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Citations de Pierre Corneille

DramaturgePoèteÉcrivain 1606–1684royaume de France ThéâtreLittératurePoésie

Des citations autour de accomplissement, action, avec leur sens et les preuves de leur attribution.

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Portrait de Pierre Corneille
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Créateur : After Charles Le Brun

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Les citations

13 citations

Pierre Corneille Attribution confirmée Formulation exacte
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De nombreuses grandes actions restent inconnues, car la gloire ne vient pas toujours éclairer les exploits accomplis dans l’ombre.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation est bien attribuée à Pierre Corneille : ces deux vers figurent dans Le Cid, acte IV, scène 3, aux vers 1301-1302, dans le récit de Rodrigue.

Le texte de l’Université de Genève reproduit directement : « Ô combien d’actions, combien d’exploits célèbres / Sont demeurés sans gloire au milieu des ténèbres ». Le passage correspond à la citation diffusée, à de simples différences de ponctuation et d’accentuation près.

L’édition Marty-Laveaux, publiée en 1862, donne les mêmes vers au même emplacement. Cette seconde édition de référence confirme à la fois le texte et sa localisation dans l’œuvre.

Conclusion : l’attribution à Pierre Corneille est confirmée, et la formulation est attestée exactement dans Le Cid.

La citation ne dit pas que tous les exploits doivent forcément chercher la gloire.

Elle déplore surtout l’écart entre la valeur d’un acte et sa reconnaissance publique.

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Pierre Corneille Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

Un excellent départ ne vaut rien sans la persévérance nécessaire pour aller jusqu’au bout.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Pierre Corneille est bien l’auteur de ce vers de Théodore, vierge et martyre, acte II, scène IV ; l’attribution est directement vérifiée dans une édition de ses œuvres publiée en 1862.

L’édition Marty-Laveaux des œuvres de Corneille reproduit au vers 488 : « Qui commence le mieux ne fait rien s'il n'achève ; ». Cette édition consultable établit directement le texte et sa localisation dans Théodore.

Une notice Google Books confirme qu’une édition de Théodore par Pierre Corneille a paru chez A. Courbé en 1646. Elle documente l’ancienneté de l’œuvre, sans prouver à elle seule la présence du vers dans cette édition.

Conclusion : l’attribution à Pierre Corneille et à Théodore est solidement établie par une édition directement consultable, avec une localisation précise du vers.

Achever ne signifie pas s’obstiner dans un projet devenu absurde ou dangereux.

La citation vise l’abandon par manque de persévérance, non la révision lucide d’une décision.

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Pierre Corneille Attribution confirmée Formulation exacte
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Un pardon trop facile peut être compris comme l’autorisation de recommencer à offenser.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Pierre Corneille est bien l’auteur de cette citation, qui figure dans Cinna ; les éditions consultées la situent à l’acte IV, scène II, avec une attribution solidement établie.

Un fac-similé du Théâtre de Corneille, page 161, montre directement : « Qui pardonne aisément invite à l’offenser. » Cette reproduction vérifie la formulation et son appartenance à Cinna, sans documenter ici la première attestation du vers.

L’édition Hémon du Théâtre de Corneille reproduit le même vers à l’acte IV, scène II. Le Littré à l’entrée « pardonner » le cite également sous le nom de Corneille et de Cinna, avec une numérotation de scène différente. Une maxime de Publilius Syrus exprime une idée proche, sans constituer un antécédent exact de cette formulation française.

Conclusion : l’attribution à Pierre Corneille et à Cinna est vérifiée ; seule la première attestation connue n’est pas établie par les sources disponibles.

Elle ne condamne pas le pardon ni ne recommande la vengeance.

Elle met en garde contre un pardon qui efface toute responsabilité et laisse l’offense se répéter.

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Pierre Corneille Attribution confirmée Formulation exacte
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L’excès de confiance fait baisser la vigilance et expose à des risques que la prudence aurait permis de voir.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation est bien attribuée à Pierre Corneille : elle figure dans Le Cid, publié en 1637, au vers 624, dans la scène réunissant Don Fernand et Don Arias. Selon les éditions, cette scène est numérotée II, VI ou II, VII.

