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Origine collective · Formulation exacte
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Origine et source de la citation

Origine collective · Formulation exacte · 95/100

Cette formule relève d’une origine collective documentée : elle appartient à la Bible, dans Job 36:21, sous la forme française de la traduction Louis Segond de 1910. Le verset se situe dans le discours d’Élihu, qui avertit Job de ne pas se laisser entraîner vers le mal sous l’effet de la souffrance.

Job 36:21 dans la Louis Segond 1910 reproduit exactement la formulation publiée : « Garde-toi de te livrer au mal, Car la souffrance t’y dispose. » La référence identifie précisément le passage et la traduction.

La comparaison des versions de Job 36:21 retrouve cette même formulation en Louis Segond 1910 et permet de distinguer les variantes proposées par d’autres traductions françaises.

Conclusion : l’origine biblique collective est documentée, et la formulation diffusée correspond exactement à Job 36:21 dans la traduction Louis Segond 1910.

Sources documentaires 2

Références utilisées pour établir l'origine et l'attribution de cette citation.

  1. Preuve principale Source de référence
    Job 36:21 — Louis Segond 1910
    Bible / traduction Louis Segond 1910
    Localisation : Job 36:21
    Ce que cette source établit

    Reproduit exactement la formulation enregistrée et l’identifie comme Job 36:21 dans la traduction Louis Segond 1910.

  2. Source complémentaire Source de référence
    Job 36:21 — comparaison des versions
    YouVersion
    Localisation : Job 36:21, LSG et autres traductions
    Ce que cette source établit

    Confirme la même formulation en Louis Segond 1910 et documente les variantes de traduction du même verset.

Signification & explications

De la surface au sens profond

Signification en une phrase

Le verset biblique avertit que la souffrance fragilise le cœur humain et peut pousser à choisir le mal, d'où l'appel à rester vigilant dans l'épreuve.

Contresens à éviter

La phrase ne déclare pas que la souffrance rend l’homme coupable ou mauvais par nature ; elle avertit seulement que la douleur peut incliner vers des actes mauvais.

Elle ne justifie pas le mal commis sous prétexte de souffrance : la mise en garde rappelle précisément la nécessité de résister à cette pente.

Le propos ne condamne pas la souffrance elle-même ; il met en garde contre la manière dont une blessure intérieure peut pousser quelqu’un à répondre par le mal.

Sens littéral de la citation

Signification directe

La phrase recommande de ne pas se laisser entraîner vers le mal lorsque l’on souffre. Elle affirme que la souffrance peut disposer une personne à des actes mauvais, sans l’y contraindre.

Explication des mots/expressions clés

  • garde-toi : protège-toi, reste vigilant.
  • te livrer au mal : abandonner sa conduite à des actes ou à des intentions nuisibles.
  • la souffrance t’y dispose : la douleur rend cette dérive plus probable.

Sens profond de la citation

La souffrance apparaît comme un moment de fragilité où la blessure peut chercher une issue dans la violence ou l’amertume. La vigilance demandée est une forme de protection intérieure.

Le texte place la liberté morale au cœur de l’épreuve : la douleur pèse, mais elle ne décide pas seule de la conduite.

Lectures possibles

Lecture 1 : Constat

La phrase associe souffrance et mal dans un même mouvement intérieur : la douleur peut préparer le terrain à des gestes destructeurs. Un cœur blessé, irrité ou humilié trouve plus facilement une justification pour frapper, tromper ou se venger. Le texte décrit une mécanique morale simple : la douleur accumulée pousse parfois l’homme vers des actions qu’il n’aurait pas envisagées dans un état paisible.

Lecture 2 : Orientation

L’avertissement commence par un impératif clair : “garde-toi”. La vigilance doit porter précisément sur les moments où la souffrance échauffe l’âme : colère, rancune, désir de réparation brutale. Le croyant est invité à surveiller ses réactions lorsque la blessure intérieure apparaît, afin que la douleur subie ne devienne pas mal commis.

Interprétation 3 (réflexive) La phrase invite chacun à observer ce qui se passe en lui lorsque la souffrance frappe. Un homme peut découvrir qu’une blessure nourrit peu à peu une inclination vers la dureté, la vengeance ou l’endurcissement du cœur. Le texte pousse à reconnaître cette pente intérieure pour choisir un autre chemin que celui où la douleur engendre le mal.

Quand et comment l'utiliser ?

Contextes, effet produit et précautions

Contextes d’utilisation

Cette parole convient surtout à un échange sur la tentation, la douleur morale ou le risque de laisser une blessure nourrir un mauvais choix.

Dans un cadre pastoral, éducatif ou spirituel, elle devient juste lorsqu’elle aide à nommer un basculement intérieur : la souffrance n’excuse pas le mal, mais elle peut y rendre plus vulnérable.

Mieux vaut l’employer avec prudence face à une personne éprouvée, car une citation de ce type peut sembler accuser celui qui souffre au lieu de reconnaître d’abord son fardeau et sa fatigue.

Son usage est particulièrement pertinent dans une culture biblique où le mal engage la responsabilité humaine, mais il faut l’accompagner d’écoute, de compassion et d’un appel concret à ne pas laisser la douleur devenir une porte ouverte à la faute.

Effet produit

Cette phrase peut être rappelée lorsqu’une épreuve pousse à répondre par la rancune, l’humiliation ou la vengeance.

Elle aide à nommer le risque sans nier la réalité de la douleur.

Son emploi doit rester bienveillant : elle ne doit jamais faire porter à une personne souffrante la responsabilité de ce qu’elle subit.

Pourquoi cette citation sur la souffrance touche ?

Thèmes, morale et impact émotionnel

La souffrance explique une tentation de nuire, mais elle ne lui donne pas raison. Préserver sa conduite dans l’épreuve protège aussi de ce que la douleur pourrait déformer.

Thèmes de la citation

Cette parole s’inscrit pleinement dans le thème du mal, non comme réalité abstraite, mais comme acte vers lequel une souffrance peut incliner.

Elle ouvre aussitôt vers une autre question, plus intérieure : que devient une blessure quand elle n’est pas maîtrisée, sinon une porte entrouverte à la vengeance, à l’endurcissement ou à la faute ?

Le texte touche aussi au thème de la vigilance morale : le danger ne vient pas seulement du dehors, il surgit au moment même où la douleur cherche une issue.

En arrière-plan apparaissent des sujets voisins, étroitement liés : la maîtrise de soi, l’épreuve, la responsabilité personnelle, la manière dont un cœur atteint choisit ou refuse de répondre par le mal.

Impact émotionnel et culturel

La formule serre d’emblée le cœur : la souffrance n’y apparaît pas comme une excuse, mais comme une pente dangereuse qui peut pousser vers le mal.

Sa force de mémorisation tient au heurt entre deux mots lourds, souffrance et mal, liés par le verbe dispose, plus inquiétant qu’un simple conseil moral.

Le tour impératif, “Garde-toi”, donne à l’ensemble la densité d’un avertissement bref, presque proverbial, que l’on retient facilement parce qu’il vise un moment de fragilité très concret.

Dans une culture marquée par la sagesse biblique, cette phrase résonne comme une mise en garde universelle : la blessure intérieure peut fausser les actes, et la vigilance devient alors une forme de protection spirituelle et humaine.

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Langue

fr

Mise en ligne

25 Février 2026

Dernière modification

17 Septembre 2026