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Citations de Jules Renard

ÉcrivainDramaturgeAphoriste 1864–1910Française LittératureThéâtre

Des citations autour de anxiété, art, avec leur sens et les preuves de leur attribution.

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Les citations

11 citations

Jules Renard Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

La citation évoque avec amertume ces personnes presque oubliées dont l’existence ne revient à notre mémoire qu’au moment où une annonce de décès nous les rappelle.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation est bien attribuée à Jules Renard : elle est retrouvée mot pour mot dans une transcription de son Journal, dans la section consacrée à 1894, immédiatement avant l’entrée du 26 décembre.

La transcription en texte intégral du Journal donne exactement : « Ces gens qui ne se rappellent à notre souvenir que par des lettres de deuil. » Elle permet de localiser précisément la formule dans le texte attribué à Renard, sans constituer pour autant un fac-similé du manuscrit ou de l’édition originale.

En complément, Dicocitations reproduit la même phrase et la rattache également au Journal de Jules Renard, avec la mention d’une édition de 1927. Cette référence joue un rôle de corroboration bibliographique secondaire.

Conclusion : l’attribution à Jules Renard est confirmée et la formulation publiée correspond exactement au passage retrouvé.

La citation ne condamne pas nécessairement ceux qui oublient une relation ancienne. Elle souligne surtout, avec une pointe d’ironie sombre, le pouvoir du deuil à réveiller des souvenirs assoupis.

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Jules Renard Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

La citation souligne le paradoxe d’une existence objectivement brève qui peut pourtant sembler très longue lorsqu’on la traverse jour après jour.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation est bien attribuée à Jules Renard : elle est rattachée à son Journal, à l’entrée du 26 mai 1896, sous la forme « La vie est courte, mais comme c'est long, de la naissance à la mort ! »

La première attestation documentée correspond à cette entrée du 26 mai 1896. Une transcription en texte intégral du Journal reproduit mot pour mot la formule ; la version publiée ici diffère seulement par la ponctuation finale, avec un point à la place du point d’exclamation.

Le recueil de Gilles Jobin donne la même citation et la localise précisément dans le Journal au 26 mai 1896, page 264 de l’édition Robert Laffont, collection Bouquins. Cette référence corrobore la date et l’attribution du passage.

Conclusion : l’attribution à Jules Renard est confirmée et la formulation publiée correspond au passage attesté, à une différence de ponctuation finale près.

La phrase ne se contredit pas réellement : elle oppose deux points de vue sur la durée. Une vie peut être brève à l’échelle globale et longue dans l’expérience quotidienne.

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Jules Renard Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

La citation joue sur la proximité des mots « Paris » et « paradis » pour exprimer avec esprit une admiration enthousiaste pour la capitale.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation est bien attribuée à Jules Renard. Elle figure dans son Journal, dans la section de 1895, sous une formulation identique à celle publiée, à de simples différences typographiques près.

La première attestation renseignée est rattachée à 1895. La transcription intégrale du Journal contient directement « Ajoutez deux lettres à “Paris” : c’est le Paradis. », ce qui permet de replacer la formule dans le texte de Renard.

Wikiquote reproduit également la phrase et donne un repère d’édition : Journal, Gallimard, 1965, page 297. Dicocitations la rattache de son côté au Journal et à l’année 1895.

Conclusion : l’attribution à Jules Renard est confirmée, et la formulation publiée correspond exactement au passage attesté, hors différences typographiques mineures.

La citation est un jeu de mots et non une affirmation littérale selon laquelle Paris serait parfait. Son effet repose sur l’enthousiasme et l’esprit de la formule.

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Jules Renard Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

La paresse est présentée comme l’art de se reposer avant même d’avoir fait l’effort qui fatiguerait.

Sources et niveau de preuve · 90/100

Niveau de Preuve 90/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Jules Renard est bien crédité de cette définition dans son Journal, à l’entrée du 22 mai 1906 ; l’attribution et la date sont fortement étayées, mais uniquement par des sources secondaires dans le dossier disponible.

