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Citations de Molière

DramaturgeComédienÉcrivain 1622–1673française ThéâtreLittérature

Des citations autour de accomplissement, ambition, avec leur sens et les preuves de leur attribution.

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Portrait de Molière
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File:Pierre Mignard - Portrait de Jean-Baptiste Poquelin dit Molière (1622-1673) - Google Art Project (cropped).jpg

Créateur : Pierre Mignard I

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Les citations

18 citations

Molière Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

Les apparences trompent souvent, et le regard seul ne suffit pas pour juger correctement une personne ou une situation.

Sources et niveau de preuve · 100/100

Niveau de Preuve 100/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation est bien attribuée à Molière dans Le Tartuffe ou l’Imposteur. Une édition de 1667 la donne à l’acte V, scène 3, dans une réplique de Madame Pernelle, sous une formulation correspondant à celle qui est aujourd’hui diffusée.

L’édition numérisée de 1667 contient directement les deux vers : « Mon Dieu ! le plus souvent l'apparence déçoit : Il ne faut pas toujours juger sur ce qu'on voit. » Cette source primaire établit l’auteur, l’œuvre et le texte du passage.

Une édition moderne du texte intégral reproduit les mêmes lignes et les situe à l’acte V, scène 3, vers 1679-1680, ce qui précise utilement leur emplacement dans la pièce.

Conclusion : l’attribution à Molière est confirmée et la formulation publiée est attestée telle quelle dans le texte de Tartuffe.

La citation ne dit pas que toute apparence est fausse.

Elle invite seulement à ne pas faire du visible une preuve suffisante.

Le contresens serait de remplacer la naïveté par une suspicion systématique.

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Molière Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

La phrase présente le désir d’être aimée comme une ambition centrale attribuée aux femmes, dans une formule brève qui reflète surtout une vision sociale et théâtrale des rapports amoureux.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation est bien attribuée à Molière, avec une formulation exacte extraite d’une phrase plus longue. Elle appartient à une réplique d’Isidore dans Le Sicilien ou l’Amour peintre, scène VI, publié en 1667.

Le texte de l’édition donne : « Quoi qu’on en puisse dire, la grande ambition des femmes est, croyez-moi, d’inspirer de l’amour. » La citation diffusée conserve donc mot pour mot le noyau de la phrase, en retranchant seulement les incises qui l’encadrent.

Théâtre Classique reproduit le même passage intégral et le situe également dans la réplique d’Isidore. Cette seconde transcription corrobore le texte et son contexte dramatique.

Conclusion : l’attribution à Molière est confirmée ; la formulation diffusée est un extrait exact d’une réplique plus longue du Sicilien ou l’Amour peintre.

La phrase ne doit pas être lue comme une vérité absolue sur toutes les femmes.

Le contresens serait d’en faire une règle naturelle ou intemporelle.

Elle gagne à être comprise comme une formule marquée par un regard social, moral ou théâtral sur l’amour.

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Molière Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

Quand l’amour est sincère, il ne cherche pas à blesser, et ses gestes trouvent en lui-même leur excuse.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation est bien attribuée à Molière, et la formulation publiée est attestée telle quelle dans Dom Garcie de Navarre. Elle apparaît à l’acte III, scène I, dans une réplique de Dom Garcie : « Un cœur ne peut jamais outrager quand il aime ; Et ce que fait l'amour, il l'excuse lui-même. »

L’édition Louandre de 1910 reproduit directement ces deux vers dans la scène concernée. Cette source permet de rattacher précisément la citation à l’œuvre, au personnage et à sa formulation.

Une autre édition numérisée des œuvres de Molière donne le même passage à l’acte III, scène I. Les deux éditions concordent sur le texte et son attribution dramatique.

Conclusion : l’attribution à Molière est confirmée et la formulation publiée correspond exactement au passage attesté dans Dom Garcie de Navarre.

La citation ne justifie pas toute blessure au nom de l’amour.

Aimer n’autorise pas à humilier, dominer ou faire souffrir.

Elle parle d’intention et d’excuse, non d’impunité.

