une tradition proverbiale française, elle-même donnée comme traduction d’un proverbe latin, plutôt qu’à une création du fabuliste.

Le texte intégral de « Le Meunier, son fils et l’âne », publié en 1668, ne contient pas « Autant de têtes, autant d’avis » ; la fable se termine notamment par « J’en veux faire à ma tête ». À l’inverse, le Littré, à l’entrée « autant », enregistre exactement la formule dans sa rubrique des proverbes, sans attribution à La Fontaine.

Le Dictionnaire de l’Académie française la présente comme traduction d’un proverbe latin, et le Refranero Multilingüe comme une parémie française.

Conclusion : l’attribution à La Fontaine est incorrecte ; l’origine proverbiale de la formule est rétablie.

La formule ne signifie pas que tous les avis se valent en toutes circonstances.

Elle constate leur diversité, sans dispenser de vérifier les faits ni d’argumenter.

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Jean de La Fontaine Attribution réfutée Variante attestée
En clair

Il faut mesurer ses désirs à ses capacités réelles, sans vouloir plus que ce que l’on peut absorber ou assumer.

Ne pas attribuer cette phrase à cet auteur. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Sources et niveau de preuve · 0/100

Niveau de Preuve 0/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation ne doit pas être attribuée à Jean de La Fontaine. La formule appartient à une locution proverbiale ancienne, dont une forme très proche est attestée chez Michel de Montaigne dans les Essais dès le XVIe siècle.

La page des Essais consacrée à « Des cannibales » reproduit : « J’ay peur que nous avons les yeux plus grands que le ventre ». Ce passage fournit une attestation littéraire antérieure à La Fontaine ; aucune occurrence probante de la formulation publiée n’a été localisée dans ses Fables.

Une notice lexicographique renvoie également à Montaigne en 1580, tandis que le TLFi répertorie « avoir les yeux plus grands, plus gros que le ventre » comme expression française établie.

Conclusion : l’attribution à La Fontaine est incorrecte ; l’origine est rétablie vers une locution proverbiale ancienne attestée chez Montaigne, dont la phrase publiée est une variante.

La citation ne condamne pas toute ambition.

Elle met en garde contre l’envie disproportionnée.

Le contresens serait de l’utiliser pour décourager toute progression ou tout projet audacieux.

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L’auteur derrière les mots

L’univers de Jean de La Fontaine

Jean de La Fontaine (1621–1695) est un poète et fabuliste français, né à Château-Thierry en Champagne, considéré comme l'un des grands classiques de la littérature française du XVIIe siècle.

Il est principalement connu pour ses Fables, publiées en plusieurs recueils entre 1668 et 1694, qui mettent en scène animaux et personnages allégoriques pour éclairer la condition humaine avec ironie et finesse.

Héritier d'Ésope et de Phèdre, il transcende ses modèles antiques en leur donnant une langue à la fois précise et musicale, mêlant légèreté de ton et profondeur morale.

Ses œuvres traversent des thèmes récurrents : la ruse face à la force, la vanité, l'ambition, la prudence, et la complexité des rapports sociaux observés avec un regard lucide mais jamais cynique.

Protégé par des mécènes influents comme Nicolas Fouquet puis la duchesse de Bouillon, il évolua au cœur des cercles littéraires de son temps tout en conservant une certaine indépendance d'esprit.

Académicien français à partir de 1684, il reste aujourd'hui une référence incontournable de la langue française, dont les vers sont entrés dans la mémoire collective bien au-delà des cercles littéraires.

La biographie éclaire l’univers de l’auteur. Elle ne constitue pas, à elle seule, une preuve d’attribution d’une citation.

Comment lire les statuts et le score ?

Le niveau de preuve mesure la force des éléments documentaires. Ce n’est pas une probabilité. Le score ne remplace jamais le verdict d’attribution.

Confirmée / probable
Les éléments soutiennent le rattachement, avec un degré de confirmation différent.
Incertaine / origine non établie
Les éléments ne permettent pas de confirmer l’attribution.
Réfutée
Le dossier écarte ce rattachement. Ne le reprenez pas comme une origine confirmée.
Collective
L’origine relève d’une transmission collective. Cela ne confirme pas une tradition ou un pays précis.
Vérification en cours
Le dossier d’attribution n’est pas finalisé. L’absence de score n’est pas un score nul.

Et la formulation ?

Une formulation exacte, une traduction, une variante et une paraphrase ne s’utilisent pas de la même manière. Une paraphrase est une reformulation documentée, pas un verbatim.

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