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Rattachement réfuté · Traduction attestée
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Chacun préfère son intérêt à celui du prochain.

Statut attribution : Attribution incorrecte
Attribution finalement identifiée : Proverbe latin (attesté chez Térence)
Mise en ligne : 25 Février 2026 · Mise à jour : 12 Septembre 2026
Publié : 25/02/2026 · Mis à jour : 12/09/2026

Ne pas citer cette formule sous cette origine. Le dossier contient des éléments contradictoires à consulter.

Origine et source de la citation

Rattachement réfuté · Traduction attestée · 5/100

Cette citation ne doit pas être attribuée à Proverbe anglais. L’origine documentée est latine : une sentence proverbiale est attestée chez Térence dans Andria, pièce datée de 166 av. J.-C.

L’édition numérique des Adagia de Paolo Manuzio cite Térence : « Omnes sibi esse melius malle, quam alteri », introduit comme un dicton courant. « Chacun préfère son intérêt à celui du prochain » en constitue une traduction française resserrée, non une citation littérale.

Une étude sur les parémies chez Térence confirme la nature proverbiale du passage. Odysseum date pour sa part Andria de 166 av. J.-C., ce qui corrobore le contexte chronologique.

Conclusion : l’attribution anglaise est incorrecte ; l’origine latine, attestée chez Térence, est rétablie, et la formulation française est une traduction condensée de la sentence ancienne.

Sources documentaires 3

Références utilisées pour établir l'origine et l'attribution de cette citation.

  1. Preuve principale Source de référence
    Adagia — « Omnes sibi melius esse malunt, quam alteri »
    Paolo Manuzio XVIe siècle
    Localisation : Commentaire citant Térence, Andria
    Ce que cette source établit

    L'édition numérique CAMENA cite directement Térence : « Verum illud verbum est, vulgo quod dici solet, / Omnes sibi esse melius malle, quam alteri ». Elle établit que la sentence est latine et déjà présentée comme proverbiale chez Térence.

  2. Source complémentaire Source secondaire
    Las paremias en Terencio
    María José Brañes González 2003
    Localisation : Discussion d'Andria 427
    Ce que cette source établit

    L'étude parémiologique cite « Omnis sibi malunt melius esse quam alteri (An. 427) » et la traduit comme la préférence de chacun pour son propre bien. Elle confirme la nature proverbiale du passage.

  3. Source complémentaire Source secondaire
    Térence : repères biographiques, répertoire des œuvres
    Odysseum — Ministère de l'Éducation nationale
    Localisation : Notice sur Andria
    Ce que cette source établit

    Date Andria de 166 av. J.-C. et la présente comme la première comédie de Térence. Cette source confirme la datation de l'attestation, non le passage à elle seule.

Signification & explications

De la surface au sens profond

Signification en une phrase

Les êtres humains tendent souvent à défendre leur propre intérêt avant celui des autres.

Contresens à éviter

La phrase ne dit pas que tout humain serait incapable de générosité.

Elle ne justifie pas l’égoïsme.

Elle décrit une tendance qu’il faut reconnaître pour pouvoir la dépasser.

Sens littéral de la citation

Signification directe

La phrase affirme que chacun met généralement son avantage personnel avant celui d’autrui.

Le « prochain » désigne ici l’autre personne, voisine, proche ou simplement semblable.

Explication des mots/expressions clés

  • chacun : tout individu, pris dans son comportement ordinaire.
  • préfère son intérêt : choisit ce qui l’avantage ou le protège.
  • celui du prochain : le bien, le besoin ou l’avantage d’autrui.

Sens profond de la citation

L’intérêt personnel devient une force de gravité qui ramène souvent les décisions vers soi.

Le prochain représente l’exigence morale de sortir de ce centre.

La citation oppose donc le réflexe de conservation à la difficulté concrète de l’altruisme.

Lectures possibles

▸ Lecture 1: comprendre : le proverbe constate une tendance humaine à privilégier ce qui sert directement soi-même.

▸ Lecture 2: analyser : il décrit une limite de la solidarité lorsque les intérêts personnels sont en jeu.

▸ Lecture 3: réfléchir : il invite à regarder lucidement ses choix avant de se croire naturellement désintéressé.

Quand et comment l'utiliser ?

Contextes, effet produit et précautions

Contextes d’utilisation

Le proverbe convient aux discussions sur la politique, l’argent, le travail ou les relations de voisinage.

Il parle à un public confronté aux tensions entre avantage individuel et bien commun.

Dans une conversation morale, il peut servir de rappel réaliste sans condamner toute solidarité.

Il faut éviter de l’employer comme une excuse cynique au manque d’entraide.

Sa justesse tient à l’équilibre entre lucidité et exigence.

Effet produit

Cette citation peut servir à analyser une décision, une négociation ou un conflit d’intérêts.

Elle produit un effet de lucidité, parfois un peu désabusé.

Il vaut mieux l’utiliser pour comprendre un comportement que pour excuser une injustice.

Pourquoi cette citation sur la société touche ?

Thèmes, morale et impact émotionnel

Reconnaître son intérêt personnel est le premier pas pour ne pas en devenir prisonnier.

Thèmes de la citation

Le thème principal est l’intérêt personnel.

La citation rejoint les questions d’égoïsme, de solidarité et de bien commun.

Elle interroge la part de calcul présente dans nos choix ordinaires.

Dans une réflexion sur la morale sociale, elle rappelle que l’altruisme commence là où le simple avantage cesse de commander.

Impact émotionnel et culturel

La phrase a une résonance sobre, presque désenchantée.

Elle touche parce qu’elle met des mots simples sur un comportement souvent observé.

Sa forme directe la rend mémorable, sans image spectaculaire.

Elle peut provoquer un sourire amer ou une prise de conscience.

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Langue

fr

Mise en ligne

25 Février 2026

Dernière modification

12 Septembre 2026