Citation +Mieux comprendre la citation
Niveau de preuve
Attribution confirmée · Variante attestée
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Origine et source de la citation

Attribution confirmée · Variante attestée · 95/100

Cette citation est bien attribuée à Pierre Desproges et se rattache à Les étrangers sont nuls, publié au Seuil en 1992. La formulation diffusée est une variante légère du passage attesté.

Une reproduction en ligne du recueil permet de lire, dans le chapitre « Les Maltais » : « Je ne suis pas pour la femme-objet, au contraire: j'aime bien quand c'est moi qui bouge pas. » La version publiée ajoute donc le « ne » de la négation, sans modifier le sens ni l’attribution.

La notice de la BNFA confirme le titre et l’auteur, tandis que la fiche BDbase documente l’édition originale Seuil de 1992. Ces notices confortent le cadre bibliographique, sans constituer à elles seules la preuve du passage.

Conclusion : l’attribution à Pierre Desproges est confirmée, et la formulation diffusée est une variante mineure du texte attesté.

Sources documentaires 4

Références utilisées pour établir l'origine et l'attribution de cette citation.

  1. Preuve principale Source de référence
    Les Etrangers Sont Nuls - Desproges Pierre
    Pierre Desproges 1992
    Localisation : chapitre « Les Maltais » ; passage « Je ne suis pas pour la femme-objet… »
    Ce que cette source établit

    Reproduction en ligne consultée du recueil : la page titre donne Les étrangers sont nuls de Pierre Desproges et le passage est visible dans le chapitre Les Maltais. La formulation lue est « au contraire: j'aime bien quand c'est moi qui bouge pas », variante sans le « ne » de la fiche.

  2. Source complémentaire Source de référence
    Les étrangers sont nuls / Pierre Desproges — BNFA
    Bibliothèque Numérique Francophone Accessible
    Localisation : notice du livre
    Ce que cette source établit

    Confirme le titre, l'auteur Pierre Desproges, la langue française et le fait que le recueil reprend des textes écrits en 1981 pour Charlie Hebdo ; ne constitue pas à elle seule une preuve du passage.

  3. Source complémentaire Source de référence
    Les étrangers sont nuls (1992) - BDbase
    BDbase
    Localisation : fiche bibliographique
    Ce que cette source établit

    Documente l'édition originale Seuil du 1er novembre 1992, les ISBN et les rôles : Pierre Desproges au texte et Édika au dessin ; ne localise pas la citation dans l'ouvrage.

  4. Source complémentaire Source indirecte
    Je ne suis pas pour la femme-objet, au contraire j'aime bien [...] - Pierre Desproges
    Dico-citations
    Localisation : citation n°5422
    Ce que cette source établit

    Reproduit la formulation normalisée avec « ne bouge pas » et l'attribue à Pierre Desproges en la rattachant à Les étrangers sont nuls, sans donner accès au passage original.

Signification & explications

De la surface au sens profond

Signification en une phrase

La phrase détourne l’expression « femme-objet » en une plaisanterie sur la paresse et l’inversion des rôles.

Contresens à éviter

La citation ne constitue pas une définition sérieuse de l’égalité entre femmes et hommes.

Elle repose sur un trait d’humour à double tranchant, qui peut aussi reconduire ce qu’il prétend renverser.

Sens littéral de la citation

Signification directe

Le locuteur affirme ne pas être favorable à l’idée d’une femme réduite à un objet. Il enchaîne pourtant avec une blague : il aime ne pas bouger lui-même, ce qui laisse entendre que la femme ferait l’effort à sa place.

Explication des mots/expressions clés

  • « femme-objet » : expression qui désigne la réduction d’une femme à son apparence ou à sa disponibilité.
  • « au contraire » : annonce un retournement ironique.
  • « c’est moi qui ne bouge pas » : formule qui renverse l’immobilité vers le locuteur pour produire l’effet comique.

Sens profond de la citation

La plaisanterie repose sur une inversion : le corps immobile n’est plus celui de la femme, mais celui de l’homme qui parle. Ce déplacement n’efface pas la question de l’objectification ; il en fait le matériau d’un humour grinçant.

La phrase montre comment une formule militante peut être récupérée pour provoquer. Elle laisse au lecteur la tâche de décider si le retournement désamorce le cliché ou le prolonge.

Lectures possibles

▸ Lecture 1: comprendre : le propos joue sur le décalage entre une déclaration de principe et une chute volontairement égoïste.

▸ Lecture 2: analyser : il met en scène la facilité avec laquelle un discours respectable peut être détourné par l’humour.

▸ Lecture 3: réfléchir : il invite à distinguer le rire provoqué par la formule de l’adhésion à ce qu’elle feint d’affirmer.

Quand et comment l'utiliser ?

Contextes, effet produit et précautions

Contextes d’utilisation

La formule s’adresse plutôt à un public adulte habitué aux registres satiriques.

Elle peut éclairer une discussion sur les limites du second degré, le sexe et la représentation des femmes.

Son emploi demande d’expliciter le procédé de retournement, car la chute peut être reçue au premier degré.

Elle n’est pas adaptée à un contexte où l’on attend une parole de soutien ou une position politique claire.

Effet produit

Cette phrase peut être citée pour analyser l’humour provocateur et les détournements de formules féministes.

Elle fonctionne dans un contexte où le second degré est partagé.

Mieux vaut éviter de l’utiliser pour minimiser une expérience réelle de sexisme ou pour lancer une plaisanterie sans cadre.

Usages associés : Illustration orale Débat

Pourquoi cette citation sur l’humour touche ?

Thèmes, morale et impact émotionnel

Le renversement comique ne supprime pas toujours le stéréotype qu’il manipule. L’humour mérite d’être entendu avec sa part d’ambiguïté.

Thèmes de la citation

Cette citation touche aux thèmes de l’humour, des rapports de genre et de la provocation.

Elle met en circulation une expression liée à l’objectification pour mieux en dévier le sens apparent.

Elle ouvre vers les questions de réception : qui rit, de quoi, et à quel prix ?

Sa tension principale réside dans l’ambivalence entre critique du cliché et exploitation du cliché.

Impact émotionnel et culturel

La phrase surprend par son changement brutal de direction.

Le rire naît du décalage entre une expression chargée et une confession de paresse très concrète.

Cette efficacité comique s’accompagne d’un malaise possible, qui explique sa persistance dans les discussions sur l’humour et le sexisme.

Elle rappelle la tradition française de la satire qui cherche moins à rassurer qu’à faire grincer.

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À propos

Langue

fr

Mise en ligne

25 Février 2026

Dernière modification

9 Septembre 2026