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Citations d’Eschyle

DramaturgePoète -525–-456Grecque Théâtre

Des citations autour de bonheur, courage, avec leur sens et les preuves de leur attribution.

8 citations22 thèmesDécouvrir l’auteur ↓
Portrait de Eschyle
Crédits

File:Aeschylusathens.jpg

Créateur : Tilemachos Efthimiadis

https://www.flickr.com/photos/telemax/5710524254

CC BY-SA 2.0

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Les citations

8 citations

Eschyle Origine collective Variante attestée
En clair

La citation invite à affronter les revers avec courage et à conserver une disposition d’esprit constructive.

Cette formule relève d’une origine collective. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette formule relève d’une origine proverbiale française, et non d’une attribution personnelle à Eschyle. La première attestation documentée ici remonte à 1643, sous la variante ancienne « faictes contre fortune bon coeur ».

La Base historique du vocabulaire français relève cette occurrence dans L’Entretien des musiciens d’A. Gantez, page 42, et l’inscrit dans l’histoire de l’expression « faire contre (mauvaise) fortune bon cœur ».

Les Dictionnaires d’autrefois enregistrent aussi « Faire contre mauvaise fortune, contre fortune bon coeur » comme locution figurée. L’Internaute évoque un rattachement traditionnel à Plaute, mais ce lien reste indirect pour la formulation française et ne soutient pas Eschyle.

Conclusion : l’origine est collective et proverbiale ; une variante française est attestée dès 1643, sans appui documentaire pour une attribution personnelle à Eschyle.

La citation ne demande pas de nier la souffrance ni de faire semblant que tout va bien. Elle met l’accent sur l’attitude adoptée face à une difficulté réelle.

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Eschyle Vérification en cours
En clair

La discipline crée les conditions concrètes qui rendent le succès possible.

L’attribution à cet auteur reste à vérifier.

Sources et niveau de preuve

La discipline ne garantit pas à elle seule chaque réussite.

La formule ne justifie ni l’épuisement ni l’obsession du résultat.

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Eschyle Attribution réfutée Formulation non retrouvée
En clair

La citation dénonce avec ironie la tentation de compenser son propre sentiment d’échec en diminuant le bonheur de ceux qui réussissent.

Ne pas attribuer cette phrase à cet auteur. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Sources et niveau de preuve · 20/100

Niveau de Preuve 20/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation ne doit pas être attribuée à Eschyle. Les sources conservées la rattachent à Robert de Flers, mais aucun passage d’une œuvre précise n’a été retrouvé directement.

Ouest-France Citations reproduit exactement la phrase sous le nom de Robert de Flers, sans donner d’œuvre ni de date. Une publication du Département du Calvados l’inclut également parmi les propos de l’écrivain, sans préciser son origine textuelle.

La notice de l’Académie française confirme l’identité et l’activité littéraire de Flers, mais ne contient pas cette citation. Une compilation de citations l’attribue aussi à Flers juste après une entrée distincte d’Eschyle, ce qui peut expliquer l’erreur d’auteur.

Conclusion : l’attribution à Eschyle est incorrecte ; les sources rétablissent l’origine vers Robert de Flers, sans permettre de localiser la phrase dans une œuvre déterminée.

La phrase est satirique : elle ne conseille évidemment pas de gâcher le bonheur des autres. Elle caricature un mécanisme de jalousie ou de ressentiment.

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Eschyle Attribution réfutée Formulation non retrouvée
En clair

La citation affirme paradoxalement que les qualités nous rapprochent des autres, tandis que nos défauts donnent à chacun son relief singulier.

Ne pas attribuer cette phrase à cet auteur. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Sources et niveau de preuve · 20/100

Niveau de Preuve 20/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation ne doit pas être attribuée à Eschyle. Les sources disponibles la rattachent à Paul Léautaud et plusieurs l’associent à son Journal littéraire, sans qu’un passage précis ait été localisé dans une édition de l’œuvre.