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Molière Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

En amour, seuls ceux qui n'osent pas déclarer leurs sentiments sont assurés d'échouer.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation est bien attribuée à Molière : elle figure exactement dans Les Amants magnifiques, créé en 1670, à l’acte II, scène 1, dans une réplique de Clitidas.

Le texte des Amants magnifiques reproduit directement « Il n’y a en amour que les honteux qui perdent » dans le passage indiqué. Cette source atteste donc l’auteur, l’œuvre, le contexte théâtral et la formulation exacte.

Le Dictionnaire de l’Académie française, dans sa deuxième édition de 1718 à l’article « honteux », enregistre aussi le proverbe général « Il n’y a que les honteux qui perdent ». Cette tradition proverbiale éclaire la tournure employée par Molière sans remettre en cause l’occurrence précise de la citation dans la comédie.

Conclusion : l’attribution à Molière est confirmée, avec une formulation exacte attestée dans Les Amants magnifiques en 1670.

La phrase ne signifie pas que l’amour exige d’ignorer toute pudeur ou toute réserve personnelle.

Elle ne dit pas non plus que l’on doit forcer l’amour ou se montrer impudique pour réussir.

Elle souligne plutôt que, dans les relations amoureuses, une timidité excessive ou la peur de se déclarer peut empêcher l’amour de se réaliser.

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Molière Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

Quand l’amour est sincère, il évite la flatterie et préfère la vérité, même lorsque celle-ci peut déplaire.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

La formule « Plus on aime quelqu’un, moins il faut qu’on le flatte » est attribuée à Molière, dramaturge majeur du théâtre classique français au XVIIe siècle.

Cette maxime apparaît dans Le Misanthrope, comédie en cinq actes créée en 1666 au Théâtre du Palais-Royal.

La pièce met en scène Alceste, personnage qui défend une exigence radicale de sincérité dans les relations humaines et condamne les usages mondains fondés sur la flatterie et les compliments de convenance.

Dans ce contexte dramatique, la phrase exprime une conviction centrale de la pièce : l’affection véritable exige la franchise, tandis que la flatterie relève du mensonge social et de la complaisance.

La comédie critique directement les mœurs de la cour et des salons du XVIIe siècle, milieux où les compliments exagérés, les éloges intéressés et les discours polis mais insincères constituaient une norme sociale.

La formulation concise de cette réplique a favorisé sa diffusion progressive comme maxime morale, souvent citée indépendamment de la pièce pour évoquer la tension entre amour véritable et complaisance flatteuse.

Cette phrase n’interdit pas toute parole aimable ni toute reconnaissance sincère.

Elle ne condamne pas l’affection exprimée, mais vise la flatterie intéressée, qui déforme la vérité.

Le propos rappelle surtout que l’amour véritable préfère la franchise à un compliment exagéré.

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Molière Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

La phrase se moque des privilégiés qui prétendent tout savoir sans avoir fait l’effort d’apprendre.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Molière est l’auteur vérifié de cette citation, tirée des Précieuses ridicules, créées en 1659. Elle est prononcée par Mascarille à la scène 9.

Le fac-similé de l’édition Louandre, page 319, reproduit directement la formule : « Les gens de qualité savent tout sans avoir jamais rien appris ! » La citation enregistrée correspond exactement au texte, à la ponctuation finale près.

La notice Larousse des Précieuses ridicules reprend elle aussi la phrase et la localise à la scène 9, dans la bouche de Mascarille. Cette source de référence confirme ainsi le contexte dramatique visible dans l’édition consultée.

Conclusion : l’attribution à Molière et aux Précieuses ridicules est solidement établie par une édition reproduite directement et une référence institutionnelle concordante.

La citation ne célèbre pas un savoir inné réservé à une élite.

Elle fonctionne au contraire comme une pointe ironique contre la prétention sociale.

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Molière Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

Quand on se croit guidé par le Ciel, aucune aide terrestre ne semble nécessaire pour avancer ou décider.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation est bien attribuée à Molière. Elle figure dans Dom Juan ou le Festin de Pierre (1665), acte IV, scène 8, dans une réplique de la Statue, et la formulation publiée correspond au texte attesté.

