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Origine et source de la citation

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Cette citation est bien attribuée à Saint Augustin. Elle correspond à une traduction d’un passage de De civitate Dei, livre XI, chapitre 26, composé au Ve siècle.

Le texte latin de la Cité de Dieu donne directement : « Si enim fallor, sum. Nam qui non est, utique nec falli potest. » Ce passage établit l’auteur et constitue l’attestation ancienne localisée de la formule.

Une traduction française de la Cité de Dieu situe le même passage en XI, 26 et en restitue le sens par « Si je me trompe, je suis », suivi de l’idée que celui qui n’est pas ne peut être trompé. La formulation publiée relève donc d’une traduction française du texte latin.

Conclusion : l’attribution à Saint Augustin est confirmée, et la formulation publiée correspond à une traduction attestée du passage original.

Sources documentaires 2

Références utilisées pour établir l'origine et l'attribution de cette citation.

  1. Preuve principale Source primaire
    De civitate Dei, liber XI
    Augustinus Hipponensis Ve siècle
    Localisation : XI, 26
    Ce que cette source établit

    Le texte latin contient directement « Si enim fallor, sum. Nam qui non est, utique nec falli potest ». Il établit l’attribution à Augustin.

  2. Source complémentaire Source de référence
    La Cité de Dieu — traduction française
    Saint Augustin
    Localisation : livre XI, chapitre 26
    Ce que cette source établit

    Donne une traduction française correspondant exactement au sens de la citation enregistrée et localise le passage en XI, 26.

Signification & explications

De la surface au sens profond

Signification en une phrase

Le fait même de se tromper prouve que l’on existe, puisqu’il faut être pour pouvoir être dans l’erreur.

Contresens à éviter

La citation ne prétend pas que toute erreur est bonne ou souhaitable.

Elle affirme seulement qu’être capable de se tromper suppose déjà l’existence d’un sujet pensant.

Sens littéral de la citation

Signification directe

La phrase affirme : si je me trompe, alors je suis. Elle justifie cette affirmation en disant que ce qui n’existe pas ne peut pas être trompé.

Explication des mots/expressions clés

  • si je me trompe : si mon jugement est faux ou si je suis dans l’erreur.
  • je suis : j’existe.
  • celui qui n’est pas : ce qui n’existe pas.
  • ne peut être trompé : ne peut ni juger, ni se méprendre.

Sens profond de la citation

L’erreur devient le signe paradoxal d’une conscience vivante : même vacillante, elle atteste qu’il y a quelqu’un pour douter et se reprendre.

La formule redonne une place active au sujet, qui ne se réduit pas à ses jugements erronés.

Lectures possibles

▸ Lecture 1: comprendre : l’expérience de l’erreur suppose déjà l’existence de celui qui l’éprouve.

▸ Lecture 2: analyser : la phrase transforme un défaut du jugement en indice certain de présence à soi.

▸ Lecture 3: réfléchir : elle invite à voir l’erreur non comme une annihilation, mais comme l’acte d’un être qui pense.

Quand et comment l'utiliser ?

Contextes, effet produit et précautions

Contextes d’utilisation

La citation convient à des lecteurs intéressés par la philosophie, la connaissance ou la question de l’identité.

Elle peut être utilisée dans un cours, un atelier d’écriture ou un texte sur le droit à l’erreur.

Sa formulation dense mérite d’être explicitée, notamment pour distinguer l’existence du fait d’avoir raison.

Elle fonctionne particulièrement bien lorsqu’elle ouvre une discussion sur le doute et la conscience de soi.

Effet produit

Cette phrase peut accompagner une réflexion sur le doute, l’apprentissage ou la confiance après un échec intellectuel.

Elle aide à dédramatiser l’erreur en rappelant qu’elle appartient à une activité de pensée.

Elle n’est pas un prétexte pour négliger la vérification ou la correction des faits.

Pourquoi cette citation sur la philosophie touche ?

Thèmes, morale et impact émotionnel

Se tromper ne supprime pas celui qui pense ; cela révèle qu’il cherche encore.

L’erreur peut devenir un point de départ pour mieux juger.

Thèmes de la citation

Cette citation relève du thème de l’existence, du doute et de la pensée.

Elle relie la conscience de l’erreur à l’affirmation d’un sujet qui est là et qui juge.

Elle ouvre vers la connaissance de soi, la fragilité du savoir et la capacité de se corriger.

Elle rappelle qu’une pensée imparfaite reste néanmoins une pensée vivante.

Impact émotionnel et culturel

Le paradoxe transforme une expérience souvent humiliante, l’erreur, en preuve de présence.

Cette inversion peut rassurer ceux qui confondent se tromper avec ne rien valoir.

Son rythme logique et bref donne à la phrase une puissance de formule philosophique immédiatement saisissable.

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Langue

fr

Mise en ligne

25 Février 2026

Dernière modification

7 Septembre 2026