La page de La langue française consacrée au mot « domaine » reproduit la formule sous le nom de Paul Léautaud et mentionne le Journal littéraire. Elle ne fournit toutefois ni date d’entrée, ni volume, ni page permettant une vérification directe.

Une notice sur l’histoire éditoriale du Journal littéraire confirme que sa publication a commencé en 1954 au Mercure de France, sans attester cette phrase. Une occurrence datée du 30 octobre 2010 montre par ailleurs la circulation exacte de la formule, sans nom d’auteur.

Conclusion : l’attribution à Eschyle est incorrecte ; les sources disponibles rattachent la formule à Paul Léautaud, mais son emplacement précis dans une source primaire reste non établi.

La citation ne conseille pas de cultiver ses vices et ne prétend pas que les qualités sont sans valeur. Elle force le contraste pour souligner que les imperfections sont souvent plus distinctives, non qu’elles soient moralement supérieures.

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Eschyle Attribution réfutée Formulation non retrouvée
En clair

Celui qui refuse toute retenue personnelle finit souvent par imposer son comportement et son inconfort aux autres.

Ne pas attribuer cette phrase à cet auteur. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Sources et niveau de preuve · 20/100

Niveau de Preuve 20/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation ne doit pas être attribuée à Eschyle. Les sources conservées la rattachent à Diane de Beausacq et à son recueil Maximes de la vie, sans que le passage ait été vérifié directement dans l’ouvrage.

DicoCitations reproduit exactement « Qui ne se gêne pas gêne autrui » sous le nom de Diane de Beausacq et l’associe à Maximes de la vie (1883). Cette attribution reste indirecte, car la page ne montre pas la maxime dans le livre.

La notice HathiTrust confirme l’autrice, le titre, l’éditeur P. Ollendorff et une troisième édition revue de 1884. Une autre compilation reprend la même formule sous le nom de Diane de Beausacq et la rattache également au recueil.

Conclusion : l’attribution à Eschyle est incorrecte ; les sources rétablissent l’origine vers Diane de Beausacq, tout en laissant non vérifiée la présence exacte de la maxime dans l’ouvrage.

La citation ne demande pas de s’effacer constamment ni de sacrifier tous ses besoins. Elle rappelle plutôt qu’une absence totale de considération pour les autres produit elle-même de la gêne.

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Eschyle Attribution réfutée Traduction attestée
En clair

Une idée réexaminée après le premier élan est souvent plus prudente et mieux jugée.

Ne pas attribuer cette phrase à cet auteur. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Sources et niveau de preuve · 10/100

Niveau de Preuve 10/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation ne doit pas être attribuée à Eschyle : les sources la rattachent à Euripide, dans Hippolyte porte-couronne, aux vers 435-436, datés de 428 av. J.-C. La formule française est une traduction abrégée du grec « κἀν βροτοῖς αἱ δεύτεραί πως φροντίδες σοφώτεραι ».

L’article de Georges Soury cite ce passage d’Euripide sous la forme « chez les mortels les secondes pensées sont peut-être les plus sages » et le localise précisément dans l’Hippolyte. Il s’agit d’une source savante secondaire, non d’un fac-similé du texte antique.

Une étude universitaire reproduit le grec et une traduction concordante. Bartlett donne également une version anglaise proche sous Euripide, Hippolytus.

Conclusion : l’attribution à Eschyle est incorrecte ; l’origine documentée est Euripide, et la formulation diffusée correspond à une traduction abrégée du passage attesté.

Toute seconde pensée n’est pas automatiquement meilleure, et réfléchir davantage peut parfois nourrir l’indécision. La citation valorise le réexamen lucide, non l’hésitation sans fin.

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Eschyle Attribution réfutée Traduction attestée
En clair

La citation affirme que des principes identiques peuvent devenir des outils opposés selon les habitudes, intérêts et usages de ceux qui les invoquent.