Un texte intégral de Dom Juan reproduit directement la phrase : « On n'a pas besoin de lumière, quand on est conduit par le Ciel. » Le passage apparaît dans le dialogue de la scène indiquée, ce qui permet d’en situer précisément le contexte dramatique.

Le dictionnaire Littré reprend également cette formulation et l’attribue à Molière dans Le Festin de Pierre, apportant une corroboration supplémentaire de l’origine textuelle.

Conclusion : l’attribution à Molière est confirmée et la formulation publiée est exactement attestée dans Dom Juan.

La phrase ne prouve pas qu’il faille renoncer à toute prudence.

Elle exprime une confiance dans une guidance, non une méthode rationnelle de décision.

Le contresens serait d’y lire une autorisation à avancer aveuglément en toute situation.

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Molière Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

La phrase dénonce les soins mal choisis ou excessifs : certains hommes seraient moins victimes de leur maladie que de leurs remèdes.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Molière est l’auteur vérifié de cette citation, tirée du Malade imaginaire, créé en 1673. Elle figure à l’acte III, scène 3, dans une réplique de Béralde.

L’édition des Œuvres de 1682 reproduite par Molière 21 donne directement la phrase : « presque tous les hommes meurent de leurs remedes, et non pas de leurs maladies. » La citation enregistrée correspond exactement à cette formulation, avec modernisation de l’orthographe.

Une étude du projet Molière 21 replace ce passage dans ses antécédents intellectuels, notamment chez Montaigne, sans établir d’antécédent exact de la formule. Le Larousse reproduit également la phrase et la localise dans Le Malade imaginaire, III, 3.

Conclusion : l’attribution à Molière et au Malade imaginaire est solidement établie par une édition ancienne directement reproduite et des références institutionnelles concordantes.

La phrase ne rejette pas tout soin ni toute médecine.

Elle critique les remèdes dangereux, excessifs ou mal employés.

Le contresens serait d’en faire un refus général de se soigner.

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Molière Attribution confirmée Variante attestée
En clair

Soixante ans ne marquent pas une fin, mais une belle saison où l’âge peut encore porter vigueur, charme et promesse.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation est bien attribuée à Molière. Elle provient de L’Avare (1668), acte II, scène VI, dans une réplique de Frosine ; la formulation publiée reprend le passage sous une forme abrégée.

Une édition numérisée des œuvres complètes donne directement le texte : « Eh bien ! qu'est-ce que cela, soixante ans? voilà bien de quoi ! C'est la fleur de l'âge, cela; et vous entrez maintenant dans la belle saison de l'homme. » La version diffusée retranche notamment « voilà bien de quoi » et « de l'homme ».

Le corpus OBVIL de L’Avare reproduit également cette réplique et confirme son contexte dramatique dans la pièce.

Conclusion : l’attribution à Molière est confirmée ; la citation publiée est une variante attestée, abrégée, du texte de L’Avare.

La phrase ne nie pas les effets réels de l’âge.

Elle joue avec l’idée de jeunesse et peut contenir une part de flatterie.

Son sens repose sur le regard porté sur soixante ans, non sur une vérité biologique stricte.

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Molière Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

Refuser toute pitié envers son prochain révèle une dureté de caractère qui ferme le cœur aux souffrances d’autrui.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Molière est l’auteur vérifié de cette citation, tirée de L’Avare, créé en 1668. Elle appartient à une réplique de Maître Jacques à l’acte III, scène 1.

Le fac-similé d’une édition de 1669, page 91, montre directement la phrase sous une forme légèrement plus complète : « c’est être, monsieur, d’un naturel trop dur que de n’avoir nulle pitié de son prochain. » La citation enregistrée supprime seulement l’adresse « monsieur ».

Une édition variorum des œuvres de Molière reproduit également la même formulation. Sa numérotation de scène diffère, mais le texte et l’attribution concordent.

Conclusion : l’attribution à Molière et à L’Avare est solidement établie par une édition ancienne directement consultable et une édition de référence concordante.