Le recueil de Gilles Jobin reproduit exactement « Paresse : habitude prise de se reposer avant la fatigue » et la situe au 22 mai 1906, p. 831 de l’édition Robert Laffont, collection Bouquins. Cette localisation est précise, sans constituer un fac-similé du Journal.

Le recueil BRIBES donne la même phrase et le même repère bibliographique. Un article du Figaro attribue également cette définition à Renard, sans localisation primaire supplémentaire.

Conclusion : l’attribution à Jules Renard et la date du 22 mai 1906 sont fortement étayées, mais restent indirectement vérifiées faute de consultation directe du Journal.

La citation ne critique pas le repos nécessaire.

Elle vise le repos utilisé comme excuse avant tout effort.

Le contresens serait de confondre paresse et besoin légitime de récupérer.

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Jules Renard Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

Dès que l’enfant grandit et prend figure humaine, les soucis commencent à accompagner sa vie.

Sources et niveau de preuve · 90/100

Niveau de Preuve 90/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Jules Renard est bien crédité de cette phrase dans son Journal, à l’entrée du 8 octobre 1900 ; l’attribution est fortement étayée, mais cette localisation est vérifiée ici par des sources secondaires.

Le recueil de Gilles Jobin reproduit exactement la formule parmi des extraits chronologiquement repérés du Journal. Cette transcription est précise, sans être une reproduction directe du manuscrit ou d’une édition originale.

Culturevons-nous donne la même citation et la date du 8 octobre 1900. DicoCitations la rattache également au Journal et mentionne une édition de 1935, ce qui renforce la concordance sans constituer une preuve primaire.

Conclusion : l’attribution à Jules Renard et la localisation au 8 octobre 1900 sont fortement étayées par plusieurs sources concordantes, mais demeurent indirectement vérifiées.

La citation ne dit pas que l’enfance est seulement malheureuse.

Elle souligne avec ironie la précocité des inquiétudes humaines.

Le contresens serait d’y lire une condamnation totale de la croissance.

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Jules Renard Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

La citation affirme que la vérité mérite une recherche longue et patiente, même lorsque plusieurs années d’incertitude sont nécessaires avant de l’atteindre.

Sources et niveau de preuve · 90/100

Niveau de Preuve 90/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation est bien attribuée à Jules Renard : les références conservées la rattachent à son Journal, à la date du 7 février 1901, avec la même formulation que celle publiée.

La première attestation documentée est cette entrée du 7 février 1901. Larousse reproduit la phrase mot pour mot et l’attribue explicitement à « Jules Renard, Journal, 7 février 1901 » ; il s’agit toutefois d’une source secondaire, non d’un fac-similé du manuscrit ou de l’édition originale.

Le CNRTL cite indépendamment la même phrase sous « Renard, Journal, 1901, p. 633 ». Le recueil de Gilles Jobin donne également le 7 février 1901 et renvoie à une édition Robert Laffont, collection Bouquins.

Conclusion : l’attribution à Jules Renard est confirmée et la formulation publiée correspond exactement au texte cité par les sources de référence.

La citation ne valorise pas l’ignorance pour elle-même. Elle défend plutôt la patience nécessaire lorsqu’une réponse fiable demande du temps.

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Jules Renard Attribution probable Formulation non retrouvée
En clair

La formule souligne l’absurdité d’exiger que chacun connaisse toute la loi quand celle-ci forme un ensemble immense et presque impossible à maîtriser.

Cette attribution reste probable.

Sources et niveau de preuve · 70/100

Niveau de Preuve 70/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation est probablement attribuable à Jules Renard, mais sa formulation n’a pas été retrouvée directement dans une édition consultée de son Journal. Deux références la rattachent précisément à l’entrée du 13 mai 1901.

