En clair
La citation évoque avec amertume ces personnes presque oubliées dont l’existence ne revient à notre mémoire qu’au moment où une annonce de décès nous les rappelle.
Sources et niveau de preuve · 95/100
Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.
Cette citation est bien attribuée à Jules Renard : elle est retrouvée mot pour mot dans une transcription de son Journal, dans la section consacrée à 1894, immédiatement avant l’entrée du 26 décembre.
La transcription en texte intégral du Journal donne exactement : « Ces gens qui ne se rappellent à notre souvenir que par des lettres de deuil. » Elle permet de localiser précisément la formule dans le texte attribué à Renard, sans constituer pour autant un fac-similé du manuscrit ou de l’édition originale.
En complément, Dicocitations reproduit la même phrase et la rattache également au Journal de Jules Renard, avec la mention d’une édition de 1927. Cette référence joue un rôle de corroboration bibliographique secondaire.
Conclusion : l’attribution à Jules Renard est confirmée et la formulation publiée correspond exactement au passage retrouvé.
La citation ne condamne pas nécessairement ceux qui oublient une relation ancienne. Elle souligne surtout, avec une pointe d’ironie sombre, le pouvoir du deuil à réveiller des souvenirs assoupis.