La phrase ne demande pas de s’apitoyer sans jugement sur tout.

Elle vise l’absence totale de pitié, pas la prudence devant certains abus.

La nuance essentielle tient dans le mot nulle.

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Molière Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

L’amitié perd sa valeur lorsqu’on emploie son nom trop facilement et sans retenue.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Molière est solidement établi comme auteur de ces vers du Misanthrope, créé en 1666, à l’acte I, scène II, dans une réplique d’Alceste sur l’amitié et la familiarité excessive.

Les Œuvres de Molière sur Project Gutenberg reproduisent les trois vers avec la formulation « à toute occasion », conforme à la citation enregistrée. Le Littré cite le même passage sous la référence « Mis. I, 2 », mais avec une variante ancienne : « en toute occasion ». Une édition en français moderne reproduit parallèlement le texte original avec « à toute occasion ».

Conclusion : l’attribution à Molière, l’œuvre, la scène et l’essentiel du texte sont solidement établis ; seule une variante mineure de préposition est attestée entre les éditions consultées.

Le texte ne défend pas une amitié froide ou cachée.

Il critique l’usage trop large d’un mot qui devrait désigner un lien exigeant.

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Molière Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

La franchise n’est pas toujours bienvenue : selon le lieu et les circonstances, dire toute la vérité peut devenir maladroit ou déplacé.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Molière est l’auteur vérifié de cette citation, tirée du Misanthrope, créé en 1666. Elle appartient à une réplique de Philinte, à l’acte I, scène 1, vers 73-74.

Le fac-similé de l’édition Louandre, publié en 1910, reproduit directement les deux vers : « Il est bien des endroits où la pleine franchise / Deviendrait ridicule, et serait peu permise ». La citation enregistrée correspond donc au texte de la pièce, avec seulement une présentation en prose et de légères différences de ponctuation ou d’accentuation.

Un dossier pédagogique consacré au Misanthrope reproduit également le passage complet et confirme qu’il est prononcé par Philinte. Cette source secondaire précise le contexte dramatique déjà identifiable dans l’édition consultée.

Conclusion : l’attribution à Molière et au Misanthrope est solidement établie par une édition reproduite directement et une source complémentaire concordante.

La phrase ne conseille pas de mentir.

Elle ne ridiculise pas la franchise, mais la franchise sans discernement.

Le point central reste l’accord entre la parole, le lieu et les personnes présentes.

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Molière Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

Les défauts humains deviennent des occasions concrètes de mettre sa philosophie à l’épreuve.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation est bien attribuée à Molière et apparaît dans Le Misanthrope, acte V, scène 1, en 1666. Le dossier Molière 21 du CNRS localise le passage aux vers 1559-1568 et reproduit la formulation : « Tous ces défauts humains nous donnent, dans la vie, / Des moyens d'exercer notre philosophie. »

Cette attestation de 1666 constitue le principal jalon documentaire : la phrase appartient directement au texte de la pièce. Dans la scène concernée, elle s’inscrit dans l’échange final sur les défauts humains et la manière de les supporter avec philosophie.

Le fac-similé de l’édition Louandre reproduit lui aussi exactement les deux vers et confirme leur localisation dans l’acte V, scène 1. La transmission éditoriale concorde donc avec le passage identifié dans l’œuvre.

Conclusion : l’attribution à Molière est confirmée et la formulation publiée est exactement attestée dans Le Misanthrope.

La phrase ne dit pas qu’il faut excuser tous les défauts.

Elle ne conseille pas de subir passivement les travers des autres.

Elle invite surtout à les utiliser comme matière d’exercice intérieur.

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Molière Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

La raison doit guider les choix grâce à la clarté de son jugement.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Molière est solidement établi comme auteur de « Consulte ta raison ; prends sa clarté pour guide », vers de Dom Garcie de Navarre ou le Prince jaloux, à l’acte II, scène IV ; la version enregistrée ne diffère du texte consulté que par la ponctuation.

