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Niveau de preuve
Attribution réfutée · Formulation exacte
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L'avarice est comme le feu, plus on y met de bois, plus il brûle.

Statut attribution : Attribution incorrecte
Attribution finalement identifiée : Proverbe français
Mise en ligne : 25 Février 2026 · Mise à jour : 12 Septembre 2026
Publié : 25/02/2026 · Mis à jour : 12/09/2026

Ne pas attribuer cette phrase à cet auteur. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Origine et source de la citation

Attribution réfutée · Formulation exacte · 5/100

Cette citation ne doit pas être attribuée à Karl Marx : la formulation exacte est documentée comme une comparaison proverbiale française. La première attestation enregistrée dans les sources retenues remonte à 1842.

Le dictionnaire de Pierre-Marie Quitard, à l’entrée « avarice », reproduit exactement : « L’avarice est comme le feu, plus on y met de bois, plus il brûle. » Quitard la présente comme une comparaison proverbiale et signale un parallèle chez Sénèque, sans l’attribuer à Marx.

La notice de Wikisource confirme les métadonnées de l’ouvrage de Quitard, publié à Paris en 1842. Cette notice identifie le recueil mais n’est pas, à elle seule, la preuve du passage.

Conclusion : l’attribution à Karl Marx est incorrecte ; l’origine rétablie est celle d’un proverbe français, exactement attesté chez Quitard en 1842.

Sources documentaires 2

Références utilisées pour établir l'origine et l'attribution de cette citation.

  1. Preuve principale Source de référence
    Dictionnaire étymologique, historique et anecdotique des proverbes et des locutions proverbiales de la langue française
    Pierre-Marie Quitard 1842
    Localisation : Entrée « avarice », p. 85
    Ce que cette source établit

    Reproduit exactement « L’avarice est comme le feu, plus on y met de bois, plus il brûle » et la présente comme comparaison proverbiale; indique aussi un parallèle chez Sénèque, sans attribuer la formule française à Marx.

  2. Source complémentaire Source de référence
    Dictionnaire des proverbes (Quitard)
    Wikisource édition originale 1842
    Localisation : Notice de l’ouvrage; P. Bertrand, Paris, 1842
    Ce que cette source établit

    Confirme le titre, l’auteur, l’éditeur et la date 1842 de l’ouvrage dans lequel la formule est directement consultable; cette notice bibliographique ne constitue pas à elle seule la preuve du passage.

Signification & explications

De la surface au sens profond

Signification en une phrase

L’avarice s’alimente elle-même : plus on nourrit le désir de posséder, plus il devient insatiable.

Contresens à éviter

La citation ne condamne pas toute prudence matérielle.

Elle vise l’accumulation qui se renforce au lieu de s’apaiser.

Le bois n’éteint pas le feu : il l’aggrave.

Sens littéral de la citation

Signification directe

La phrase compare l’avarice à un feu que l’on nourrit avec du bois.

Chaque ajout, loin de calmer la flamme, la rend plus forte et plus dévorante.

Explication des mots/expressions clés

  • l’avarice : l’attachement excessif à ce que l’on possède ou veut accumuler.
  • le feu : une force qui grandit quand on lui donne de quoi brûler.
  • plus on y met de bois : plus on donne prise au désir de garder ou d’obtenir, plus ce désir réclame encore davantage.

Sens profond de la citation

Le feu figure une passion qui paraît contrôlable, mais qui prend de l’ampleur dès qu’on la nourrit.

L’avarice devient alors moins un simple défaut qu’un foyer intérieur capable d’assécher le jugement et la liberté.

Lectures possibles

▸ Lecture 1: comprendre : l’avare ne se rassasie pas en accumulant ; il rend son besoin plus vif.

▸ Lecture 2: analyser : la possession peut fonctionner comme une dépendance, avec une demande toujours renouvelée.

▸ Lecture 3: réfléchir : la citation interroge le moment où ce que l’on croit maîtriser commence à nous consumer.

Quand et comment l'utiliser ?

Contextes, effet produit et précautions

Contextes d’utilisation

Cette citation s’adresse à un public qui réfléchit aux excès de possession, de consommation ou de contrôle.

Dans un texte moral ou social, elle donne une image immédiatement lisible.

Il faut éviter de l’employer contre une personne simplement prévoyante ou économe.

Son efficacité vient de la simplicité de l’image : le bois, le feu, la brûlure.

Effet produit

On peut l’utiliser pour parler d’argent, de pouvoir ou de toute envie qui grandit avec la satisfaction.

Elle produit un effet net, presque proverbial.

Elle convient mieux à une critique de l’excès qu’à une remarque sur la simple économie.

Pourquoi cette citation sur l’argent touche ?

Thèmes, morale et impact émotionnel

Nourrir une avidité ne la calme pas ; cela lui donne plus de flammes.

Thèmes de la citation

Le thème principal est l’avarice, entendue comme désir d’accumulation sans terme.

La citation rejoint les questions de mesure, de dépendance et de rapport à l’argent.

Elle ouvre aussi vers une réflexion plus large sur les désirs qui grandissent lorsqu’on leur obéit.

Son noyau reste simple : certaines flammes ne demandent qu’à être privées de bois.

Impact émotionnel et culturel

L’image du feu frappe par sa clarté et sa vigueur.

Elle donne à l’avarice une dimension inquiétante, active, presque dangereuse.

La formule reste facile à mémoriser parce qu’elle suit une logique concrète.

Elle résonne avec les proverbes qui décrivent les passions comme des forces qu’on nourrit malgré soi.

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fr

Mise en ligne

25 Février 2026

Dernière modification

12 Septembre 2026