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Le lièvre appartient à celui qui le prend.

Statut attribution : Attribution incorrecte
Attribution finalement identifiée : Tradition proverbiale bretonne
Mise en ligne : 25 Février 2026 · Mise à jour : 4 Septembre 2026
Publié : 25/02/2026 · Mis à jour : 04/09/2026

Ne pas citer cette formule sous cette origine. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Origine et source de la citation

Rattachement réfuté · Traduction attestée · 0/100

Proverbe généralement rattaché à la tradition turque.

Sources documentaires 3

Références utilisées pour établir l'origine et l'attribution de cette citation.

  1. Preuve principale Source primaire
    Proverbes et Dictons de la Basse-Bretagne (Lavarou Koz a Vreiz Izel)
    L.-F. Sauvé 1873-1875
    Localisation : Revue Celtique, vol. 2, p. 375, n° 598
    Ce que cette source établit

    Le recueil donne directement le breton « Ar c’had ’zo d’ann neb he fak » et sa traduction française « À qui l’attrape le lièvre appartient ». La citation enregistrée en est une reformulation syntaxique fidèle.

  2. Source complémentaire Source de référence
    Paremiologia catalana comparada digital — « La llebre és de qui l'alça… »
    PCCD
    Localisation : 56 occurrences, 42 variantes; première citation signalée en 1759
    Ce que cette source établit

    Documente une famille catalane ancienne et très proche autour de la propriété du lièvre capturé ou levé, avec une première citation signalée en 1759. Cela montre que le motif proverbial dépasse une seule tradition nationale.

  3. Élément contradictoire Source secondaire
    L’enseignement des proverbes dans une classe de langue
    Nur Özge Töre 2007
    Localisation : Mémoire de master, Marmara Üniversitesi, p. 239
    Ce que cette source établit

    Dans une comparaison français-turc, la thèse place « Le lièvre appartient à celui qui le prend » sous « Fr » et donne comme équivalent turc « Av vuranın / atanın değil alanındır / yetenindir ». Elle ne traite donc pas la formulation française comme un proverbe turc littéral.

Signification & explications

De la surface au sens profond

Signification en une phrase

Une chance ou un bien revient à celui qui agit concrètement pour le saisir, non à celui qui le regarde passer.

Contresens à éviter

Le proverbe ne justifie pas de prendre ce qui appartient déjà à autrui.

Il ne célèbre pas la rapacité.

Il vise l’occasion disponible que seule l’action permet d’obtenir.

Sens littéral de la citation

Signification directe

Le proverbe dit que le lièvre appartient à celui qui parvient à le prendre.

Dans une scène de chasse, ce n’est pas l’intention, la parole ou le désir qui compte, mais la capture effective.

Explication des mots/expressions clés

  • le lièvre : animal rapide, difficile à attraper, qui représente aussi une occasion à saisir.
  • appartient : indique la possession obtenue après l’action.
  • celui qui le prend : désigne celui qui agit et réussit à saisir ce qui était disponible.

Sens profond de la citation

Le lièvre symbolise l’occasion vive, rapide, qui échappe à ceux qui hésitent trop longtemps.

Le geste de prendre représente le passage entre désir et possession, entre possibilité et réalité.

La citation donne une leçon de pragmatisme : ce qui compte, dans certains moments, c’est l’acte qui saisit avant que l’objet ne disparaisse.

Lectures possibles

▸ Lecture 1: comprendre : le proverbe valorise l’action concrète plutôt que la simple intention.

▸ Lecture 2: analyser : il rappelle qu’une occasion n’appartient à personne tant qu’elle n’a pas été saisie.

▸ Lecture 3: réfléchir : il invite à distinguer le droit rêvé, la plainte ou la prétention du résultat réellement obtenu.

Quand et comment l'utiliser ?

Contextes, effet produit et précautions

Contextes d’utilisation

Elle convient à un public sensible aux proverbes d’action, de chasse ou de décision.

Dans un cadre entrepreneurial ou sportif, elle peut illustrer l’importance de conclure plutôt que de seulement espérer.

Son usage demande de bien poser la limite morale : agir ne veut pas dire confisquer ou voler.

Elle fonctionne surtout lorsque l’objet en jeu est ouvert à tous et dépend d’une initiative claire.

Effet produit

Cette citation peut servir à encourager une décision rapide face à une opportunité professionnelle, personnelle ou matérielle.

Elle donne une tonalité directe, presque combative.

Elle doit être évitée si la situation implique un droit, une injustice ou une concurrence déloyale.

Pourquoi cette citation sur l’action touche ?

Thèmes, morale et impact émotionnel

L’occasion ne suffit pas : il faut la saisir.

Le lièvre revient à la main qui agit, non au regard qui attend.

Thèmes de la citation

Le thème principal est l’action, vue comme condition de possession et de réussite.

Le proverbe touche aussi à l’occasion, à la rapidité, à la décision et au mérite pratique.

Il ouvre vers des questions proches : quand faut-il saisir sa chance, que vaut une intention sans geste, comment agir sans franchir la limite de l’avidité ?

Dans ce thème, il rappelle que certaines opportunités n’attendent pas ceux qui se contentent de les désirer.

Impact émotionnel et culturel

La formule possède une énergie sèche, presque physique : on voit le lièvre courir et la main qui le saisit.

Sa force de mémorisation vient de cette image rapide et concrète.

Elle résonne avec une culture proverbiale du terrain, où l’expérience prime sur les grands discours.

Le lecteur y reçoit une incitation nette à passer du souhait à l’acte.

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À propos

Langue

fr

Mise en ligne

25 Février 2026

Dernière modification

4 Septembre 2026