Citation +Mieux comprendre la citation
Aller aux citations

Comprendre · Vérifier · Transmettre

Citations de Jean-Paul Marat

JournalisteRévolutionnaireMédecin 1743–1793Française PolitiqueJournalisme & médiasHistoire

Des citations autour de action, domination, avec leur sens et les preuves de leur attribution.

4 citations9 thèmesDécouvrir l’auteur ↓
Portrait de Jean-Paul Marat
Crédits

File:Jean-Paul Marat - portrait peint par Joseph Boze.jpg

Créateur : Joseph Boze

[1]

Public domain

Public domain

Modifications : recadrage carré, redimensionnement et conversion WebP par Citations+.

Source et conditions sur Wikimedia Commons ↗

Les citations

4 citations

Jean-Paul Marat Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

Endormir les peuples consiste à émousser leur vigilance avant de pouvoir les soumettre.

Sources et niveau de preuve · 100/100

Niveau de Preuve 100/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation est bien attribuée à Jean-Paul Marat. Elle figure dans Les chaînes de l’esclavage, ouvrage attesté dès 1774, au début du développement « Du pouvoir du temps » consacré à l’assoupissement politique des peuples.

Une reproduction de l’édition de l’an I contient exactement : « Pour enchaîner les peuples, on commence par les endormir. » Le passage est donc directement attesté dans une reproduction du texte de Marat.

Une autre numérisation de l’ouvrage confirme la même formulation dans le même contexte. Le Dictionnaire Larousse reprend également la phrase sous le nom de Jean-Paul Marat, comme corroboration distincte.

Conclusion : l’attribution à Jean-Paul Marat est confirmée, et la formulation publiée est attestée exactement dans Les chaînes de l’esclavage.

Jean-Paul Marat, « Les chaînes de l’esclavage »

Formulation originale documentée

Pour enchaîner les peuples, on commence par les endormir.
Preuve principale

Les chaînes de l’esclavage · Jean-Paul Marat · 1774 / édition 1792 · PDF Macrocosme, chapitre « Du pouvoir du temps »

Reproduction du texte de Marat, édition de l’an I; contient exactement la phrase et son contexte immédiat sur l'oubli des lois et l'endormissement des peuples.

Consulter la source ↗
Source complémentaire

Marat · Jean-Paul Marat / Internet Archive-Wikimedia Commons · 1774 / numérisation 2015 · PDF, début « Les chaînes de l’esclavage, du pouvoir du temps »

Numérisation ancienne du texte où le passage apparaît dans le même contexte; confirme la formulation exacte.

Consulter la source ↗
Source complémentaire

Définitions : endormir · Larousse · Rubrique citations avec « endormir »

Référence lexicographique donnant exactement la citation et l'attribution à Jean-Paul Marat; ne donne pas le contexte complet.

Consulter la source ↗

Recherche par formulation exacte, fragments et auteur; aucune attribution alternative significative trouvée. Les sources consultées convergent sur Jean-Paul Marat et « Les chaînes de l’esclavage ».

La phrase ne dit pas que tout calme social cache une manœuvre de domination.

Elle n’invite pas non plus à soupçonner chaque personne ou chaque institution.

Elle met en garde contre la passivité durable devant ce qui restreint peu à peu la liberté.

Ouvrir le dossier de vérification →
Jean-Paul Marat Attribution confirmée Formulation exacte
En clair

Les plus petits ressorts peuvent déclencher ou orienter des effets beaucoup plus vastes qu’eux.

Sources et niveau de preuve · 100/100

Niveau de Preuve 100/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette phrase appartient à Jean-Paul Marat, dans Les Chaînes de l’esclavage. Le dossier la localise mot pour mot à la page 92 de la reproduction diffusée par Macrocosme, qui reprend le texte de l’édition de l’an I : « Quelquefois les plus petits ressorts font mouvoir les plus grandes machines. » Le passage est rattaché à une réflexion sur les moyens d’action du pouvoir et les réactions du peuple.

La chronologie de l’œuvre doit être distinguée de celle du libellé français. La notice de L’Histoire par l’image consacrée à Marat indique une publication anglaise en 1774, puis française en 1792. La date de 1774 ne constitue donc pas, à elle seule, une attestation de cette phrase en français. Le Larousse, aux entrées « machine » et « ressort », reproduit également le texte exact et le rattache au même auteur et au même ouvrage.

Conclusion : l’attribution à Jean-Paul Marat est confirmée et la formulation française exacte est attestée dans Les Chaînes de l’esclavage. L’histoire éditoriale commence en anglais en 1774 ; le texte français documenté ici relève de l’édition française de l’an I, donnée comme publiée en 1792.

La phrase ne dit pas que toute petite cause produit un grand effet.

Elle ne nie pas non plus le rôle des autres pièces de la machine.

La nuance « quelquefois » invite à chercher les leviers réels plutôt qu’à surestimer n’importe quel détail.

Ouvrir le dossier de vérification →
Jean-Paul Marat Attribution confirmée Variante attestée
En clair

La liberté de parole empêche les puissants de monopoliser l’action, car une fois exprimée, la vérité peut se défendre publiquement.

Sources et niveau de preuve · 100/100

Niveau de Preuve 100/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Jean-Paul Marat développe cette idée dans Dénonciation à la nation, contre M. Malouet, pamphlet publié en 1790.

La transcription disponible sur Wikisource donne exactement la première phrase, puis poursuit : « Quand il est permis de tout dire, la vérité parle toujours et son triomphe est assuré ». La citation enregistrée présente donc une variante en remplaçant « parle toujours » par « parle d’elle-même ».

