En clair
Un livre est présenté comme une présence fidèle, capable d’accompagner le lecteur sans mensonge ni trahison.
Ne pas attribuer cette phrase à cet auteur. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.
Sources et niveau de preuve · 5/100
Niveau de Preuve 5/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.
La citation publiée sous le nom de Pixerécourt est très probablement mal attribuée : les sources consultées la donnent comme dernier vers du sonnet Mes livres sont ma joie de Tibulle Desbarreaux-Bernard. Dans French Book-plates de Walter Hamilton, édition consultée de 1896, le passage consacré à l’ex-libris de René-Charles Guilbert de Pixérécourt précise que sa devise reprend le dernier vers d’un sonnet de Desbarreaux-Bernard, reproduit avec la formule exacte « Un livre est un ami qui ne trompe jamais ». Chi l’ha detto? sur Wikisource reprend la même distinction entre l’auteur du sonnet et Pixérécourt. Une notice sur Pixérécourt donne d’ailleurs pour son ex-libris la variante « ne change jamais ». Conclusion : l’attribution du vers exact à Pixerécourt est incorrecte ; les éléments disponibles l’attribuent à Desbarreaux-Bernard.
La phrase ne veut pas dire que tous les livres contiennent une vérité absolue.
Le contresens serait de confondre fidélité de l’objet et exactitude de tout ce qu’il raconte.
Elle parle surtout de la confiance que le lecteur peut trouver dans la lecture.