Les meilleures citations de Nicolas Boileau-Despréaux
Le plus sage est celui qui ne pense point l'être.
Qui ne sait se borner ne sut jamais écrire.
Qui vit content de rien possède toute chose.
Pour chanter un Auguste, il faut être un Virgile...
Un sot trouve toujours un plus sot qui l'admire.
Chaque vers, chaque mot court à l’évènement.
Chaque passion parle un différent langage.
Chaque âge a ses plaisirs, son esprit et ses moeurs.
De tous les animaux qui s'élèvent dans l'air, Qui marchent sur la terre, ou nagent dans la mer, De Paris au Pérou, du Japon jusqu'à Rome, Le plus sot animal, à mon avis, c'est l'homme.
Rien n'est beau que le vrai : le vrai seul est aimable.
Le moment où je parle est déjà loin de moi.
Le vice, toujours sombre, aime l'obscurité.
L'ignorance toujours est prête à s'admirer.
Jamais on n'est grand qu'autant que l'on est juste.
L'esprit lasse aisément, si le coeur n'est sincère.
Le pénible fardeau de n'avoir rien à faire.
L'honneur est comme une île escarpée et sans bord : On n'y peut plus rentrer dès que l'on est en dehors.
On est savant quand on boit bien ; Qui ne sait boire ne sait rien.
Une pensée neuve : c'est au contraire une pensée qui a dû venir à tout le monde, et que quelqu'un s'avise le premier d'exprimer.
Soyez plutôt maçon si c'est votre talent.
Dans ses prétentions une femme est sans borne.
On peut être héros sans ravager la terre.
La montagne en travail enfante une souris.
Un sonnet sans défaut vaut seul un long poème.
Soyez simple avec art.
Un beau désordre est un effet de l'art.
L'or, même à la laideur, donne un teint de beauté.
L'esprit n'est point ému de ce qu'il ne croit pas.
Le mal qu'on dit d'autrui ne produit que du mal.
Ami de la vertu plutôt que vertueux.
Le temps respecte peu ce qu'on fait sans lui.
La rime est une esclave et ne doit qu'obéir.
Aimez qu'on vous conseille, et non pas qu'on vous loue.
Hâtons-nous ; le temps fuit, et nous traîne avec soi.
Souvent trop d'abondance appauvrit la matière.
L’ignorance vaut mieux qu’un savoir affecté.
Avant donc que d’écrire, apprenez à penser.
Faites-vous des amis prompts à vous censurer.
Jamais au spectateur n'offrez rien d'incroyable. Le vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable.
Sans la langue, en un mot, l'auteur le plus divin est toujours, quoi qu'il fasse, un méchant écrivain.
Un livre vous déplaît : qui vous force à le lire ? Laissez mourir un fat dans son obscurité : un auteur ne peut-il pourrir en sûreté ?
Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément.
La preuve qu'il ne fut jamais mon médecin, c'est que je suis encore en vie.
Souvent la peur d’un mal nous conduit dans un pire.
Sans cesse on prend le masque, et quittant la nature, on craint de se montrer sous sa propre figure.
La nature, fertile en esprits excellents, sait entre les auteurs partager les talents.
Prenez garde que l’avarice gagne peu et qu’elle se déshonore beaucoup.
L’ambition, l’avarice, l’amour, la haine tiennent comme un forçat son esprit à la chaîne.
Mais moi, vivre à Paris ! Eh ! Qu'y voudrais-je faire, je ne sais ni tromper, ni feindre, ni mentir ; et, quand je le pourrais, je n'y puis consentir.
Un coeur noble est content de ce qu'il trouve en lui, et ne s'applaudit point des qualités d'autrui.
Dans l'art dangereux de rimer et d'écrire, Il n'est pas de degré du médiocre au pire.
Hâtez-vous lentement ; et, sans perdre courage, Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage : Polissez-le sans cesse et le repolissez ; Ajoutez quelquefois, et souvent effacez.