L’édition Marty-Laveaux numérisée donne directement, dans la réplique de Don Fernand : « Le trop de confiance attire le danger ; ». Cette occurrence dans Le Cid constitue ici la première attestation documentée.

Une édition Searles de 1912 reproduit indépendamment le même vers dans le dialogue entre Don Arias et Don Fernand. Les deux éditions concordent donc sur le texte, malgré la variation de numérotation de la scène.

Conclusion : l’attribution à Pierre Corneille est confirmée et la formulation publiée correspond exactement au vers attesté.

La formule ne conseille pas de vivre dans la méfiance ou la crainte permanente.

Elle vise le sentiment de certitude qui dispense trop vite de vérifier, de prévoir ou d’écouter.

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Pierre Corneille Attribution confirmée Formulation exacte
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Qui sait vraiment aimer trouve des ressources qui rendent l’impossible moins certain.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation est bien attribuée à Pierre Corneille. Elle figure dans Médée, créée en 1635, à l’acte V, scène VII, vers 1609, sous la forme exacte : « À qui sait bien aimer il n’est rien d’impossible. »

L’édition de Médée reproduit directement ce vers dans le passage concerné et permet d’en vérifier l’attribution ainsi que la localisation. La première attestation indiquée est celle de Médée en 1635.

Une édition Marty-Laveaux de 1862, tome 2, page 419, reproduit elle aussi le même vers au début de la scène VII. La ponctuation et l’accentuation éditoriales peuvent varier légèrement selon les éditions, sans modifier la formulation du vers.

Conclusion : l’attribution à Pierre Corneille est confirmée, et la formulation diffusée correspond exactement au vers attesté dans Médée.

La citation ne garantit pas que l’amour permette réellement tout.

Elle exprime une confiance lyrique dans la force que donne un attachement profond.

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Pierre Corneille Attribution confirmée Formulation exacte
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Il faut se méfier d’un adversaire qui connaît notre faiblesse, car il sait précisément où nous atteindre.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation est bien attribuée à Pierre Corneille. Elle appartient à Polyeucte, acte I, scène 1, vers 104, où Néarque dit : « Fuyez un ennemi qui sait votre défaut, » La version publiée ne change que la ponctuation finale.

L’édition Masson de Polyeucte, publiée en 1887 et reproduite en ligne, donne directement le vers à cet emplacement. Elle permet de vérifier l’auteur, l’œuvre, le personnage et la formulation. L’œuvre originale de 1642 est enregistrée comme première attestation documentée.

La définition Larousse du mot « défaut » cite également la phrase et la référence à Corneille, Polyeucte, acte I, scène 1, avec le nom de Néarque. Elle corrobore le texte et sa localisation.

Conclusion : l’attribution à Pierre Corneille est confirmée et la formulation diffusée est exacte, à la ponctuation finale près.

La citation ne demande pas de fuir toute critique ni de vivre dans la méfiance.

Elle vise une hostilité qui cherche délibérément à exploiter une faiblesse connue.

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Pierre Corneille Attribution confirmée Formulation exacte
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Mettre ses maux en paroles les rend souvent moins lourds, parce qu’ils ne restent plus enfermés dans le silence.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation est bien attribuée à Pierre Corneille : elle figure dans Polyeucte, publié en 1642, à l’acte I, scène III, vers 161. La version diffusée reprend le vers à de légères différences de ponctuation et d’accentuation près.

Une édition numérisée de Polyeucte donne directement, dans une réplique de Stratonice : « À raconter ses maux souvent on les soulage ». Cette occurrence de 1642 constitue ici la première attestation documentée.

Le Dictionnaire françois de Richelet, publié en 1694, cite déjà le vers et le référence à « Corneille Polieucte, a 1 s 3 ». Cette attestation ancienne indépendante corrobore l’auteur et la localisation.

Conclusion : l’attribution à Pierre Corneille est confirmée et la formulation publiée correspond au vers attesté, à de minimes différences typographiques près.

Parler peut aider, mais ne guérit pas à lui seul une maladie ou une souffrance grave.

La formule ne remplace ni un soin médical ni un accompagnement professionnel lorsque ceux-ci sont nécessaires.