Ne pas attribuer cette phrase à cet auteur. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Sources et niveau de preuve · 5/100

Niveau de Preuve 5/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation ne doit pas être attribuée à Eschyle. Son origine documentée est Friedrich Nietzsche, dans Jenseits von Gut und Böse (Par-delà bien et mal), publié en 1886 ; la formulation française est une traduction du passage allemand.

La transcription allemande de référence localise directement le texte au quatrième chapitre, aphorisme 77. Le passage correspond au sens et à la structure de la citation française, ce qui permet d’identifier précisément son origine.

La traduction anglaise de Project Gutenberg, publiée en 1907, situe indépendamment le même passage au chapitre IV, aphorisme 77. Elle confirme l’œuvre et le numéro du fragment, sans être la source de la formulation française.

Conclusion : l’attribution à Eschyle est incorrecte ; l’origine est rétablie vers Friedrich Nietzsche, dont l’aphorisme 77 est à l’origine de cette traduction française.

La phrase ne dit pas que tous les principes sont inutiles ou hypocrites. Elle souligne que leur sens pratique dépend de l’interprétation et de l’usage qu’en font les individus.

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Eschyle Attribution réfutée Formulation exacte
En clair

La vertu vaut par elle-même et laisse une estime qui peut survivre à celui qui la pratique.

Ne pas attribuer cette phrase à cet auteur. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Sources et niveau de preuve · 0/100

Niveau de Preuve 0/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation ne doit pas être attribuée à Eschyle : elle est directement attestée chez Baltasar Gracián, dans Oráculo manual y arte de prudencia (1647), connu en français sous le titre L’Homme de cour, à la maxime 300.

Le texte intégral de L’Homme de cour reproduit exactement la phrase à la maxime CCC, page 185 du PDF. Cette source primaire établit directement Gracián comme auteur de la formulation française traditionnelle et fournit la première attestation explicitement signalée ici.

Une notice consacrée à l’ouvrage reprend la même citation sous le nom de Gracián. Un article de L’Expression l’attribue également à Baltasar Gracián, en contradiction avec l’auteur actuellement publié.

Conclusion : l’attribution à Eschyle est incorrecte ; l’origine est rétablie au profit de Baltasar Gracián, avec une attestation directe dans L’Homme de cour, maxime 300.

La citation ne garantit pas qu’une personne vertueuse sera effectivement célèbre après sa mort. Elle exprime une idée morale sur la valeur durable de la conduite, non une promesse de renommée.

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L’auteur derrière les mots

L’univers de Eschyle

Eschyle est un dramaturge grec de l’Antiquité, considéré comme l’un des fondateurs de la tragédie classique.

Auteur de pièces majeures comme L’Orestie et Les Perses, il introduit une dimension dramatique et morale nouvelle au théâtre grec.

Les citations d’Eschyle traversent les siècles par leur puissance tragique et leur réflexion sur le destin et la justice.

La biographie éclaire l’univers de l’auteur. Elle ne constitue pas, à elle seule, une preuve d’attribution d’une citation.

Comment lire les statuts et le score ?

Le niveau de preuve mesure la force des éléments documentaires. Ce n’est pas une probabilité. Le score ne remplace jamais le verdict d’attribution.

Confirmée / probable
Les éléments soutiennent le rattachement, avec un degré de confirmation différent.
Incertaine / origine non établie
Les éléments ne permettent pas de confirmer l’attribution.
Réfutée
Le dossier écarte ce rattachement. Ne le reprenez pas comme une origine confirmée.
Collective
L’origine relève d’une transmission collective. Cela ne confirme pas une tradition ou un pays précis.
Vérification en cours
Le dossier d’attribution n’est pas finalisé. L’absence de score n’est pas un score nul.

Et la formulation ?

Une formulation exacte, une traduction, une variante et une paraphrase ne s’utilisent pas de la même manière. Une paraphrase est une reformulation documentée, pas un verbatim.

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