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Origine et source de la citation

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Cette citation est bien attribuée à Raymond Devos. Elle est documentée dans Sens dessus dessous, publié chez Stock en 1976, à la page 123, avec une formulation correspondant au texte diffusé malgré de légères différences de ponctuation et l’amorce « Mais ».

Un document de Sorbonne Université reproduit : « Mais quand j'ai tort, j'ai mes raisons, que je ne donne pas. Ce serait reconnaître mes torts!!! » et donne la référence précise à Devos, Sens dessus dessous, Stock, 1976, p. 123.

Une republication de 20 Minutes reproduit également le sketch « A tort ou à raison » et replace la formule dans son contexte. Cette seconde source corrobore l’attribution.

Conclusion : l’attribution à Raymond Devos est confirmée, et la formulation publiée correspond au passage attesté dans Sens dessus dessous.

Sources documentaires 2

Références utilisées pour établir l'origine et l'attribution de cette citation.

  1. Preuve principale Source secondaire
    L'ORGANISATION DE L'ARGUMENTATION : LES SCHÉMAS EN ARBRE
    Sorbonne Université
    Localisation : citation 14 : Sens dessus dessous, Stock, 1976, p. 123
    Ce que cette source établit

    Reproduit le passage et donne une référence précise à Raymond Devos, Sens dessus dessous, Stock, 1976, p. 123.

  2. Source complémentaire Source secondaire
    Raymond Devos dans le texte
    20 Minutes 2006-06-15
    Ce que cette source établit

    Reproduit le sketch « A tort ou à raison » avec la phrase dans son contexte, confirmant indépendamment l'attribution.

Signification & explications

De la surface au sens profond

Signification en une phrase

Devos tourne en dérision l’orgueil qui préfère garder ses raisons secrètes plutôt que reconnaître franchement ses torts.

Contresens à éviter

La citation ne conseille pas de cacher ses raisons.

Elle expose au contraire le ridicule d’une justification qui fuit la discussion.

La bonne lecture entend l’ironie.

Sens littéral de la citation

Signification directe

La phrase affirme que, même lorsqu’il a tort, le locuteur estime avoir ses raisons.

Il refuse de les donner, car les expliquer reviendrait à admettre qu’il a tort.

Explication des mots/expressions clés

  • quand j’ai tort : reconnaissance apparente de l’erreur.
  • j’ai mes raisons : justification gardée pour soi.
  • ce serait reconnaître mes torts : paradoxe qui transforme l’aveu en piège.

Sens profond de la citation

La mauvaise foi devient ici un petit refuge verbal, assez solide pour éviter l’aveu mais trop fragile pour convaincre.

Le rire naît de cette défense impossible : vouloir avoir raison jusque dans le tort.

Lectures possibles

▸ Lecture 1: comprendre : le locuteur se contredit avec aplomb pour préserver sa position.

▸ Lecture 2: analyser : la phrase ridiculise la mauvaise foi et l’art de se justifier sans preuve.

▸ Lecture 3: réfléchir : elle invite à observer nos propres résistances devant l’aveu d’erreur.

Quand et comment l'utiliser ?

Contextes, effet produit et précautions

Contextes d’utilisation

Cette citation s’adresse à un public qui goûte les paradoxes et l’autodérision.

Dans un débat, elle peut détendre l’atmosphère autour des justifications trop habiles.

Elle ne doit pas servir à humilier quelqu’un, car son efficacité tient au sourire partagé.

Son emploi est particulièrement juste quand chacun peut se reconnaître un peu dans la formule.

Effet produit

Elle peut servir pour commenter avec humour une situation de mauvaise foi.

Elle convient dans une conversation légère sur les excuses, les disputes ou les contradictions personnelles.

Il vaut mieux l’éviter si l’échange exige une responsabilité directe et sérieuse.

Pourquoi cette citation sur l’humour touche ?

Thèmes, morale et impact émotionnel

Refuser d’avouer ses torts prolonge souvent l’erreur.

La mauvaise foi a parfois beaucoup d’esprit, mais peu de courage.

Thèmes de la citation

La citation relève du thème de l’erreur et de la mauvaise foi.

Elle interroge la difficulté d’admettre ses torts sans perdre la face.

Elle ouvre vers l’orgueil, la discussion et l’autodéfense par les mots.

Son centre reste le rapport comique entre justification et aveu.

Impact émotionnel et culturel

La phrase amuse par son aveu retourné contre lui-même.

Elle reste en mémoire grâce au balancement entre « tort », « raisons » et « reconnaître ».

Elle s’inscrit dans une tradition de comique de la mauvaise foi, très présente dans l’humour verbal français.

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Langue

fr

Mise en ligne

25 Février 2026

Dernière modification

17 Septembre 2026