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Pierre Corneille Attribution confirmée Formulation exacte
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L’amour enseigne avec une force soudaine ce que l’expérience ordinaire apprend plus lentement.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation est bien attribuée à Pierre Corneille. Elle provient de La Suite du Menteur, acte II, scène III, vers 586, où Mélisse dit : « L’amour est un grand maître : il instruit tout d’un coup. » La version publiée n’en diffère que par la ponctuation.

L’édition des Œuvres de Pierre Corneille, établie par Ch. Marty-Laveaux et reproduite par Project Gutenberg, donne directement ce vers dans la pièce. Elle permet de réunir l’auteur, le titre, l’acte, la scène et le numéro du vers.

La scène reproduite par Textes libres confirme la même localisation et précise que la réplique appartient à Mélisse. Les mots et leur ordre sont identiques ; seul le signe séparant les deux propositions varie.

Conclusion : l’attribution à Corneille est confirmée et la formulation diffusée est exacte, à la ponctuation près.

Elle ne dit pas que l’amour rend spontanément sage en toute circonstance.

Elle souligne sa capacité à faire comprendre vite ce qu’une vie sans attachement ignore encore.

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Pierre Corneille Attribution confirmée Formulation exacte
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Ce qui est obtenu sans effort paraît moins solide, comme un trésor qui flotterait sans appui et pourrait disparaître.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation est bien attribuée à Pierre Corneille : elle figure dans La Suite du Menteur, publiée en 1645, à l’acte V, scène III, vers 1739.

Le texte numérisé de Théâtre Classique donne directement, dans la réplique de Mélisse : « Un bien acquis sans peine est un trésor en l’air ; ». Cette occurrence de 1645 constitue ici la première attestation documentée et permet de vérifier précisément la formulation et son contexte dramatique.

Une reproduction indépendante du même passage présente également la phrase à l’acte V, scène III, sous la même forme. Les deux témoins concordent ainsi sur l’œuvre, la scène et le libellé.

Conclusion : l’attribution à Pierre Corneille est confirmée et la formulation publiée correspond exactement au vers attesté.

La formule ne dit pas qu’une aide, un héritage ou une réussite rapide seraient sans valeur.

Elle met surtout en garde contre le risque de ne pas mesurer ce que l’on possède lorsqu’on n’a pas participé à son acquisition.

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Pierre Corneille Attribution confirmée Variante attestée
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Nous jugeons les maux d’autrui avec plus de distance que les nôtres, parce que la douleur personnelle change le regard.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation est bien attribuée à Pierre Corneille, mais la formulation publiée est une variante abrégée d’un vers d’Horace. Une attestation de 1641, acte III, scène IV, donne : « Parlez plus sainement de vos maux et des miens ; Chacun voit ceux d'autrui d'un autre oeil que les siens. »

L’édition de référence de Théâtre Classique reproduit directement ce passage et le localise aux vers 877-878. La phrase publiée, « On voit les maux d'autrui d'un autre oeil que les siens », en conserve le sens tout en remaniant et raccourcissant le vers original.

Le Littré à l’entrée « œil » cite lui aussi « Chacun voit ceux d'autrui d'un autre oeil que les siens » et renvoie à Horace, III, 4, ce qui corrobore l’attribution et la localisation.

Conclusion : l’attribution à Corneille est confirmée, mais la formulation diffusée est une variante attestée du vers original d’Horace.

La citation ne dit pas que les hommes sont incapables de compassion.

Elle rappelle seulement que notre regard varie selon que nous sommes touchés ou non.

La nuance essentielle est la différence de position.

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Pierre Corneille Attribution confirmée Formulation exacte
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La formule tragique dit que l’approche de la mort rend l’amour trop tardif ou impossible à vivre.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Pierre Corneille a écrit cette citation dans Héraclius, acte I, scène 4 ; son attribution est solidement établie par une édition numérisée de 1862.

L’édition Marty-Laveaux des œuvres de Corneille donne directement, page 170, le vers 328 : « Il n’est plus temps d’aimer alors qu’il faut mourir », prononcé par Pulchérie. Cette source vérifie donc le texte, l’auteur et l’emplacement dans la pièce, sans établir qu’il s’agit de la première attestation connue.

Le Littré à l’entrée « aimer » reproduit le même vers et le référence à « Corneille, Héracl. I, 4 ». La transcription de Wikisource le situe également au vers 328. Ces références contredisent une attribution moderne au Cid.