La page numérisée de l’édition Louandre de 1910 donne directement « Consulte ta raison, prends sa clarté pour guide, » dans le monologue de Dom Garcie. Les Œuvres de Molière sur Project Gutenberg reproduisent le même passage, tandis que le Littré cite le vers et le localise « D. Garcie, II, 4 ».

Conclusion : l’attribution à Molière, l’œuvre, la scène et le texte du vers sont solidement établis ; seule la ponctuation de la citation moderne varie légèrement.

Le texte ne demande pas d’étouffer toute émotion.

Il recommande de ne pas laisser l’impulsion décider seule.

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Molière Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

Nous interprétons parfois de travers des paroles dont nous sommes pourtant persuadés d’avoir saisi le sens.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Molière est solidement établi comme auteur de « Souvent on entend mal ce qu’on croit bien entendre », vers de Dom Garcie de Navarre ou le Prince jaloux, œuvre présentée comme datant de 1660 dans l’édition consultée.

La reproduction de l’édition Louandre de 1910 donne exactement cette formulation à l’acte I, scène I, dans une réplique de Done Elvire. Le vers est immédiatement suivi de « Et par trop de chaleur, Prince, on se peut méprendre », ce qui éclaire son sens dans la scène. La date de 1660 et cette localisation sont celles portées par l’édition reproduite, et non par un manuscrit directement consulté. Un support des Éditions Ellipses attribue également la phrase à Molière et à cette pièce.

Conclusion : l’attribution à Molière, l’œuvre et la formulation sont solidement établies par une reproduction d’édition de référence, corroborée par une source éditoriale.

Elle ne parle pas seulement de difficultés auditives.

Le point central est le décalage entre ce qui est dit et ce que l’on croit avoir compris.

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Molière Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

On peut accomplir un grand progrès ou parcourir beaucoup de chemin en peu de temps lorsque les circonstances ou l’action s’y prêtent.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation est bien attribuée à Molière, et sa formulation est attestée exactement. Elle figure dans L’Étourdi ou Les Contre-temps, acte II, scène 3, vers 536, dans une réplique de Mascarille.

Le texte de la pièce reproduit mot pour mot : « En peu de temps parfois on fait bien du chemin. » Le contexte précise le jeu de la réplique : Anselme vient de s’étonner qu’un homme vivant le matin puisse être mort si rapidement, et Mascarille répond par ce vers.

Le projet Molière 21 du CNRS reproduit également le passage et le localise dans L’Étourdi, acte II, scène 3, vers 535 à 542. Cette seconde référence corrobore précisément l’emplacement du vers.

Conclusion : l’attribution à Molière est confirmée et la formulation diffusée correspond exactement au vers attesté dans L’Étourdi.

Cette phrase ne signifie pas que la précipitation ou l’action irréfléchie permet toujours de réussir plus vite que les autres. Elle ne dit pas non plus que la durée d’un effort détermine automatiquement sa valeur ou son importance. Elle rappelle simplement qu’un progrès réel peut parfois être accompli en peu de temps lorsque les circonstances ou l’engagement le permettent.

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Molière Origine collective Variante attestée
En clair

Aimer une personne ou une chose implique d’accepter aussi ses défauts, ses détails et tout ce qui en fait naturellement partie.

Cette formule relève d’une origine collective. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette formule relève d’une origine proverbiale française documentée, plutôt que d’une création personnelle de Molière. Dans La Comtesse d’Escarbagnas (1671), scène VII, Molière emploie une forme apparentée : « On ne peut pas aimer le tronc, qu’on n’aime aussi les branches. »

Le texte de la pièce dans le corpus OBVIL localise directement cette réplique de Monsieur Tibaudier. Il atteste donc l’usage par Molière d’une variante, mais non de la formulation publiée « Qui aime l’arbre aime aussi les branches ».

Le recueil de Le Roux de Lincy rapporte la forme « Qui aime l’arbre ayme la branche » et la rattache à Gabriel Meurier au XVIe siècle. Cette référence secondaire décrit ainsi une tradition proverbiale antérieure à la pièce de 1671, sans constituer ici une consultation directe de l’édition originale de Meurier.