Le recueil de Gilles Jobin reproduit la phrase et indique un emplacement détaillé : Journal, 13 mai 1901, p. 523, édition Robert Laffont, collection Bouquins. Cette précision fournit une piste solide, sans permettre ici de vérifier la page de l’édition elle-même.

Dico-Citations reprend la même formulation et la rattache également au Journal du 13 mai 1901. Cette convergence renforce l’attribution, mais demeure indirecte faute de passage primaire consulté.

Conclusion : l’attribution à Jules Renard reste probable ; la formulation est précisément référencée au Journal du 13 mai 1901, mais n’a pas été retrouvée dans une source primaire suffisamment probante.

La citation ne dit pas qu’il faut ignorer la loi.

Elle critique l’écart entre l’obligation de connaître les règles et leur multiplication excessive.

Le contresens serait d’y voir une excuse automatique à toute infraction.

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Jules Renard Attribution probable Formulation non retrouvée
En clair

La citation décrit la manière dont le souvenir tend à atténuer les défauts des morts et à faire ressortir davantage leurs qualités.

Cette attribution reste probable.

Sources et niveau de preuve · 70/100

Niveau de Preuve 70/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation est probablement attribuable à Jules Renard. Les sources conservées la rattachent à son Journal en 1905, mais le passage n’a pas été retrouvé dans une édition ou un fac-similé suffisamment probant.

Dicocitations reproduit exactement la formule et donne un repère précis : Journal, 17 juin 1905. Cette indication soutient l’attribution, sans permettre de vérifier directement la phrase dans le texte édité du Journal.

Les Pompes Funèbres Générales reproduisent également la même phrase, l’attribuent à Jules Renard et la rattachent au Journal en 1905. Cette seconde mention reste elle aussi indirecte et n’apporte pas de page d’édition.

Conclusion : l’attribution à Jules Renard reste probable ; la formulation exacte n’a pas été retrouvée dans une source probante permettant de la confirmer directement.

La citation ne signifie pas que les défauts des morts disparaissent réellement ni qu’il faut les nier. Elle décrit plutôt une tendance affective de la mémoire à privilégier les qualités au fil du temps.

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Jules Renard Attribution incertaine Formulation non retrouvée
En clair

La citation présente la patrie comme un attachement concret au territoire familier que l’on connaît par ses chemins, ses paysages et ses habitudes quotidiennes.

Cette attribution reste incertaine.

Sources et niveau de preuve · 40/100

Niveau de Preuve 40/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

L’attribution de cette citation à Jules Renard reste incertaine : aucun passage probant n’a été retrouvé dans une œuvre identifiée, et le contexte d’origine n’est pas établi.

Dicocitations reproduit exactement la formule et l’attribue à Jules Renard, mais ne donne qu’une référence générale à une compilation de ses œuvres. Cette page atteste donc la circulation de l’attribution sans permettre de vérifier directement la présence de la phrase dans un texte de Renard.

Un billet de Patrice Charoulet attribue également la formule à Jules Renard et mentionne 1904. Cette indication reste toutefois indirecte, faute de référence textuelle permettant d’identifier une œuvre ou de contrôler la date avancée.

Conclusion : l’attribution à Jules Renard reste incertaine ; la formulation exacte circule sous son nom, mais n’a pas été retrouvée dans une source suffisamment probante.

La citation ne donne pas une définition administrative ou politique de la patrie. Elle propose une image volontairement locale et concrète du sentiment d’appartenance.

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Jules Renard Attribution incertaine Formulation non retrouvée
En clair

La citation avance, de façon provocatrice, que certaines marques de compassion envers « le peuple » peuvent masquer moins de la solidarité qu’une crainte de sa réaction ou de sa puissance collective.

Cette attribution reste incertaine. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Sources et niveau de preuve · 40/100

Niveau de Preuve 40/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

L’attribution de cette citation à Jules Renard reste incertaine. La formulation exacte n’a pas été localisée dans un passage probant de son Journal, tandis qu’une source indirecte l’attribue à Byvanck.

