En clair
Endormir les peuples consiste à émousser leur vigilance avant de pouvoir les soumettre.
Sources et niveau de preuve · 100/100
Niveau de Preuve 100/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.
Cette citation est bien attribuée à Jean-Paul Marat. Elle figure dans Les chaînes de l’esclavage, ouvrage attesté dès 1774, au début du développement « Du pouvoir du temps » consacré à l’assoupissement politique des peuples.
Une reproduction de l’édition de l’an I contient exactement : « Pour enchaîner les peuples, on commence par les endormir. » Le passage est donc directement attesté dans une reproduction du texte de Marat.
Une autre numérisation de l’ouvrage confirme la même formulation dans le même contexte. Le Dictionnaire Larousse reprend également la phrase sous le nom de Jean-Paul Marat, comme corroboration distincte.
Conclusion : l’attribution à Jean-Paul Marat est confirmée, et la formulation publiée est attestée exactement dans Les chaînes de l’esclavage.
Jean-Paul Marat, « Les chaînes de l’esclavage »
Formulation originale documentée
Pour enchaîner les peuples, on commence par les endormir. Les chaînes de l’esclavage · Jean-Paul Marat · 1774 / édition 1792 · PDF Macrocosme, chapitre « Du pouvoir du temps »
Reproduction du texte de Marat, édition de l’an I; contient exactement la phrase et son contexte immédiat sur l'oubli des lois et l'endormissement des peuples.
Consulter la source ↗Marat · Jean-Paul Marat / Internet Archive-Wikimedia Commons · 1774 / numérisation 2015 · PDF, début « Les chaînes de l’esclavage, du pouvoir du temps »
Numérisation ancienne du texte où le passage apparaît dans le même contexte; confirme la formulation exacte.
Consulter la source ↗Définitions : endormir · Larousse · Rubrique citations avec « endormir »
Référence lexicographique donnant exactement la citation et l'attribution à Jean-Paul Marat; ne donne pas le contexte complet.
Consulter la source ↗Recherche par formulation exacte, fragments et auteur; aucune attribution alternative significative trouvée. Les sources consultées convergent sur Jean-Paul Marat et « Les chaînes de l’esclavage ».
La phrase ne dit pas que tout calme social cache une manœuvre de domination.
Elle n’invite pas non plus à soupçonner chaque personne ou chaque institution.
Elle met en garde contre la passivité durable devant ce qui restreint peu à peu la liberté.