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Origine et source de la citation

Attribution probable · Formulation retrouvée · 75/100

Cette citation est probablement attribuable à Jean-Paul Sartre, et sa formulation est retrouvée dans une source secondaire qui la renvoie précisément à Cahiers pour une morale. La première attestation enregistrée est rattachée à l’édition Gallimard de 1983, p. 180.

Dans La violence institutionnelle de Myriam Lagraula-Fabre, publié en 2005, la formule est citée à la p. 23, note 43, avec un renvoi explicite à J.-P. Sartre, Cahiers pour une morale, Gallimard, 1983, p. 180. Cette source localise le passage sans constituer l’édition de Sartre elle-même.

abc-citations reproduit la citation complète et la rattache au même ouvrage, apportant une corroboration indirecte de la formulation.

Conclusion : l’attribution à Jean-Paul Sartre reste probable ; la formulation est retrouvée et précisément référencée par une source secondaire.

Sources documentaires 2

Références utilisées pour établir l'origine et l'attribution de cette citation.

  1. Preuve principale Source secondaire
    La violence institutionnelle
    Myriam Lagraula-Fabre 2005
    Localisation : p. 23, n. 43
    Ce que cette source établit

    L'ouvrage universitaire reprend la formule « choix délibéré d'atteindre la fin par n'importe quel moyen » et la référence explicitement à J.-P. Sartre, Cahiers pour une morale, Gallimard, 1983, p. 180. La source donne donc un locator précis vers le texte de Sartre.

  2. Source complémentaire Source indirecte
    abc-citations — Jean-Paul Sartre
    Localisation : Entrée rattachée à Cahiers pour une morale
    Ce que cette source établit

    Reproduit exactement la citation complète et l'attribue à Cahiers pour une morale. Source de citations indirecte, utilisée seulement comme corroboration de la formulation complète.

Signification & explications

De la surface au sens profond

Signification en une phrase

La citation souligne que la violence n’est pas un simple outil, mais une décision qui accepte de sacrifier toute limite morale pour atteindre un but.

Contresens à éviter

La citation ne dit pas seulement que la violence est mauvaise parce qu’elle fait mal.

Le contresens serait de la réduire à une condamnation abstraite de la force.

Elle vise surtout le mécanisme moral qui autorise tout au nom d’une fin jugée prioritaire.

Sens littéral de la citation

Signification directe

La phrase distingue la violence d’un moyen ordinaire que l’on choisirait parmi d’autres pour parvenir à une fin.

Elle affirme que recourir à la violence revient à choisir d’avance que le but visé pourra être atteint sans égard pour les moyens employés.

Explication des mots/expressions clés

  • la violence : usage de la force, de la contrainte ou de la brutalité pour imposer une volonté.
  • un moyen parmi d’autres : un procédé possible, comparable à d’autres options ; la citation refuse cette banalisation.
  • la fin : le résultat recherché, l’objectif que l’on veut atteindre.
  • par n’importe quel moyen : expression qui marque l’abandon des limites, des scrupules et des règles qui devraient encadrer l’action.

Sens profond de la citation

La violence apparaît ici comme un seuil franchi, non comme un outil posé sur la table des options.

Elle symbolise le moment où la fin cesse d’être discutée avec les moyens et commence à les absorber.

La phrase met en garde contre la tentation de justifier l’irréparable au nom d’un résultat attendu.

Derrière la rigueur de la formulation, une question demeure ouverte : que reste-t-il d’un but lorsqu’il exige l’abandon de toute limite ?

Lectures possibles

▸ Lecture 1: comprendre : la phrase dénonce l’idée que la violence serait seulement une méthode efficace, neutre ou interchangeable avec d’autres formes d’action.

▸ Lecture 2: analyser : choisir la violence transforme déjà le rapport au but, car la fin n’est plus poursuivie dans certaines limites, mais placée au-dessus de toute retenue.

▸ Lecture 3: réfléchir : la citation invite à interroger la responsabilité de celui qui agit : un objectif jugé juste peut perdre sa valeur si l’on accepte de tout lui sacrifier.

Quand et comment l'utiliser ?

Contextes, effet produit et précautions

Contextes d’utilisation

La formule s’adresse à un public capable de réfléchir aux liens entre action, responsabilité et morale politique.

Elle peut servir dans un essai, un débat philosophique, une analyse historique prudente ou une réflexion sur les conflits sociaux.

Dans un contexte militant, elle oblige à examiner la frontière entre résistance, contrainte et brutalité délibérée.

La précaution essentielle consiste à ne pas l’utiliser comme une réponse automatique à toute situation de force.

Bien employée, elle donne de la densité à une discussion sur les moyens légitimes et les limites que l’action ne devrait pas franchir.

Effet produit

Cette citation peut être utilisée pour discuter d’un conflit, d’une stratégie politique, d’un rapport de pouvoir ou d’une décision prise sous pression.

Elle aide à déplacer la question : non pas seulement « le but est-il bon ? », mais « que sommes-nous prêts à accepter pour l’atteindre ? ».

Elle convient particulièrement lorsqu’un discours présente la brutalité comme une simple nécessité pratique.

Son emploi demande de ne pas effacer la complexité des situations extrêmes, où la contrainte, la défense ou l’urgence peuvent brouiller les jugements.

Usages associés : Discours Méditation Introduction Conclusion Débat

Pourquoi cette citation sur le choix touche ?

Thèmes, morale et impact émotionnel

Un but ne justifie pas tout ce qu’on fait en son nom.

Le choix des moyens révèle déjà la valeur réelle de la fin poursuivie.

Thèmes de la citation

Le thème principal est celui de la violence, envisagée non comme accident mais comme choix moral et politique.

La citation rejoint la question classique des rapports entre la fin et les moyens : jusqu’où peut-on aller pour atteindre ce que l’on croit juste ?

Elle ouvre aussi vers la responsabilité individuelle, car l’acteur ne peut pas se cacher entièrement derrière l’objectif poursuivi.

Le thème de la liberté apparaît en creux : choisir la violence, c’est choisir un certain rapport aux autres et aux limites.

La phrase garde sa force parce qu’elle oblige à juger une action non seulement par son résultat espéré, mais par la manière dont elle traite les êtres et les règles.

Impact émotionnel et culturel

La phrase produit un effet de lucidité froide : elle arrache la violence au vocabulaire commode de l’efficacité.

Son rythme repose sur l’opposition entre « moyen parmi d’autres » et « n’importe quel moyen », ce qui rend la formule nette et mémorable.

Elle peut troubler le lecteur parce qu’elle ne s’arrête pas au geste violent ; elle remonte à la décision qui l’autorise.

Dans une culture politique marquée par les débats sur la fin et les moyens, elle résonne comme une mise en garde contre les justifications trop rapides.

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Langue

fr

Mise en ligne

25 Février 2026

Dernière modification

18 Septembre 2026