Wikiquote rattache ces passages à l’édition de l’Imprimerie de Marat et indique les pages iv-v ; cette localisation provient de cette source secondaire. Une étude consacrée à la dénonciation chez Marat reprend également la première formule.

Conclusion : l’attribution à Marat et au pamphlet de 1790 est fortement étayée, mais le texte enregistré comporte une variante documentée.

La phrase ne prétend pas que toute parole prononcée est vraie.

Elle ne dispense pas non plus chacun de répondre de ce qu’il affirme.

Son point central est le refus d’un pouvoir qui voudrait agir sans pouvoir être publiquement contredit.

Ouvrir le dossier de vérification →
Jean-Paul Marat Attribution confirmée Variante attestée
En clair

La liberté y est présentée comme un ordre qu’il faudrait instaurer par la violence.

Sources et niveau de preuve · 95/100

Niveau de Preuve 95/100. Ce score mesure la force des preuves documentaires, pas une probabilité.

Cette citation est bien attribuée à Jean-Paul Marat, sous une variante légèrement différente. La formulation de référence conservée est « C'est par la violence qu'on doit établir la liberté », tandis que la version publiée emploie « que l’on ».

Le Dictionnaire Larousse donne cette variante sous le nom de Marat et la rattache à L’Ami du peuple, 1792. Cette référence soutient l’attribution, sans constituer elle-même le périodique primaire.

Une étude philologique consacrée à Marat examine aussi un contexte rapporté dans Le Moniteur, XVI, p. 76, et souligne les précautions nécessaires pour reconstruire exactement le propos. Dico-Citations reprend la même attribution et la même source générale.

Conclusion : l’attribution à Jean-Paul Marat est confirmée ; la formulation publiée est une variante attestée de la phrase documentée.

Jean-Paul Marat, formule rapportée dans L'Ami du peuple / Le Moniteur, 1792-1793

Formulation originale documentée

C'est par la violence qu'on doit établir la liberté.
Preuve principale

Définitions : liberté, libertés · Larousse · Rubrique citations, entrée Jean-Paul Marat

Référence lexicographique donnant la variante « C'est par la violence qu'on doit établir la liberté », attribuée à Jean-Paul Marat et rattachée à « L'Ami du peuple, 1792 ». Ce n'est pas le périodique primaire.

Consulter la source ↗
Source complémentaire

Marat et la dictature : évidences lexicométriques, précisions philologiques, conceptualisation · Révolution Française · 2009-04-01 · Passages citant Le Moniteur, XVI, p. 76; intervention du 25 septembre 1792

Article philologique donnant le contexte long de la formule et signalant les précautions nécessaires autour de la reconstruction du discours; confirme Marat mais nuance la localisation exacte.

Consulter la source ↗
Source complémentaire

Citations de Jean-Paul Marat · Dico-Citations · Auteur Jean-Paul Marat, première citation

Site de citations reproduisant la même variante et la source « L'Ami du peuple, 1792 »; utile seulement comme attestation indirecte, non comme preuve indépendante forte.

Consulter la source ↗

Recherche par formulation exacte et variantes « que l'on » / « qu'on » avec Marat; aucune attribution alternative significative trouvée. La contradiction relevée est seulement philologique: la citation circule sous une forme courte et les sources secondaires la rattachent tantôt à L'Ami du peuple, tantôt à une intervention rapportée dans Le Moniteur.

La citation exprime une position radicale ; elle ne constitue pas une règle générale ni une justification de la violence.

Elle ne réduit pas la liberté à la domination d’un camp sur un autre.

Il faut la lire comme une affirmation politique qui appelle aussi un examen critique de ses moyens.

Ouvrir le dossier de vérification →

L’auteur derrière les mots

L’univers de Jean-Paul Marat

Jean-Paul Marat est un journaliste et homme politique français, figure radicale de la Révolution française.

Formé à la médecine, il se fait connaître dès 1789 comme rédacteur de L’Ami du peuple, journal dont il fait une tribune influente dans le Paris révolutionnaire.

Ses textes dénoncent les privilèges et défendent les revendications populaires, tout en exprimant une vision particulièrement combative de la vie politique.

Assassiné par Charlotte Corday en 1793, il reste l’un des personnages les plus controversés de son époque.

Les citations de Jean-Paul Marat permettent de saisir la vigueur et les tensions du débat révolutionnaire.

La biographie éclaire l’univers de l’auteur. Elle ne constitue pas, à elle seule, une preuve d’attribution d’une citation.

Prolonger la lecture

De la phrase à l’œuvre

Des œuvres de cet auteur identifiées comme sources principales dans les dossiers publiés.

Comment lire les statuts et le score ?

Le niveau de preuve mesure la force des éléments documentaires. Ce n’est pas une probabilité. Le score ne remplace jamais le verdict d’attribution.

Confirmée / probable
Les éléments soutiennent le rattachement, avec un degré de confirmation différent.
Incertaine / origine non établie
Les éléments ne permettent pas de confirmer l’attribution.
Réfutée
Le dossier écarte ce rattachement. Ne le reprenez pas comme une origine confirmée.
Collective
L’origine relève d’une transmission collective. Cela ne confirme pas une tradition ou un pays précis.
Vérification en cours
Le dossier d’attribution n’est pas finalisé. L’absence de score n’est pas un score nul.

Et la formulation ?

Une formulation exacte, une traduction, une variante et une paraphrase ne s’utilisent pas de la même manière. Une paraphrase est une reformulation documentée, pas un verbatim.

Découvrir notre méthodologie complète →

Copier manuellement

Sélectionnez puis copiez ce texte avec ses réserves et son lien.