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Après trois jours, l'on s'ennuie de femme, d'hôte et de pluie.

Statut attribution : Attribution incorrecte
Attribution finalement identifiée : Proverbe français
Mise en ligne : 25 Février 2026 · Mise à jour : 4 Septembre 2026
Publié : 25/02/2026 · Mis à jour : 04/09/2026

Ne pas attribuer cette phrase à cet auteur. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Origine et source de la citation

Attribution réfutée · Variante attestée · 5/100

Cette citation ne doit pas être attribuée à Gandhi. Elle correspond à une variante d’un proverbe français attesté au XIXe siècle, avant la naissance de Gandhi en 1869.

Le Littré, à l’article « jour », donne directement : « Après trois jours, sa femme, un hôte et de la pluie sont trois choses dont on s’ennuie. » La version publiée ici raccourcit cette formulation, mais en conserve clairement la structure et le sens.

La notice du Catalogue collectif de France confirme les métadonnées de l’édition originale du Dictionnaire de la langue française, publiée entre 1863 et 1872. Le CNRTL date de 1867 le fascicule contenant l’article concerné, ce qui situe cette attestation avant Gandhi.

Conclusion : l’attribution à Gandhi est incorrecte ; l’origine rétablie est un proverbe français attesté au XIXe siècle, dont la formulation publiée est une variante.

Sources documentaires 3

Références utilisées pour établir l'origine et l'attribution de cette citation.

  1. Preuve principale Source de référence
    Littré — jour
    Émile Littré 1867
    Localisation : Article « jour », section Proverbes
    Ce que cette source établit

    Reproduit directement le proverbe « Après trois jours, sa femme, un hôte et de la pluie sont trois choses dont on s’ennuie ». La formulation enregistrée en est une variante raccourcie.

  2. Première attestation repérée Source de référence
    Référence bibliographique Littré 1863–1872
    CNRTL 1867
    Localisation : Datation des fascicules : I–mandat = 1867
    Ce que cette source établit

    Permet de dater à 1867 le fascicule contenant l’article « jour » (lettre J), donc l’attestation consultée du proverbe. Cette datation porte sur le fascicule du dictionnaire.

  3. Source complémentaire Source de référence
    Dictionnaire de la langue française, par É. Littré
    Catalogue collectif de France (BnF) 1863-1872
    Localisation : Notice bibliographique de l’édition originale
    Ce que cette source établit

    Confirme les métadonnées de l’édition originale du Littré, publiée à Paris chez Hachette entre 1863 et 1872; n’établit pas à elle seule le passage.

Signification & explications

De la surface au sens profond

Signification en une phrase

La présence prolongée, même aimée ou accueillie, finit par peser quand elle dépasse la juste mesure.

Contresens à éviter

La phrase ne condamne pas la femme, l’hôte ou la pluie en eux-mêmes.

Le contresens serait d’y lire un mépris général, alors qu’elle vise surtout la lassitude née de la durée.

Elle parle moins des personnes que de la mesure nécessaire dans toute présence.

Sens littéral de la citation

Signification directe

La phrase associe trois réalités — une femme, un hôte et la pluie — dont la présence devient lassante après trois jours.

Elle dit concrètement qu’une compagnie, une visite ou un mauvais temps supportés trop longtemps finissent par fatiguer.

Explication des mots/expressions clés

  • Après trois jours : durée brève mais suffisante pour faire naître l’ennui ou l’impatience.
  • femme, hôte et pluie : trois présences différentes, intime, sociale et naturelle, réunies par leur capacité à devenir pesantes.
  • on s’ennuie : on se lasse, on perd le plaisir initial de la présence ou de la situation.

Sens profond de la citation

La pluie, l’hôte et la présence aimée deviennent les figures d’un même excès : ce qui reste trop longtemps perd son charme.

La citation rappelle que la valeur d’une présence tient aussi à sa durée, à son rythme, à la respiration laissée à chacun.

Lectures possibles

▸ Lecture 1: comprendre : la phrase constate que certaines présences agréables au départ deviennent pénibles lorsqu’elles durent trop longtemps.

▸ Lecture 2: analyser : elle souligne la nécessité de la mesure dans les relations, l’hospitalité et la vie quotidienne.

▸ Lecture 3: réfléchir : elle invite à regarder avec humour la fragilité de la patience humaine face à ce qui se répète.

Quand et comment l'utiliser ?

Contextes, effet produit et précautions

Contextes d’utilisation

La citation convient à un échange sur l’hospitalité, la vie commune ou les limites de la patience.

Elle parlera surtout à un public sensible aux proverbes courts, aux formules ironiques et aux observations de mœurs.

Mieux vaut éviter de l’utiliser contre une personne précise, car l’effet pourrait devenir blessant.

Dans un texte, elle fonctionne bien pour introduire l’idée de juste distance, de rythme social ou de saturation quotidienne.

Effet produit

Cette citation peut servir à évoquer avec humour une visite qui s’éternise, une cohabitation fatigante ou une situation répétitive.

Elle produit un effet vif, légèrement ironique, utile dans un contexte familier ou conversationnel.

À employer avec prudence, car la formulation peut paraître rude si elle vise directement une personne.

Pourquoi cette citation sur le désir touche ?

Thèmes, morale et impact émotionnel

Même ce qui plaît fatigue quand la mesure disparaît.

La présence juste sait aussi partir à temps.

Thèmes de la citation

La citation se rattache au thème de la mesure dans les relations humaines.

Elle ouvre vers la question de l’hospitalité : accueillir, oui, mais sans effacer le besoin d’espace.

Elle touche aussi au temps, car la durée transforme la perception d’une même présence.

Sous son ton ironique, elle interroge la frontière entre attachement, obligation sociale et lassitude.

Impact émotionnel et culturel

La formule frappe par son rythme ternaire : femme, hôte, pluie.

Son humour sec crée une gêne légère, mêlée de reconnaissance, car chacun connaît la fatigue des présences trop longues.

Elle a une couleur proverbiale nette, fondée sur l’observation domestique et la brièveté mordante.

Sa mémorisation tient à l’association inattendue entre l’intime, le social et le temps qu’il fait.

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25 Février 2026

Dernière modification

4 Septembre 2026