Conclusion : l’origine est collective et documentée ; la phrase publiée est une variante attestée d’un proverbe antérieur, dont Molière a employé une forme voisine.

La formule ne demande pas d’approuver tout ce que fait une personne ou une institution : elle évoque l’attachement à l’ensemble d’un même tout, non une approbation aveugle.

Elle ne signifie pas non plus qu’il faudrait aimer chaque détail ou chaque défaut sans réserve ; l’image de l’arbre souligne surtout le lien naturel entre le tronc et ses branches.

Le contresens serait d’y voir une invitation à accepter n’importe quoi par loyauté ; la phrase insiste plutôt sur la cohérence de l’affection envers ce qui appartient au même ensemble.

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Molière Origine collective Variante attestée
En clair

Celui qui veut nuire à quelqu’un commence souvent par lui prêter une faute afin de rendre son geste acceptable.

Cette formule relève d’une origine collective. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette formule relève d’une origine proverbiale française documentée ; Molière l’emploie, mais n’en est pas présenté comme l’auteur originel. La version publiée appartient à une tradition transmise sous plusieurs formes.

Le Dictionnaire de l’Académie française de 1762 qualifie explicitement « Qui veut noyer son chien, l’accuse de la rage » de proverbe. Cette qualification établit directement le caractère collectif de la formule.

Le Wiktionnaire consacré au proverbe signale une forme apparentée dès le XIIIe siècle et rappelle son emploi dans Les Femmes savantes. La cinquième édition du Dictionnaire de l’Académie enregistre également plusieurs variantes, dont « l’accuse de la rage ».

Conclusion : l’origine collective du proverbe est documentée et la formulation publiée correspond à une variante attestée.

La phrase ne parle pas principalement de cruauté envers les animaux.

Le contresens serait d’y voir une simple remarque sur le mensonge, alors qu’elle vise surtout l’usage calculé d’une accusation.

Elle dénonce le prétexte qui habille une décision déjà prise.

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L’auteur derrière les mots

L’univers de Molière

Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière (1622–1673), est un auteur, comédien et directeur de troupe français, considéré comme le plus grand dramaturge de langue française.

Fils d'un tapissier du roi, il renonce à une carrière bourgeoise pour fonder l'Illustre-Théâtre en 1643, avant de parcourir la province pendant douze ans et de conquérir enfin la cour de Louis XIV, dont il devient le favori.

Son œuvre, d'une densité exceptionnelle, compte des pièces majeures telles que Le Misanthrope, Tartuffe, L'Avare, Dom Juan ou encore Le Bourgeois gentilhomme, qui traversent les siècles sans vieillir.

À travers la comédie — genre qu'il élève à la hauteur de la tragédie —, il scrute sans indulgence les travers humains : l'hypocrisie, la vanité, l'avarice, le fanatisme et l'illusion sociale.

Molière représente dans la littérature française la rencontre rare entre l'exigence morale et le sens du rire : il fait de la scène un miroir tendu à la société, non pour la flatter, mais pour l'obliger à se voir.

La biographie éclaire l’univers de l’auteur. Elle ne constitue pas, à elle seule, une preuve d’attribution d’une citation.

Comment lire les statuts et le score ?

Le niveau de preuve mesure la force des éléments documentaires. Ce n’est pas une probabilité. Le score ne remplace jamais le verdict d’attribution.

Confirmée / probable
Les éléments soutiennent le rattachement, avec un degré de confirmation différent.
Incertaine / origine non établie
Les éléments ne permettent pas de confirmer l’attribution.
Réfutée
Le dossier écarte ce rattachement. Ne le reprenez pas comme une origine confirmée.
Collective
L’origine relève d’une transmission collective. Cela ne confirme pas une tradition ou un pays précis.
Vérification en cours
Le dossier d’attribution n’est pas finalisé. L’absence de score n’est pas un score nul.

Et la formulation ?

Une formulation exacte, une traduction, une variante et une paraphrase ne s’utilisent pas de la même manière. Une paraphrase est une reformulation documentée, pas un verbatim.

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