Une définition de La langue française reproduit la phrase sous le nom de Byvanck avec la référence « Journal 1887-1892 ». Cette indication demeure ambiguë : une notice bibliographique identifie Journal (1887-1892) comme une œuvre de Jules Renard, mais ne prouve pas que la citation y figure.

Le texte de Byvanck, Un Hollandais à Paris en 1891, contient des développements sur la pitié et des échanges avec Renard, sans que la formulation recherchée y ait été retrouvée.

Conclusion : l’attribution à Jules Renard reste incertaine ; la formulation exacte n’est établie ni chez Renard ni chez Byvanck par une source suffisamment probante.

La phrase énonce un soupçon général et polémique ; elle ne démontre pas que toute compassion envers les classes populaires serait feinte. Elle ne précise pas non plus quel « écrivain allemand » est visé, et il ne faut pas l’identifier sans source supplémentaire.

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Jules Renard Attribution réfutée Formulation non retrouvée
En clair

La citation compare un film à une fête organisée par le metteur en scène pour souligner son rôle central dans le choix des personnes, de l’ambiance et des détails de l’œuvre.

Ne pas attribuer cette phrase à cet auteur. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Sources et niveau de preuve · 20/100

Niveau de Preuve 20/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation ne doit pas être attribuée à Jules Renard : les sources conservées la rattachent à Jodie Foster et à Studio Magazine d’avril 2002. L’entretien original n’a toutefois pas été consulté, de sorte que l’attribution reste documentée indirectement.

La notice de Dico-Citations reproduit exactement la formule sur « la fête d’anniversaire du metteur en scène » et l’attribue à Jodie Foster, avec la référence Studio Magazine, avril 2002. Elle ne montre cependant pas la publication primaire elle-même.

Une sélection de Citation Célèbre attribue également cette phrase à Jodie Foster. Cette seconde source renforce la même attribution, sans fournir davantage le texte original de l’entretien.

Conclusion : l’attribution à Jules Renard est incorrecte ; l’origine est rétablie en faveur de Jodie Foster, avec une formulation appuyée par des sources indirectes plutôt que par l’entretien primaire.

La métaphore ne signifie pas qu’un film est l’œuvre d’une seule personne. Le cinéma reste un travail collectif, même lorsque le metteur en scène exerce une forte direction artistique.

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L’auteur derrière les mots

L’univers de Jules Renard

Jules Renard est un écrivain et auteur dramatique français, né en 1864 et mort en 1910.

Membre de l’Académie Goncourt, il développe une écriture brève, ironique et sensible, attentive aux scènes de la vie quotidienne.

Son roman Poil de Carotte et son Journal comptent parmi les œuvres les plus connues de la littérature française de la fin du XIXe siècle.

Les citations de Jules Renard séduisent par leur précision, leur humour sec et leur art de condenser une observation en formule inoubliable.

La biographie éclaire l’univers de l’auteur. Elle ne constitue pas, à elle seule, une preuve d’attribution d’une citation.

Comment lire les statuts et le score ?

Le niveau de preuve mesure la force des éléments documentaires. Ce n’est pas une probabilité. Le score ne remplace jamais le verdict d’attribution.

Confirmée / probable
Les éléments soutiennent le rattachement, avec un degré de confirmation différent.
Incertaine / origine non établie
Les éléments ne permettent pas de confirmer l’attribution.
Réfutée
Le dossier écarte ce rattachement. Ne le reprenez pas comme une origine confirmée.
Collective
L’origine relève d’une transmission collective. Cela ne confirme pas une tradition ou un pays précis.
Vérification en cours
Le dossier d’attribution n’est pas finalisé. L’absence de score n’est pas un score nul.

Et la formulation ?

Une formulation exacte, une traduction, une variante et une paraphrase ne s’utilisent pas de la même manière. Une paraphrase est une reformulation documentée, pas un verbatim.

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