Citation +Mieux comprendre la citation
Niveau de preuve
Attribution confirmée · Traduction attestée
100/100 Voir

Origine et source de la citation

Attribution confirmée · Traduction attestée · 100/100

Oscar Wilde est bien l’auteur de cette phrase dans The Picture of Dorian Gray, chapitre VIII, publié d’abord en 1890 puis en volume remanié en 1891 ; l’attribution est solidement établie.

Le texte reproduit par Project Gutenberg donne exactement l’original anglais : « When we blame ourselves, we feel that no one else has a right to blame us. » La première attestation documentée retenue ici remonte à 1890, date de la première publication du roman.

Un fac-similé d’une édition ancienne sur Wikisource confirme le même passage. Une source française secondaire atteste la traduction citée et son rattachement au Portrait de Dorian Gray.

Conclusion : l’attribution à Oscar Wilde et au Portrait de Dorian Gray est vérifiée ; la formulation française correspond fidèlement au passage anglais identifié.

Sources documentaires 3

Références utilisées pour établir l'origine et l'attribution de cette citation.

  1. Preuve principale Source primaire
    The Picture of Dorian Gray
    Oscar Wilde 1890/1891
    Localisation : Chapter VIII
    Ce que cette source établit

    Project Gutenberg reproduit le passage original exact dans le chapitre VIII.

  2. Source complémentaire Source primaire
    The picture of Dorian Gray — page 142
    Oscar Wilde édition numérisée ancienne
    Localisation : p. 142, passage « There is a luxury in self-reproach… »
    Ce que cette source établit

    Fac-similé/transcription d’une édition ancienne confirmant le texte anglais exact.

  3. Source complémentaire Source indirecte
    Dès que nous nous blâmons…
    Citation du jour 2017-08-29
    Localisation : Attribué au Portrait de Dorian Gray
    Ce que cette source établit

    Atteste la traduction française exacte et la rattache correctement au Portrait de Dorian Gray ; source secondaire.

Signification & explications

De la surface au sens profond

Signification en une phrase

S’accuser soi-même donne parfois l’impression d’avoir déjà payé sa faute, et donc de retirer aux autres le droit de nous blâmer.

Contresens à éviter

La phrase ne dit pas que se blâmer suffit à réparer une faute.

Elle décrit une impression, non un droit réel.

Le contresens serait de prendre l’autocritique pour une absolution automatique.

Sens littéral de la citation

Signification directe

La phrase dit que, dès que nous nous reprochons quelque chose, nous avons tendance à penser que les autres ne devraient plus nous le reprocher.

L’autoblâme devient comme une défense contre le blâme extérieur.

Explication des mots/expressions clés

  • nous nous blâmons : nous reconnaissons une faute ou nous nous accusons intérieurement.
  • il nous semble : impression subjective, pas vérité certaine.
  • plus le droit de le faire : sentiment que le reproche d’autrui devient illégitime.

Sens profond de la citation

Le blâme intérieur agit ici comme un bouclier.

En se condamnant soi-même, on cherche parfois à occuper toute la place du juge.

La citation révèle une défense élégante et fragile : transformer l’aveu en frontière contre le regard des autres.

Lectures possibles

▸ Lecture 1: comprendre : reconnaître sa faute peut devenir une manière de désarmer le jugement des autres.

▸ Lecture 2: analyser : la phrase observe une stratégie psychologique subtile : se punir soi-même pour empêcher d’être puni par autrui.

▸ Lecture 3: réfléchir : elle interroge la différence entre vraie responsabilité et autoblâme utilisé comme protection.

Quand et comment l'utiliser ?

Contextes, effet produit et précautions

Contextes d’utilisation

Elle s’adresse à un public intéressé par la psychologie morale, les relations et la culpabilité.

Dans un échange personnel, elle peut aider à comprendre une réaction défensive après une faute.

Il faut l’utiliser avec tact, car elle touche à l’orgueil blessé et à la honte.

La citation est pertinente lorsque l’autocritique sert à reprendre le contrôle du jugement.

Effet produit

Cette citation peut servir dans une discussion sur la culpabilité, l’aveu ou la responsabilité personnelle.

Elle aide à distinguer reconnaître une faute et refuser tout regard extérieur.

Son effet est fin, presque psychologique, et demande un contexte de réflexion plutôt qu’un usage accusateur.

Pourquoi cette citation sur la conscience touche ?

Thèmes, morale et impact émotionnel

Se juger soi-même ne dispense pas toujours de répondre aux autres.

L’aveu devient juste lorsqu’il ouvre à la réparation, non lorsqu’il ferme le dialogue.

Thèmes de la citation

Le thème principal est celui du blâme et de la responsabilité.

La citation ouvre vers la culpabilité, l’aveu, l’orgueil, la réparation et le regard d’autrui.

Elle demande ce que vaut une faute reconnue seulement devant soi-même.

Dans ce thème, se juger n’a de sens que si cela ne sert pas à esquiver les conséquences.

Impact émotionnel et culturel

La formule touche par sa justesse intime : beaucoup reconnaissent cette tentation de se reprocher avant les autres.

Elle produit un sourire légèrement amer.

Sa force vient de l’expression « il nous semble », qui montre la fragilité de cette impression.

Elle résonne dans les cultures où l’aveu, la honte et le jugement social sont étroitement liés.

Citations similaires d’Oscar Wilde

Autres citations d’Oscar Wilde sur Conscience, Amour de soi et Humour

Citations similaires sur la conscience, l’amour de soi et l’humour

Sélection thématique

À propos

Langue

fr

Mise en ligne

25 Février 2026

Dernière modification

4 Septembre 2026