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Origine collective — rattachement à préciser · Variante attestée
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Origine et source de la citation

Origine collective — rattachement à préciser · Variante attestée · 95/100

Cette formule relève d’une origine collective documentée dans la tradition du Proverbe français, sous une variante de la forme médiévale attestée. La version française des statuts de l’Hôtel-Dieu-le-Comte de Troyes, datée du XIVe siècle, en fournit ici la première attestation documentée.

L’édition des statuts publiée en 1853 reproduit la forme : « Car qui plus ayme autruy de soy / A la fontainne muert de soif ». Elle établit directement le noyau proverbial dont la citation actuelle modernise la langue.

Dans son compte rendu de 1853, Léopold Delisle indique que les statuts remontent à 1263 et que l’édition de Guignard associe au latin une version française du XIVe siècle. Cette précision situe prudemment l’attestation française médiévale.

Conclusion : l’origine collective française est documentée, et la formulation publiée constitue une variante modernisée de la forme médiévale attestée.

Sources documentaires 2

Références utilisées pour établir l'origine et l'attribution de cette citation.

  1. Preuve principale Source de référence
    Les anciens statuts de l'Hôtel-Dieu-le-Comte de Troyes
    Philippe Guignard (éditeur) 1853
    Localisation : texte français, p. 32
    Ce que cette source établit

    L’édition reproduit directement la forme médiévale « Car qui plus ayme autruy de soy / A la fontainne muert de soif » et en donne en note le sens moderne. Le passage appartient à la version française médiévale des statuts.

  2. Source complémentaire Source secondaire
    Compte rendu des Anciens statuts de l'Hôtel-Dieu le Comte de Troyes
    Léopold Delisle 1853
    Localisation : Bibliothèque de l’École des chartes, t. 14, p. 520
    Ce que cette source établit

    Delisle précise que les statuts remontent à 1263 et que l’édition de Guignard joint au latin une version française du XIVe siècle. Cela permet de dater prudemment l’occurrence française médiévale sans lui assigner une année précise.

Signification & explications

De la surface au sens profond

Signification en une phrase

Aimer les autres sans se ménager soi-même peut conduire à manquer de ce dont on dispose pourtant tout près.

Contresens à éviter

Le proverbe ne condamne pas l’altruisme.

Il ne conseille pas l’égoïsme.

Il vise l’amour de l’autre qui oublie jusqu’aux besoins essentiels de soi.

Sens littéral de la citation

Signification directe

Le proverbe dit que celui qui aime autrui plus que lui-même peut mourir de soif alors qu’il se trouve près d’une fontaine.

L’image montre une personne qui néglige son propre besoin, même lorsque la ressource est à portée.

Explication des mots/expressions clés

  • aime autrui plus que lui-même : place les besoins des autres avant les siens de manière excessive.
  • se meurt de soif : manque d’une chose vitale, faute de s’en accorder l’accès.
  • à la fontaine : lieu où l’eau existe pourtant, symbole d’une ressource disponible mais non utilisée.

Sens profond de la citation

La fontaine symbolise la ressource, le soin, la possibilité de se désaltérer et de vivre.

Mourir de soif à côté d’elle montre l’absurdité douloureuse d’une générosité qui s’interdit de recevoir.

Le proverbe rappelle que la charité envers les autres ne doit pas couper l’accès à sa propre source.

Lectures possibles

▸ Lecture 1: comprendre : le proverbe met en garde contre le sacrifice de soi poussé jusqu’à l’épuisement.

▸ Lecture 2: analyser : il oppose la générosité nécessaire à l’oubli de ses propres besoins vitaux.

▸ Lecture 3: réfléchir : il invite à reconnaître que l’amour d’autrui devient fragile lorsqu’il détruit celui qui donne.

Quand et comment l'utiliser ?

Contextes, effet produit et précautions

Contextes d’utilisation

Elle convient à un public concerné par l’aide, la famille, le soin ou les relations déséquilibrées.

Dans un contexte personnel, elle peut encourager quelqu’un à se ménager sans le culpabiliser.

Son usage demande de ne pas ridiculiser le dévouement sincère.

Elle fonctionne surtout lorsqu’il faut rappeler que prendre soin de soi n’est pas trahir autrui.

Effet produit

Cette citation peut servir pour parler d’épuisement, de surdévouement ou de limites personnelles.

Elle produit un effet de rappel bienveillant : il faut aussi boire à la fontaine.

Elle doit être utilisée avec tact auprès de personnes très engagées dans le soin des autres.

Pourquoi cette citation sur l’amour de soi touche ?

Thèmes, morale et impact émotionnel

On ne protège durablement les autres qu’en restant soi-même vivant et nourri.

La générosité a besoin de limites pour durer.

Thèmes de la citation

Le thème principal est l’équilibre entre soi et autrui.

Le proverbe relie amour, dévouement, soin de soi et limite.

Il ouvre vers des questions proches : comment aider sans s’épuiser, que signifie s’aimer justement, où commence le sacrifice destructeur ?

Dans ce thème, il rappelle que l’amour des autres ne doit pas assécher la source intérieure.

Impact émotionnel et culturel

L’image de la soif près de la fontaine touche par son injustice simple.

Elle rend visible une fatigue souvent invisible : celle de celui qui donne tout sans se servir lui-même.

Sa forme rimée et proverbiale renforce la mémorisation.

Le lecteur peut y sentir une compassion nette pour les êtres généreux jusqu’à l’effacement.

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Langue

fr

Mise en ligne

25 Février 2026

Dernière modification

24 Septembre 2026