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Origine et source de la citation

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William Shakespeare est bien à l’origine de cette citation dans Le Marchand de Venise ; le passage anglais est attesté dès le First Folio de 1623, et la formulation française relève d’une traduction du XIXe siècle.

L’édition du First Folio de 1623 donne, à l’acte I, scène I, dans une réplique de Gratiano : « They loose it that doe buy it with much care ». Cette attestation directe établit l’origine shakespearienne du passage.

La traduction de François-Victor Hugo publiée en 1872 donne « c’est la perdre que l’acheter par trop de soucis ». La citation enregistrée, « C'est perdre la vie que de l'acheter par trop de soucis », en est une variante française très proche, avec l’ajout de « la vie ».

Conclusion : l’attribution à Shakespeare et au Marchand de Venise est vérifiée ; la formulation française exacte est une variante d’une traduction attestée.

Sources documentaires 2

Références utilisées pour établir l'origine et l'attribution de cette citation.

  1. Preuve principale Source de référence
    Le Marchand de Venise (trad. Hugo)
    William Shakespeare; traduction François-Victor Hugo 1872
    Localisation : Acte I, scène I, réplique de Gratiano
    Ce que cette source établit

    Montre directement la formulation française « c’est la perdre que l’acheter par trop de soucis », traduction fidèle du passage anglais.

  2. Première attestation repérée Source de référence
    The Merchant of Venice (Folio 1, 1623)
    William Shakespeare 1623
    Localisation : Act 1, scene 1, lines 81-84
    Ce que cette source établit

    Édition de référence du First Folio montrant directement « They loose it that doe buy it with much care », forme originale du passage.

Signification & explications

De la surface au sens profond

Signification en une phrase

Trop se tourmenter pour préserver sa vie revient déjà à l’abîmer, car les soucis en dévorent la valeur.

Contresens à éviter

La phrase ne condamne pas toute prudence.

Le contresens serait d’y voir un appel à l’insouciance totale.

Elle vise l’excès de soucis, quand la protection de la vie finit par l’étouffer.

Sens littéral de la citation

Signification directe

La phrase affirme qu’on perd sa vie lorsqu’on cherche à la conserver au prix de trop nombreux soucis.

Concrètement, une existence dominée par l’inquiétude cesse d’être pleinement vécue, même si elle se prolonge.

Explication des mots/expressions clés

  • perdre la vie : ne pas seulement mourir, mais manquer la vie vivante.
  • l’acheter : obtenir ou préserver quelque chose en payant un prix.
  • trop de soucis : excès d’inquiétudes, de prudences ou de peurs qui épuisent l’existence.

Sens profond de la citation

La vie apparaît comme un bien qu’on peut acheter trop cher, jusqu’à perdre ce qu’on voulait sauver.

Les soucis deviennent une monnaie sombre : plus on les dépense pour se protéger, moins il reste de joie à vivre.

Lectures possibles

▸ Lecture 1: comprendre : la phrase dit qu’une vie protégée au prix d’une inquiétude constante devient déjà une vie perdue.

▸ Lecture 2: analyser : elle critique l’excès de précaution, lorsque la peur de souffrir empêche de vivre.

▸ Lecture 3: réfléchir : elle invite à mesurer le prix intérieur que l’on paie pour vouloir tout contrôler.

Quand et comment l'utiliser ?

Contextes, effet produit et précautions

Contextes d’utilisation

La citation convient aux textes sur l’inquiétude, la peur, la santé mentale, la prudence ou l’art de vivre.

Elle s’adresse à un public sensible aux formules classiques et aux réflexions sur l’équilibre intérieur.

Dans une conversation, elle peut aider à distinguer prévoyance raisonnable et tourment destructeur.

Il faut éviter de l’utiliser pour minimiser des difficultés concrètes : elle parle d’un excès, non d’une faiblesse.

Effet produit

Cette citation peut servir à rappeler qu’une inquiétude permanente peut ruiner le plaisir de vivre.

Elle produit un effet de mise en garde, utile dans un contexte de stress, de peur excessive ou de recherche de contrôle.

À employer avec délicatesse face à une anxiété réelle, pour ne pas transformer la souffrance en reproche.

Pourquoi cette citation sur l’anxiété touche ?

Thèmes, morale et impact émotionnel

Vivre ne consiste pas seulement à durer.

Une vie trop payée en soucis perd une part de sa lumière.

Thèmes de la citation

Le thème principal est la vie, envisagée sous l’angle du souci et de la peur.

La citation ouvre vers l’équilibre entre prudence et liberté, sécurité et joie, durée et intensité.

Elle rappelle que l’existence ne se mesure pas seulement au fait de survivre.

Sa question centrale demeure simple : que reste-t-il de la vie quand l’inquiétude prend toute la place ?

Impact émotionnel et culturel

La formule frappe par son paradoxe : on peut perdre la vie en voulant l’acheter.

Elle suscite une émotion lucide, parfois inconfortable, car elle vise nos peurs les plus quotidiennes.

Sa force mémorielle tient à l’image du prix payé en soucis.

Culturellement, elle rejoint les maximes qui opposent durée biologique et qualité d’existence.

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Langue

fr

Mise en ligne

25 Février 2026

Dernière modification

5 Septembre 2026