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Origine et source de la citation

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Victor Hugo est bien à l’origine de cette formule, attestée dans un fragment manuscrit conservé sous la cote BnF NAF 13398, folio 360, daté entre 1830 et 1835 selon les indications éditoriales ; la version courante présente seulement une légère omission.

Le manuscrit reproduit par le Groupe Hugo donne : « Il y a des gens qui ont une bibliothèque comme les eunuques ont un harem. » La citation enregistrée omet le second « ont », sans modifier le sens.

Le Larousse, entrée « bibliothèque » reprend la formulation complète et l’attribue à Victor Hugo, Fragments. Une notice de DicoCitations reproduit la même version.

Conclusion : l’attribution à Victor Hugo est solidement établie par un manuscrit directement consultable ; la forme courante est une variante mineure du texte attesté.

Sources documentaires 3

Références utilisées pour établir l'origine et l'attribution de cette citation.

  1. Preuve principale Source primaire
    Manuscrit BnF NAF 13398 — Littérature et philosophie mêlées / fragments
    Victor Hugo 1830-1833 (datation M04) ; vers 1835 (J-R)
    Localisation : fol. 360
    Ce que cette source établit

    Le manuscrit reproduit la formule « Il y a des gens qui ont une bibliothèque comme les eunuques ont un harem » et la localise au fol. 360 ; preuve primaire. La citation enregistrée omet le second « ont ».

  2. Source complémentaire Source de référence
    Bibliothèque — Dictionnaire de français Larousse
    Larousse
    Localisation : citation de Victor Hugo, Fragments
    Ce que cette source établit

    Reproduit la formulation complète avec le second « ont » et l’attribue à Victor Hugo, Fragments ; source de référence confirmant l’attribution.

  3. Source complémentaire Source secondaire
    Il y a des gens qui ont une bibliothèque comme les eunuques ont un harem
    DicoCitations
    Ce que cette source établit

    Reproduit la formulation complète et l’attribue à Victor Hugo, Fragments ; contrôle secondaire, non nécessaire à lui seul pour établir l’origine.

Signification & explications

De la surface au sens profond

Signification en une phrase

La formule raille ceux qui possèdent des livres sans les lire ni les faire vivre par la pensée.

Contresens à éviter

La comparaison emploie un vocabulaire historique et dégradant qui doit être reçu avec distance.

Elle ne vise pas les personnes concernées par ces mots, mais l’usage vain d’une possession culturelle réduite à l’apparence.

Sens littéral de la citation

Signification directe

La citation compare certaines personnes qui possèdent une bibliothèque à des eunuques possédant un harem. L’image suggère qu’elles disposent d’un ensemble de livres sans pouvoir ou sans vouloir en faire un usage réel.

Explication des mots/expressions clés

  • « bibliothèque » : ensemble de livres possédés ou conservés.
  • « eunuques » : terme historique employé ici dans une comparaison volontairement provocante.
  • « harem » : terme historique désignant un espace domestique associé à plusieurs femmes dans certains contextes.
  • « comme » : rapprochement qui vise l’absence d’usage effectif plutôt que la possession elle-même.

Sens profond de la citation

La bibliothèque devient le symbole d’un savoir immobilisé, présent dans les rayonnages mais absent de la vie intérieure.

L’image, très brutale, oppose la possession à la fécondité intellectuelle : un livre n’accomplit sa portée que lorsqu’il est lu, discuté ou transmis.

Lectures possibles

▸ Lecture 1: comprendre : posséder des livres ne signifie pas les lire ni les comprendre.

▸ Lecture 2: analyser : la citation critique la bibliothèque utilisée comme signe de prestige plutôt que comme lieu de connaissance.

▸ Lecture 3: réfléchir : elle invite à distinguer l’accumulation culturelle de la relation vivante avec les œuvres.

Quand et comment l'utiliser ?

Contextes, effet produit et précautions

Contextes d’utilisation

Cette phrase convient à une réflexion littéraire sur la lecture, le savoir et le rapport aux objets culturels.

Son vocabulaire fortement daté demande une mise à distance explicite, surtout dans un cadre pédagogique ou public.

Elle est plus utile comme critique du prestige culturel que comme trait d’esprit à répéter tel quel.

On peut en retenir l’idée centrale sans reprendre sa comparaison blessante : une bibliothèque vaut par l’usage qu’on en fait.

Effet produit

Employez cette citation pour critiquer, avec prudence, l’accumulation de livres ou de références sans lecture réelle.

Elle peut ouvrir une discussion sur la différence entre posséder une bibliothèque et entretenir une pratique de lecture.

Évitez de la citer sans expliciter son image datée, qui peut heurter inutilement.

Pourquoi cette citation sur l’humour touche ?

Thèmes, morale et impact émotionnel

Un livre possédé n’est pas encore un livre vécu.

Le savoir commence lorsque la lecture devient rencontre.

Thèmes de la citation

La citation se rattache au thème du savoir, de la lecture et de l’apparence culturelle.

Elle oppose le capital symbolique des livres à l’expérience intellectuelle qu’ils peuvent nourrir.

Elle ouvre vers la transmission, la curiosité et la critique de l’accumulation sans appropriation.

Son idée principale est que la culture ne se réduit pas aux objets que l’on possède, mais à ce qu’on en fait vivre.

Impact émotionnel et culturel

La violence de l’image provoque un choc qui rend la critique difficile à oublier.

Elle peut susciter un malaise légitime, car elle repose sur une comparaison marquée par son époque.

Sa résonance actuelle tient davantage à la question posée — posséder ou lire réellement — qu’à la formule elle-même.

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Langue

fr

Mise en ligne

25 Février 2026

Dernière modification

4 Septembre 2026