Conclusion : l’attribution à Pierre Corneille et à Héraclius est vérifiée ; seule la première attestation du vers reste non déterminée.

La formule ne dit pas que l’amour serait inutile devant la mort.

Elle exprime un effet tragique de séparation et de temps manqué.

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Pierre Corneille Attribution confirmée Formulation exacte
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La raison d’un soldat ne suffit pas à guider un roi, car chaque rôle impose une responsabilité différente.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation est bien attribuée à Pierre Corneille : elle provient du Cid, acte II, scène V, vers 599-600, œuvre attestée dès 1637. Le passage correspond à la formulation publiée.

Le fac-similé de l’édition Marty-Laveaux reproduit : « Ainsi votre raison n’est pas raison pour moi : / Vous parlez en soldat ; je dois agir en roi ; ». La citation diffusée reprend ce passage à partir de « votre raison », sans altérer les mots cités.

Le texte universitaire de l’Université de Genève reproduit également le passage et l’attribue, dans la scène, à Don Fernand. L’œuvre, le contexte dramatique et les vers sont ainsi précisément localisés.

Conclusion : l’attribution à Pierre Corneille est confirmée, avec une formulation exacte attestée dans Le Cid.

La citation ne dit pas que le soldat serait dépourvu de raison.

Elle souligne que la raison du commandement suprême n’est pas identique à celle du combat immédiat.

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Pierre Corneille Attribution confirmée Formulation exacte
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Une victoire n’a de véritable valeur que si elle a exigé d’affronter une difficulté ou un risque réel.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation est bien attribuée à Pierre Corneille. « À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire » figure dans Le Cid, acte II, scène 2, au vers 434, dans une réplique du Comte ; la version publiée n’en diffère que par l’accent initial omis.

L’édition Marty-Laveaux de 1862 reproduit directement ce vers au tome 3, page 130. Sa note critique signale un précédent d’idée chez Sénèque et une reprise postérieure chez Scudéry, sans remettre en cause la présence de la formule dans le texte de Corneille.

Le texte de l’Université de Genève reproduit le même vers dans la réplique du Comte, au même emplacement dramatique. Cette seconde édition confirme la formulation et sa localisation.

Conclusion : l’attribution à Pierre Corneille est confirmée et la formulation est attestée exactement dans Le Cid, sous réserve de la seule graphie de l’accent initial dans la version diffusée.

Elle ne signifie pas qu’il faut rechercher le danger pour lui-même. Elle souligne plutôt qu’une réussite sans difficulté ne mérite pas le même degré d’admiration qu’un succès obtenu au prix d’un effort réel.

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L’auteur derrière les mots

L’univers de Pierre Corneille

Pierre Corneille est un dramaturge et poète français du XVIIe siècle, associé à l’essor du théâtre classique.

Il a construit une œuvre dominée par les conflits de l’honneur, de la volonté et du devoir, donnant au héros tragique une grandeur morale durable.

Avec Le Cid, Horace, Cinna ou Polyeucte, il a imposé une dramaturgie puissante, fondée sur la tension entre passion et raison.

Les citations de Pierre Corneille restent précieuses pour leur énergie, leur noblesse d’expression et leur sens du dilemme humain.

La biographie éclaire l’univers de l’auteur. Elle ne constitue pas, à elle seule, une preuve d’attribution d’une citation.

Comment lire les statuts et le score ?

Le niveau de preuve mesure la force des éléments documentaires. Ce n’est pas une probabilité. Le score ne remplace jamais le verdict d’attribution.

Confirmée / probable
Les éléments soutiennent le rattachement, avec un degré de confirmation différent.
Incertaine / origine non établie
Les éléments ne permettent pas de confirmer l’attribution.
Réfutée
Le dossier écarte ce rattachement. Ne le reprenez pas comme une origine confirmée.
Collective
L’origine relève d’une transmission collective. Cela ne confirme pas une tradition ou un pays précis.
Vérification en cours
Le dossier d’attribution n’est pas finalisé. L’absence de score n’est pas un score nul.

Et la formulation ?

Une formulation exacte, une traduction, une variante et une paraphrase ne s’utilisent pas de la même manière. Une paraphrase est une reformulation documentée, pas un verbatim.

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