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Mais moi, vivre à Paris ! Eh ! Qu'y voudrais-je faire, je ne sais ni tromper, ni feindre, ni mentir ; et, quand je le pourrais, je n'y puis consentir.

Mise en ligne : 25 Février 2026 · Mise à jour : 14 Septembre 2026
Publié : 25/02/2026 · Mis à jour : 14/09/2026

Origine et source de la citation

Attribution confirmée · Variante attestée · 95/100

Cette citation est bien attribuée à Nicolas Boileau-Despréaux, mais la formulation diffusée est une variante modernisée d’un passage de la Satire I, attestée dès 1666.

Le texte de la Satire I, aux vers 42-45, donne : « Mais moi, vivre à Paris ! Eh ! qu’y voudrois-je faire ? / Je ne sais ni tromper, ni feindre, ni mentir, / Et, quand je le pourrois, je n’y puis consentir. »

La version publiée modernise essentiellement « voudrois » en « voudrais » et « pourrois » en « pourrais ». Le fac-similé de l’édition de 1872, p. 89, reproduit le même passage dans son contexte.

Conclusion : l’attribution à Nicolas Boileau-Despréaux est confirmée, mais la formulation diffusée est une variante orthographiquement modernisée de la Satire I.

Sources documentaires 2

Références utilisées pour établir l'origine et l'attribution de cette citation.

  1. Preuve principale Source de référence
    Boileau - Œuvres poétiques/Satires/Satire I
    Nicolas Boileau-Despréaux
    Localisation : Satire I, vers 42-45
    Ce que cette source établit

    Le passage apparaît directement dans la Satire I. La citation modernise seulement l’orthographe de « voudrois » et « pourrois ».

  2. Source complémentaire Source de référence
    Œuvres poétiques, édition 1872
    Nicolas Boileau-Despréaux 1872
    Localisation : p. 89
    Ce que cette source établit

    Le fac-similé de l’édition de 1872 reproduit le même passage dans son contexte.

Signification & explications

De la surface au sens profond

Signification en une phrase

La phrase oppose la droiture personnelle aux usages d’un monde où tromper, feindre et mentir semblent nécessaires pour vivre.

Contresens à éviter

La citation ne doit pas être lue comme une vérité générale sur une ville réelle.

Elle met en scène un contraste moral entre sincérité et artifice social.

Sens littéral de la citation

Signification directe

Le locuteur refuse de vivre à Paris parce qu’il ne sait ni tromper, ni feindre, ni mentir, et parce qu’il ne consentirait pas à le faire même s’il en était capable.

Explication des mots/expressions clés

  • vivre à Paris : lieu présenté comme un espace social exigeant des habiletés de dissimulation.
  • tromper, feindre, mentir : trois formes de fausseté dans les relations.
  • je n’y puis consentir : refus moral, plus profond qu’une simple incapacité.

Sens profond de la citation

Paris devient ici le symbole d’un monde brillant mais moralement suspect, où la sincérité paraît désarmée.

Le refus du locuteur trace une frontière intérieure : mieux vaut rester soi-même que gagner une place au prix du mensonge.

Lectures possibles

▸ Lecture 1: comprendre : La citation exprime le refus de s’adapter à un milieu jugé faux.

▸ Lecture 2: analyser : Elle oppose l’intégrité personnelle aux stratégies sociales de paraître.

▸ Lecture 3: réfléchir : Elle invite à se demander jusqu’où l’on accepte de changer pour réussir ou appartenir à un milieu.

Quand et comment l'utiliser ?

Contextes, effet produit et précautions

Contextes d’utilisation

Cette citation s’adresse à un public sensible aux dilemmes entre sincérité et réussite sociale.

Elle peut servir dans un texte sur l’hypocrisie, les milieux mondains ou la fidélité à soi.

Il faut éviter de l’utiliser comme attaque littérale contre une ville ou un groupe.

Sa force vient du refus moral, non du décor géographique.

Effet produit

On peut l’utiliser pour défendre une position d’intégrité face à un environnement jugé hypocrite.

Elle produit un effet noble, légèrement théâtral.

Elle convient à un contexte littéraire, moral ou satirique, mais doit être maniée sans caricature trop directe.

Pourquoi cette citation sur l’honnêteté touche ?

Thèmes, morale et impact émotionnel

Mieux vaut renoncer à une place que l’obtenir en trahissant sa droiture.

Thèmes de la citation

Le thème principal est celui de l’intégrité.

La citation rejoint les questions de sincérité, de mensonge, de conformité sociale et de courage moral.

Elle montre que certains milieux peuvent exiger plus d’adaptation que la conscience n’en accepte.

Dans ce thème, le refus devient une manière de rester fidèle à soi-même.

Impact émotionnel et culturel

La phrase produit une impression de fierté droite et de solitude morale.

Elle marque par l’énumération « tromper, feindre, mentir ».

Sa résonance classique tient au conflit entre vertu personnelle et corruption du monde.

Le lecteur y entend la voix de quelqu’un qui préfère l’exil symbolique à la compromission.

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fr

Mise en ligne

25 Février 2026

Dernière modification

14 Septembre 2026