En clair
La poésie naît d’une veille intérieure constante, d’un esprit qui ne dort jamais tout à fait.
Sources et niveau de preuve · 90/100
Niveau de Preuve 90/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.
René Char est bien crédité de « La poésie vit d'insomnie perpétuelle », rattachée à Les Dentelles de Montmirail ; l’attribution est fortement étayée, mais la date et l’édition de première attestation ne sont pas directement établies ici.
Une reproduction de Les Dentelles de Montmirail donne la phrase exactement dans le texte. Elle confirme la formulation et son contexte, tout en restant une reproduction en ligne plutôt qu’une édition originale contrôlée.
L’étude de Jean Starobinski, publiée en 1968, cite elle aussi la formule et la rattache à Les Dentelles de Montmirail. Cultivons-nous confirme sa circulation sous le nom de Char, avec un rattachement plus large à La Parole en archipel.
Conclusion : l’attribution à René Char est fortement étayée ; l’origine éditoriale précise demeure toutefois partiellement documentée faute de consultation directe d’une édition de référence.
La citation ne parle pas seulement d’un manque de sommeil réel.
Elle évoque surtout une veille intérieure, une attention continue.
Le contresens serait de réduire la poésie à une fatigue nerveuse.